• Les splendides photos de Mircea Bezergheanu avec son Olympus E-M1

    olympus_e-m1_II


    L’ancien ambassadeur Nikon a mis fin à sa collaboration avec Nikon, il cherche alors un hybride et cinq jours plus tard il se retrouve avec un Olympus E-M1 II et un équipement complet. A ce moment là il dit : « Pour être honnête, je ne donnais pas trop de chances au nouveau système. Ma pensée conservatrice ne me permettait pas de concevoir qu’un petit capteur puisse être meilleur qu’un grand capteur. »

    Il nous dit aussi ce que l’on entend encore parfois de la part de possesseurs de reflex : « Juste plusieurs mois avant cela, j’étais plein d’ignorance en me moquant et en riant chaque fois que j’entendais parler de systèmes sans miroir. »

    Après avoir testé l’Olympus E-M1 II il à changé d’avis : « Dans l’ensemble, je suis content, maintenant j’ai une solution professionnelle qui me va permette de faire ce que je fais le mieux : des photos ; Aussi bien et le mieux que je peux le faire. L’appareil photo n’est qu’un outil; La seule chose qui compte à la fin est ce qui se cache entre le viseur et l’arrière de votre tête ».

    Pour son test il a utilisé les objectifs suivants :

    • Olympus 8 mm fisheye
    • Olympus 7-14mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 12-40mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 40-150mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 25mm f / 1.2 PRO
    • Olympus 75mm F / 1.8
    • Olympus 12-100mm f / 4 PRO
    • Olympus 300mm f / 4 PRO
    • Olympus 30mm f / 3.5 macro
    • Macro Olympus 60mm f / 2.8


    Je vous ai traduit une partie de son article (en anglais) : « Mes méthodes de test consistent à remettre en question le système pour capturer des photos dans différentes conditions météorologiques, Du gel et de la neige dans les montagnes aux déserts ou aux environnements poussiéreux chauds qui se trouvent dans les volcans des Canaries.En essayant de ne pas comparer ce système avec le précédent, j’étais vraiment curieux de voir quel était l’inconvénient de passer à un système de capteurs plus petit. J’ai été très surpris de constater que, en fait, je gagnais plus et ne perdais rien. Permettez-moi de vous montrer ce que j’ai gagné jusqu’ici … »

    Il insiste sur le système d’empilement d’images à mises au point variables ce qui n’est aucunement possible avec un reflex : »

    Les objectifs suivants supportent l’empilement Focus directement dans le boîtier :

    • Olympus 12-40mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 40-150mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 300mm f / 4 PRO
    • Macro  Olympus 30mm f / 3.5
    • Macro  Olympus 60mm f / 2.8

    Je vous conseille de lire son article et de regarder les photos qu’il a prises, whaouuuu en voilà un qui sait tirer le maximum de son boitier et les images sont carrément splendides, rien que pour le plaisir de l’oeil, je vous donne le lien :

    ► MIRCEA BEZERGHEANU

    L’article est vraiment très intéressant à lire comme à voir et il donne beaucoup d’explications sur les principales qualités du boitier.

    Je ne suis pas sûr que Nikon apprécie son article mais en tout cas il prouve bien que nos hybrides sont largement à la hauteur des reflex. surtout que l’on a le choix de taille des capteurs pour les hybrides entre Panasonic et Olympus en micro 4/3, entre Sony, Fuji et Canon en APS-C et Sony en full frame. Nul doute que son article va faire passer quelques photographes chez Olympus ou vers les autres hybrides.

    Attention, on a là un photographe de génie mais qui est surement sponsorisé par Olympus et la beauté des images est due avant tout au photographe. Ayant moi-même un Olympus j’en connais aussi les défauts et en dehors des menus très fouillis (mais auxquels on fini par d’habituer), il y a sur certaines images quelque chose qui me gêne énormément et peut gâcher une très belle photo : les lisérés blancs sur certains contours. Je pensais que cela aurait été corrigé sur le haut gamme d’Olympus mais en scrutant les image de Mircea Bezergheanu je m’aperçois qu’il n’en est rien, exemple :


    liseres_blancs_0431_600


    En petit ça passe encore mais voilà un crop :


    liseres_blancs_0431_crop


    Pour moi ça c’est insupportable ! Les liserés blancs le long du visage et principalement de la gorge et des bras (sans parler des jambes), c’est pour moi une photo qui partirait direct à la poubelle. Et on retrouve aussi parfois ces liserés blancs sur les paysages par exemple avec la ligne de l’horizon à la limite ciel terre. Ou sur le contour des falaises comme sur cette autre photo de Mircea Bezergheanu :


    e-m1_II  liserés blancs


    Voilà une photo qui aurait pu être superbe et qui est gâchée par ces liserés sur le côté gauche de la photo, grrrrr

    Le crop :

    e-m1_II_crop liserés blancs


    Alors malgré les énormes qualité des boîtiers Olympus je continue de préférer nettement mes hybrides Sony mais c’est juste un avis personnel. Et cela dit il n’y a pas ce genre de souci sur toutes les photos heureusement, mais si je veux vraiment assurer sur une photo que je ne pourrai pas reprendre, je me servirai d’un de mes Sony.



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    Voir aussi (cliquez sur le lien) :

    Olympus OM-D E-M1 II

    Objectifs fixes et zooms pour micro 4/3


  • Un Sony A7s II embarqué sur une navette spatiale


    Sony a annoncé que l’A7sII est le premier boîtier commercial du monde installé à l’extérieur de la Station spatiale internationale.

    Cliquez sur l’image pour voir la vidéo :


    L’appareil photo installé en dehors de la station est commandé à partir de la terre par télécommande et transmet des données d’image.

    Sony a publié aujourd’hui une grande variété de images immersives en 4K (QFHD 3840 × 2160) provenant de l’espace extra-atmosphérique enregistrées par le Sony α7s II. Il s’agit du premier boîtier commercial du monde (au 27 juillet 2017) à être monté à l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS) utilisé pour capturer de la vidéo en 4K.
    Les vidéos montrent les îles japonaises de l’espace extra-atmosphérique avec des images prises pendant le jour et la nuit, montrant ses majestueux pics enneigés et leurs lumières métropolitaines jusque dans les différences de tonalité de couleur. Ceux-ci ont pu être capturés en vertu de la performance en haute sensibilité de l’α7S II ainsi que de la capacité d’enregistrement 4K en haute résolution.

    À la suite de divers tests menés par JAXA, il a été confirmé que l’α7S II possède la durabilité et la fiabilité pour résister à l’environnement unique et impitoyable de l’espace extra-atmosphérique, y compris le vide poussé, le rayonnement cosmique et les fluctuations abruptes de la température.

    L’α7S II a été transporté à l’ISS par le transporteur de fret « KOUNOTORI » qui a été lancé depuis le centre spatial de Tanegashima le 9 décembre 2016 et a ensuite été installé le 8 février 2017. À partir de 400 km au-dessus de la surface de la terre, l’α7S II fait une orbite complète autour de la Terre environ une fois toutes les 90 minutes, enregistrant une variété de vidéos 4K et des images fixes de l’espace extra-atmosphérique.

    Position de l’appareil photo sur l’ISS :

    A7s_II_Space


    L’A7s II a été élu meilleur boîtier dans sa catégorie au prestigieux prix EISA (photo européenne et boitier vidéo 2016-2017)

    L’α7S II bénéficie d’une haute sensibilité jusqu’à 409 600 iso avec une large gamme dynamique lorsqu’il est réglé sur le mode de sensibilité étendu.

    Les vidéos immersives de 4K capturées par l’α7S II ont été diffusées sur le site officiel « α Universe ». L’historique de l’implémentation de l’α7S II sur l’ISS peut également être visualisé sur le site.

    Auparavant, le boîtier attaché au module KIBO était configurée de manière à ce qu’il soit toujours face à la terre, mais nous avons maintenant un montage qui nous permet de passer en 2 axes, ce qui signifie que même lorsque dirigé vers la Terre, nous pouvons encore le déplacer et capturer l’espace. Cette capacité de capturer la Terre et l’espace sous différents angles permet des images qui étaient impossibles jusqu’à maintenant.

    module_JEM_pour_Sony_A7sII


    En 4. on voit le bras articulé.

    1. Module pressurisé
    2. Module de logistique de l’expérience – Section pressurisée
    3. JEM Airlock
    4. Système de manipulation à distance JEM
    5. Installation exposée

    En anglais mais ça vaut le coup rien que pour les images :

    ► Immersive 4K Videos from Space Successfully Captured by α7S II

    Extraits traduit en français :

    - Quels types de tests étaient nécessaires pour pouvoir utiliser la caméra sur la Station spatiale internationale?

    Tout d’abord, nous avons commencé avec des tests pour nous assurer que l’appareil ne fonctionnait pas ou ne se brisait pas à cause des rayonnements cosmiques, et nous avons également testé si cela pouvait fonctionner dans le vide et l’environnement thermique extrême de l’espace. Nous devions nous assurer que cela pourrait résister aux vibrations lors du décollage et de l’utilisation sans causer d’interférences électromagnétiques. 
    En outre, nous avons testé si le boîtier lui-même pouvait tolérer le bruit électrique ou électromagnétique produit par l’autre équipement sur l’ISS, et nous devions également nous assurer qu’il pouvait être contrôlé en douceur du sol et que nous pourrions extraire nos images. Avant que le boîtier n’ait été installée dans l’installation exposée, il a été mis dans le module d’expérience où vivaient les astronautes et travaillaient avec des vêtements ordinaires, de sorte qu’il fallait faire toutes sortes de tests pour s’assurer que rien ne les affecterait.


    - Existe-t-il des dispositifs spéciaux qui facilitent l’utilisation de la caméra dans les circonstances uniques de l’espace?

    Dans cet environnement, si vous pointez l’appareil photo vers le soleil, la lumière du soleil amène progressivement à des températures très élevées. À l’inverse, l’éloigner du soleil provoque une chute des températures extrêmement faible. La différence de température peut être supérieure à 200 degrés C (390 degrés F), donc nous utilisons un radiateur pour faire face à la chaleur et un appareil de chauffage pour le froid afin de rester dans une gamme opérationnelle. 
    Le matériel du boîtier est presque intact. Nous avons effectué beaucoup de tests, mais nous n’avions pratiquement aucun problème. C’est un témoignage de la fiabilité et de la résilience de l’α7S II que nous pourrions utiliser le boîtier tel quel dans cet environnement.


    - Veuillez nous dire comment l’α7S II a été réglé pour l’utilisation dans l’espace extra-atmosphérique.

    Comme il est exploité à distance à partir du sol, nous avons modifié une partie du firmware afin que nous puissions modifier les paramètres de prise de vue via les commandes d’opération. Presque tous les réglages pour l’exposition et d’autres paramètres peuvent être contrôlés à distance. Nous utilisons maintenant le zoom Sony SELP28135G (FE PZ 28-135mm F/4 G OSS, (environ 2 150 €)), et le zoom peut être contrôlé depuis le sol. En outre, comme nous avons maintenant la vidéo 4K, nous pouvons enregistrer un fichier vidéo et le transmettre au sol comme une fonction supplémentaire de l’ensemble du système. De plus, nous disposons d’une alimentation externe car il serait difficile de changer la batterie compte tenu de son emplacement, et l’alimentation peut être activée et désactivée du sol.

    L’objectif utilisé :

    FE_PZ_28-135mm_F4_G_OSS

    C’est Toshitami Ikeda qui a procédé aux tests et études de cette mission.

    Ingénieur principal
    Centre d’opérations et d’intégration de la mission, 
    Direction de la technologie de l’exploration spatiale humaine Agence japonaise d’exploration aérospatiale.

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    Voir aussi (cliquez sur le lien) :

    Sony A7s II, l’oiseau de nuit qui voit encore quand nous on ne voit rien


  • Le Sony A9 et le sport

    sony a9 12800 iso

    12 800 iso !

    Le Sony a9 a fait le buzz peu de temps après son annonce en raison de sa liste de spécifications impressionnantes. Avec une prise de vue en rafale de 20 fps, 693 collimateurs de mise au point automatique et un viseur OLED électronique sans trous noirs du tout en tir continu, Sony a répondu sérieusement à ses performances.

    Je vous avais écrit un article sur ce boîtier qui s’annonce comme un tueur de reflex. On attendait avec impatience les premières images, le Sony tient très bien la route avec son mode rafale à 20 images par seconde, et on sait que prendre des photos sportives en intérieur est un exercice très difficile du fait du manque de lumière et de l’obligation d’avoir une vitesse assez élevée pour avoir une image nette sur des mouvements rapides. La seule solution est donc de monter en sensibilité. Ici le photographe a été obligé de monter à 12 800 iso ! Et pourtant il reste des détails que l’on peut voir sur le fichier en affichage à 100% que vous pouvez voir là :

    sony A9 12800 iso pleine résolution

    La photo de ping pong est source de rage, il est très difficile de saisir la balle sur la photo, pratiquement impossible sans utiliser un mode rafale rapide !


    ping-pong


    On se demande pourquoi le photographe n’a pas ouvert à f/2.8 (ici à f/4) il aurait un flou d’arrière plan plus onctueux et moins présent.

    L’image en pleine résolution :

    ► sony A9 ping-pong pleine résolution


    Hockey sur glace, ça va très vite et pourtant le Sony s’en sort de belle manière sans perdre la mise au point sur le sujet ! :


    hockey


    5000 iso et pourtant une netteté étonnante

    Un petit crop :

    hockey_crop

    Regardez l’image pleine résolution c’est vraiment étonnant :

    ►  sony A9 hockey 5000 iso pleine résolution


    Toutes les images de la galerie (en lien sous les images en pleine résolution) ne sont pas extraordinaires et le fait qu’elles soient prises en intérieur ne donne pas des images très jolies mais le but ici est de vous montrer de quoi est capable l’appareil en situation très difficile d’un sujet en mouvement en faible luminosité, dans les mains d’un bon photographe sportif il doit y avoir le moyen de sortir de très belles images ;-)

    Ne partez pas, regardez les images que je vous donne avec ce dernier lien, vous les verrez en plus grand (sous les photos), il y a de très jolies choses comme celle-ci et les exifs sont indiqués :

    Sony-A9-Image-coureur_dynamique

    Sony A9 + FE 100-400mm f/4.5-5.6 GM OSS @ 400mm, 1/1000, f/5.6, ISO 200

    Notez la dynamique de cette image très difficile à prendre, malgré le peu de contraste, le boitier a parfaitement fait la mise au point et on conserve tous les détails dans les parties sombres de l’image !

    Un crop de l’image ci-dessus :

    Sony-A9-Image-coureur_crop

     

    Malgré la sueur les détails de la peau sont bien visibles. Même les fines veinules de l’oeil pourtant dans l’ombre sont visibles. Pour une photo en mode rafale c’est exceptionnel. L’autofocus de l’A9 avec un débit de 20 images par seconde semble vraiment un modèle du genre.

     

    On aura évidemment pas autant de détails sur l’image suivante puisque l’eau recouvre le visage de la nageuse mais la brillance n’a pas déconcerté l’autofocus de l’appareil.

     

    Sony-A9-Sample-nageuse

    Sony A9 + FE 70-200mm f/2.8 GM OSS @ 198mm, 1/2500, f/2.8, ISO 1250

    L’auteur de ces deux photos et de celles du lien, Nasim Mansurov, est un photographe professionnel basé à Denver, au Colorado note : « Sur la base du nombre de prises de vue capturées par l’A9, il semble que Sony ait réussi à obtenir une vitesse et une précision remarquables grâce à son nouveau système de mise au point automatique. »

    photographylife_exemples d’images


    Je vous donne un autre lien vers la décomposition des mouvements en rafale, les vignettes sont clicables pour voir les photos en plus grand :

    camerajabber_rafales


    A lire aussi l’excellent article  du très sérieux site imaging-ressource (en anglais) avec des exemples pleine résolution d’images de sport  :

    imaging-ressource_Sony_A9_gallery

    Ils sont vraiment très très enthousiastes, une image issue de leur galerie (pas en mode rafale), pour avoir un exemple en image individuelle avec le Sony 24-70mm F2.8 GM focale employée : 49mm, ouverture f/2.8, 1/125s,  500 iso :

    portrait


    et un crop de l’image ci-dessus issu de l’image en pleine résolution :

    portrait_crop


    DPreview est également séduit pas l’A9 : « Le Sony a9 est un chef-d’œuvre de la technologie. Même si vous n’avez pas l’intention de laisser partir 4 500 $ (5 300 € en Europe) pour en acheter un, vous devez admettre que ses spécifications clés sont impressionnantes. Destiné directement aux photographes d’action, il est beaucoup plus rapide que l’a7R II, avec un système AF plus sophistiqué. Peut-être le plus impressionnant: l’appareil effectue des calculs autofocus à 60 images par seconde, soit 3 calculs par image en rafale à 20 images par seconde.
    Il est donc judicieux de penser que, physiquement, tous les modèles futurs de la série a9 partageront le même châssis de base. Existe-t-il une résolution plus élevée a9R dans les bagages ? … nous dirons que c’est une quasi-certitude.
    En vidéo : En termes de qualité de sortie pure, l’a9 est susceptible d’offrir les images les plus recherchées, grâce au suréchantillonnage 2.4X en 6K sans pixel-binning, pas de saut de ligne. L’autofocus vidéo est également amélioré, avec une réactivité impressionnante. Pour les ports casques et micro il est dommage l’a9 soit encore limité à une prise micro-USB 2 de type ancien.
    Les options de personnalisation de l’A9 lui permettent de rivaliser finalement avec les 1DX II ou D5 en termes d’accès rapide aux fonctionnalités. »

    Bien sûr il y aura toujours quelques déchets en rafale mais le Sony assure vraiment très bien et sa gestion des hautes sensibilités assez extraordinaire et sa dynamique exceptionnelle le place en tête des boîtiers destinés au sport.

    Prochaine étape les photos en animalier mais ça promet au vu de ces premières images ;-)

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    Voir aussi (cliquez sur les liens) :

    Sony A9 une bête de course pour les pros, tueur de reflex.

    Sony 100-400mm GM OSS pour hybrides Sony

    Objectifs pour les hybrides Sony Full frame 24×36 en monture FE

    Olympus OM-D E-M1 II

    .


  • Sony A9 une bête de course pour les pros, tueur de reflex.

    sony A9


    Sony vient jouer les trouble-fêtes dans le duo des reflex sportifs Canon 1DX II et Nikon D5.

    Dès lors qu’il s’agissait de figer une action rapide les reflex gardaient encore un avantage face aux hybrides, et bien voilà qu’ils vont être battus sur le dernier privilège qu’ils conservaient !

    L’A9 dont le boitier solide est en alliage de magnésium intègre un nouveau capteur 24×36 (full frame) Exmor R rétroéclairé (BSI pour Back Side Illuminated) de 24 millions de pixels qui dispose des dernières technologies développées par la marque : Stacked (intégration de mémoire dans le capteur).

    Il faut noter que cette mémoire interne permet d’enregistrer plus rapidement les informations et en l’associant à une puce de traitement des données de nouvelle génération (Bionz X), l’A9 est capable d’enregistrer des images RAW / JPEG à la cadence infernale de 20 i/s en jpeg et 12 images par seconde en Raw en AF continu, à pleine définition, le Sony A9 écrase clairement les meilleurs du marché. La mémoire tampon autorise 241 RAW compressés et 362 JPEG ou encore 222 Raw + Jpeg ! On trouve, sous le capteur, une mémoire tampon intégrée et un circuit de traitement du signal ultra-rapide, le tout empilé. Sony annonce par ailleurs que la mise au point et l’exposition automatiques (modes AF et AE) seraient calculées jusqu’à soixante fois par seconde, de façon ininterrompue, de la composition de l’image jusqu’au déclenchement. Le système autofocus hybride de l’A9 repose sur 693 collimateurs (sensibilité de – 3 IL au niveau du collimateur central) en détection de phase et 25 en détection de contraste. Le système autofocus embarqué dans le capteur propose donc ici un maillage important et une couverture sans égale dans le monde des reflex. Les reflex plein format dont les systèmes autofocus offrent une couverture restreinte et moins de collimateurs (le Canon 1DXII a 61 collimateurs et le Nikon D5 153 collimateurs) sont clairement battus.


    sony_A9_dessus


    Sur l’épaule gauche un barillet avec verrouillage pour accéder rapidement à la motorisation et au bracketing. En dessous, une couronne permet de définir le mode autofocus (AF-S, AF-C, manuel…). Pratique :-)

    Les boutons C1, C2 et C3 sont personnalisables et facilement accessibles même en ayant l’oeil dans le viseur, bien vu Sony, le quatrième bouton C4 est moins accessibles au bas du dos du boitier mais présent pour une personnalisation supplémentaire. Un bouton Fn (au dos) complète le tout.

    La sensibilité de l’A9 va de 100 à 51 200 ISO et de 50 à 204 800 Iso en mode étendu.

    Le boîtier dispose à la fois d’un obturateur mécanique et d’un système d’obturation électronique offrant un déclenchement totalement silencieux et des temps de pose très courts, jusqu’au 1/32 000 s. Le Sony A9 est équipé d’un obturateur mécanique capable de déclencher au 1/8 000 s et avec un synchro flash au 1/250 s.

    L’enregistrement des fichiers Raw est sur 14 bits non compressé et la possibilité de les compresser.

    L’appareil dispose d’une stabilisation sur 5 axes mécanique qui fonctionne à la fois avec les optiques stabilisées ou non de la marque, mais aussi avec les optiques de fabricants tiers. Sony annonce un gain de 5 IL.


    sony A9 dos


    L’écran LCD de 3 pouces et 1,44 Mpts, inclinable à 107° vers le haut, 41° vers le bas, est tactile. Sony a intégré au dos du boitier un joystick destiné à la sélection des collimateurs autofocus (au-dessus du bouton Fn) mais il sera possible aussi de les sélectionner sur l’écran.

    Le viseur quant à lui offre une dalle Oled d’une définition de 3,68 millions de points doté d’un taux de rafraîchissement de 120 images par seconde, de quoi rendre fluide le suivi d’un sujet se déplaçant à grande vitesse en mode Rafale.

    Des prises micro et casque de 3,5 mm sont présentes ainsi qu’une prise micro HDMI (type D).

    Pas de flash comme pour tout full frame mais une prise permet de brancher un flash de studio.

    L’A9 est doté d’une prise Ethernet pour effectuer des transferts FTP via une borne de réseau local, une connexion prisée par les photographes sportifs sur les stades pour les grands événements (il est également possible d’utiliser le mode WiFi NFC et le Bluetooth pour commander ou accéder au boîtier à distance).

    L’A9 est le premier hybride Sony à embarquer deux compartiments pour carte mémoire. Le premier est compatible avec des SD UHS-II, tandis que le second accueille des SD UHS-I ou des Memory Stick.


    A9 double slot cartes mémoire


    Format d’image : 3/2 ou 16/9
    Format de fichier : Raw et Jpeg
    Compensation d’exposition : ± 5 (par pas de 1/3 IL ou 1/2 IL) 
    AE Bracketing
    WB Bracketing


    Vidéo

    l’A9 filme en 4K UHD (3840 x 3160 pixels) à 25 images par seconde en utilisant la totalité de la surface de son capteur, avec un débit de 100 Mbps en XAVC S. Micro stéréo. Une panoplie de réglages sont disponibles (focus peaking, zébra, vu-mètre) et l’écran tactile et orientable est un plus. Format vidéo : MPEG-4, AVCHD, H.264.

    L’enregistrement se fait par regroupement de pixels (binning) pour une sortie en 6K et un redimensionnement en UHD. La captation en Super35 mm est également disponible et l’A9 peut filmer en HDTV 1080 à 120 i/s pour des ralentis fluides.

    Port microphone et port casque.


    Nouvelle batterie : NP-FZ100 permettant environ 480 vues avec le viseur et 650 avec l’écran LCD (norme CIPA). Comme d’habitude le chargeur de batterie BC-QZ1 est optionnel, au prix de l’appareil Sony aurait pu l’intégrer ! C’est mesquin.

    Un second chargeur est également disponible en option : le NPA-MQZ1K, un modèle de course, capable de charger quatre batteries à la fois et de servir d’alimentation externe. Le temps de chargement d’une batterie est estimé à 2,5 heures. Le kit est livré avec deux batteries rechargeables NP-FZ100.

    sony-a9-chargeur_4_batteries


    Ce chargeur est compatible non seulement avec l’a9, mais aussi avec les a7, a7R, a7S, a7 II, a7R II, a7S II, a6000, a6300, a6500, a5000, a5100 et RX10 III. La batterie factice est de la même forme que la nouvelle pile «Z» de l’A9, mais possède une coque externe qui peut être enlevée, révélant un adaptateur «W type», qui peut être logé dans des boîtiers qui utilisent la batterie NP-FW50.


    Obturateur est garanti pour 500 000 cycles.

    Dimensions : 12.7 x 9.6 x 6.3 cm (L’A9 a pratiquement la même taille que l’A7 II : 12.7 x 9.6 x 6.00 cm)
    Poids : 673 grammes avec cartes et batterie.

    Le prix : 5 300 € boitier nu ! Maintenant il faut relativiser puisque le Canon 1 DX II est à 6 300 euros boitier nu et le Nikon D5 à 6 900 €.

    Disponibilité : juillet 2017.


    Petite comparaison de taille amusante :


    A9_1dX_D5


    Non l’A9 n’a pas la taille d’un compact, il a la même taille que l’A7 II, ce sont les deux autres qui sont des monstres.
    Voilà enfin un full frame sportif qui ne pèse pas une tonne et n’a pas besoin d’un sherpa pour être transporté ;-) Les photographes animaliers vont grandement apprécier.

    Mais si vous le désirez un peu plus imposant vous pouvez lui adjoindre le grip étudié pour qui se fixe sous le boitier qui vous permettra d’y faire entrer en plus deux batteries et avec report du déclencheur (invisible sur cette photo mais qui se trouve sur la face avant du grip permettant d’être plus à l’aise lors de l’utilisation en mode portrait) et des principaux boutons et molettes :


    sony_A9_grip


    Le boîtier avec le grip où l’on voit le déclencheur et une des molettes de réglages :


    Sony-a9-vertical-grip


    Les batteries s’enfilent alors par le côté, pratique quand l’appareil est sur trépied :

    Sony-a9-vertical-grip_dos



    Autre option :

    • PCK - écran LG1 : protecteur d’écran en verre incassable avec revêtement anti-tâche pour éviter les empreintes. Compatible avec l’opération tactile et l’écran LCD basculant.


    Comme pour tous les boîtiers on laissera passer les premiers exemplaires, les premiers acheteurs servant de bêta testeurs (et ceci quelque soit la marque), inutile donc de se précipiter.

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    Voir aussi (cliquez sur le lien) :

    Objectifs pour les hybrides Sony Full frame 24×36 en monture FE