• La folie des pixels, Sony 101 millions de pixels

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    Ceci est la photo du nouveau capteur Sony.

    Sony a conquis le monde du format moyen avec son nouveau capteur moyen au format CMOS. Le plus grand capteur est un nouveau capteur 54 x 40mm de 101 mégapixels qui est aussi un appelé à être un véritable Full Frame Moyen format. Contrairement à celui utilisé par le Hasselblad X1D et Fuji GFX qui utilisent un capteur plus petit de 44 x 33mm.

    Le nouveau capteur Sony a une surface 2.5 plus grande qu’un capteur Full Frame 24 x 36. Et la question est … y a-t-il vraiment une différence ?

    Eh bien à la fois Dpreview et Imaging Resource ont affiché un premier examen du Phase One IQ3 retour avec le capteur Sony 101MP. Et voilà ce qu’ils disent :


    Dpreview écrit que la performance est « sensationnelle » :

    La quantité de détails qu’il peut capturer est étonnante, mais ce que j’apprécié le plus est la qualité 3D que tant de pixels dédiés à une transition tonale peut créer.

    Un des plus grands éléments est la plage dynamique ce qui permet des ombres plus profondes et des hautes lumières plus brillantes à enregistrer dans un cadre unique et rendues visibles (via tonemapping) dans le logiciel Capture One.

    La nécessité d’un filtre à densité neutre graduée avec cet appareil est considérablement réduit, et il est en fait assez difficile d’obtenir une mauvaise exposition.


    Imaging Resource écrit : « la performance est « magnifique »:

    Cet appareil photo peut capturer des images incroyablement détaillées! Les images sont incroyables.

    Je suis en mesure de récupérer des tonnes de détails dans les hautes lumières, si jamais je me suis retrouvé avec des zones surexposées. À l’autre extrémité, je pouvais également travailler les ombres pour révéler beaucoup de détails sans introduire beaucoup de bruit perceptible.

    Il est intéressant de noter que les deux sites mentionnent que le tir à main levée est un défi principalement causé par le grand mouvement du miroir. Je veux voir sur le marché un appareil photo appareil hybride avec un tel capteur. Pourquoi ne le faites-vous pas Sony ? :)

    Je reprends la main, un hybride avec un tel capteur ? Pour qui ? Pour quoi ? et on perdrait l’avantage premier des hybrides lors de leurs sorties : la compacité !

    Bien sûr plus le capteur est grand plus il est possible d’obtenir des détails, mais que ferions-nous de plus de 100 millions de pixels, on ne tire pas tous les jours des affiches de 3 mètres sur 4 ! Alors pour 99,9% des photographes un tel capteur ne ferait que d’encombrer nos disques durs, sans compter la puissante de l’ordinateur qu’il faut pour traiter des images de cette taille !

    Alors si on peut saluer les performances de Sony et la qualité de ces ingénieurs, dans le monde réel où la plupart des personnes ne dépassent pas les tirages A3 voire A2 je ne vois aucun intérêt à ce capteur.

    Et dire que la plupart des gens ne font plus de tirages et où la plupart des photos finissent sur le web ou vus sur un téléviseur au maximum en taille 4K 4 096 × 1 716 soit 7 millions de pixels) c’est un peu une aberration.

    Ceci n’est bien sûr que mon avis mais cette course aux méga pixels fait un peu peur, des millions de pixels inutiles qui nous obligeront encore une fois à remplacer notre chaîne graphique à moins de ne plus vouloir suivre les progrès et y laisser des milliers d’euros.

    Si ça continue comme ça on va bientôt voir arriver un capteur 6 x 6 cm… de combien de millions de pixels ?


  • Taille de capteurs et coefficients multiplicateurs

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    La taille des capteurs revient sans cesse dans les tests et les comparatifs. Full Frame ou plein format, APS-C, micro 4/3, 1 pouce… Difficile parfois de s’y retrouver. Que veulent dire tous ces termes, et que se cache-t-il donc derrière cette notion de taille de capteur ?

    Il est admis que plus un capteur est grand, et plus la qualité de l’image sera élevée. Reste à pouvoir se retrouver dans l’univers des mesures des capteurs photos.

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  • Comprendre sa carte mémoire


    carte SD


    Les cartes mémoire comprennent beaucoup d’informations mais à quoi correspondent-elles ?

    Ici sur une carte SD de marque Lexar, mais quelque soit la marque vous retrouverez ces infos sur toutes les cartes SD quelque soit leur fabricant.

    1 : Nom du fabricant de la carte

    2 : Vitesse de lecture : la vitesse à laquelle les données sont lues à partir de la carte.

    3 : Type : Ici par exemple nous sommes en présence du’une carte SDXC ce qui signifie que la carte a au moins une capacité de 64 GB, mais nous aurions pu avoir comme indication SD (n’est plus employé avec les appareils photos de dernières générations) ou SDHC (jusqu’à 32 GB).

    4 : Une autre indication sur la vitesse

    5 : La classe :  le débit en écriture minimum garanti. Une carte SD classe 10 est ce qu’il y a de plus rapide en ce moment, elle est capable de soutenir une vitesse d’écriture sur la carte de 10 Mo/seconde.

    6 : Le U qui entoure le chiffre correspond à « UHS ». La note 1 signifie que la vitesse d’écriture minimale soutenue  est de 10 Mo/s, une UHS 3 permet une écriture minimale de 30 Mo par seconde. La note de UHS est plus importante pour la prise de vue vidéo 4K, de nombreux appareils demande une carte à la norme UHS 3 pour le 4K même un bridge comme le Panasonic FZ1000.

    7 : Ce nombre indique si la carte est à la norme standard UHS I ou II.  Il y a quatre vitesses de bus pour les cartes mémoire: Normal, Haute, UHS (Ultra High Speed), et UHS II. Ce nombre montre quelle est l’architecture de bus de la carte. Ces classifications ont été conçus pour les sauts théoriques de vitesse.

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  • Pourquoi faut-il sauvegarder vos photos en .tif

    Que vos photos proviennent d’un jpeg ou d’un raw on sauvegarde toujours avec l’extension en .tif (ou .psd) et jamais en jpeg si l’on doit retravailler dessus. Pourquoi ?

    Le jpeg est un format de fichier qui compresse les images et si avec les progrès réguliers il y a beaucoup moins de différence actuellement entre un fichier jpeg et un fichier raw en sortie de boitier il n’en sera pas de même si vous travaillez sur un fichier jpeg en post-traitement car à chaque modification du fichier celui-ci va être recalculé et recompressé au fur et à mesure.

    Ici chaque case représente un pixel :

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    On voit que certains éléments se répètent assez souvent comme A1, A2 B1 B2 C2, et que certains sont dans des teintes proches : C1, D1, E1 F1 et D2, E2, et F2, l’idée de la compression est de ne plus décrire chaque pixel, mais des groupes de pixels identiques. Le jpeg part du principe que notre œil ne détecte pas l’ensemble des couleurs existant réellement, et va regrouper certaines teintes proches pour que le fichier pèse moins lourd. Si en sortie de boitier on a donc peu de pertes, si on enregistre à nouveau le fichier en jpeg ou si on le modifie dans un logiciel de post-traitement à chaque fois la compression va regrouper les teintes les plus proches ce qui va donner par exemple ceci :


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    On voit tout se suite ici que l’on a perdu des nuances dans les verts.

    Lors de l’enregistrement de l’image en jpg tout va encore dépendre également du taux de compression que vous allez allouer à votre fichier, plus vous compresserez plus vous perdrez de nuances car le logiciel va regrouper les teintes proches en un seul bloc et plus vous compresserez plus il va élargir sa zone de regroupement afin que le fichier final pèse moins lourd.

    La compression est appliquée lors de l’enregistrement de l’image par le logiciel, cela signifie donc qu’il faut éviter d’enregistrer plusieurs fois une image au format JPEG car elle va être dégradée au fur et à mesure et re-compressée à chaque fois. Ce qui sera le cas si vous procédez à des retouches en post-traitement.

    Si vous partez d’un JPEG (issu d’un jpg boitier ou d’un raw), ouvrez le fichier JPEG, enregistrez le tout de suite en TIF, non compressé donc non destructif. Faites vos modifications, quand vous avez fini enregistrez votre fichier toujours en tif. Plus tard, le lendemain, si besoin, reprenez vos modifications là où vous les avez laissées et ne sauvez en JPEG que lorsque vous avez totalement terminé votre post-traitement et que vos images doivent passer par le web.

    Voilà pourquoi il est important de savoir que le fichier jpeg de très bonne qualité au départ peut se dégrader au fur et à mesure si vous travaillez dessus. Ce n’est pas la peine de prendre des photos au format raw si vous sauvegardez votre image en jpeg, et quand vous retravaillerez dessus sans l’enregistrer dans un format non destructif vous aurez autant de pertes que si vous travaillez sur un fichier jpg sorti du boitier. On ne travaille jamais sur du JPEG.

    On enregistre en jpg le fichier final uniquement si il est destiné au web ou à être transférer vers un labo en ligne. Vous n’oublierez pas alors de spécifier lors de l’enregistrement en jpeg, haute qualité (qualité 12 sous Photoshop) ou compression minimum.

    A propos du jpeg boitier : Les fichiers des APN aujourd’hui sont souvent nettement plus « propres » qu’avant et supportent mieux les mauvais traitements mais ce n’est pas une raison pour travailler sur un jpg, si vous voulez garder toutes les qualités de votre image, que vous partiez d’un raw ou d’un jpg sauvegardez en tif avant de travailler dessus.

    P.S. Pour les fichiers raw, ne pas oublier que ce n’est pas un format universel, chaque marque d’appareil photo a « son » raw qui peut-être modifié au fur et à mesure du temps par le constructeur de votre boitier. Il n’est absolument pas certain que vous pourrez rouvrir un fichier raw de votre boiter dans 5 ou 10 ans, par précaution sauvegardez en tif même si vous ne pensez pas faire de retouches.

    Le tif comme le jpg sont des formats universels reconnus par tous les logiciels.

    Quand vous sauvegardez un raw sauvegardez le tout de suite en tif en non en jpeg ! Les disques actuels ont des capacités énormes il n’y a donc plus de raison de de ne pas garder la qualité maximale des fichiers.

    Autre avantage de la sauvegarde en tif : Le raw et je jpg boitier sont vos négatifs, on ne travaille jamais directement dessus, si jamais vous avez fait une bêtise sur un post-traitement vous pourrez ainsi toujours reprendre le fichier original pour retravailler dessus en tif. Qui n’a jamais par accident réduit une photo pour le web et s’être aperçu trop tard qu’il a enregistré l’original en 600 x 400 ! Adieu le tirage papier de sa superbe photo originale… parce que bien entendu quand on fait une bêtise c’est toujours sur la meilleure image hein ;-) Donc on ouvre l’original et tout de suite on fait la sauvegarde en tif, comme ça au moins quoi qu’il se passe l’original reste intact.

    NOTE : Chaque logiciel utilise un moteur de compression d’origine différente puisque cette technologie est dite ouverte, c’est-à-dire que chacun est libre de produire un programme qui sait lire ou écrire des images en JPEG.
    Chaque logiciel a aussi sa propre façon de noter la qualité ou le taux de compression. Ce n’est pas parce qu’on compresse à 50% sur deux logiciels différents qu’on obtiendra le même résultat et la même compression. Certains programmes proposent aussi des réglages qui permettent d’affiner la méthode de compression, comme l’espace de couleur (YCrCb ou RVB) ou le rapport de compression entre la lumière et la couleur (4:4:4, 4:2:2 ou 4:2:0), pour l’adapter au type d’image à traiter et au résultat recherché.


    Nouvelles normes Jpeg

    A noter que la qualité des fichiers jpg progresse régulièrement au fil des années et pour 2014, le standard est passé en version 9.1 le 19 janvier 2014 et reçoit deux améliorations majeures :

    • la possibilité d’utiliser une méthode de compression sans pertes, qui reste compatible avec les moteurs de compression matériels existants
    • la possibilité d’encoder chaque couleur sur 12 bits


    Gamme et profondeur des couleurs étendues

    Elle améliore pour commencer la prise en charge d’espaces colorimétriques étendus. Elle permet ainsi d’obtenir une plus grande saturation des couleurs sans avoir recours à un profil comme l’Adobe RGB, ce qui facilite son utilisation et assure un rendu plus fidèle lorsqu’un des éléments de la chaîne ne peut restituer qu’un espace conventionnel.

    Cette nouvelle version aussi identifiée libjpeg9a porte au passage la profondeur des couleurs maximale de 8 à 12 bits, c’est-à-dire le nombre de nuances de 256 à 4096 pour chaque canal RVB.


    Compression sans perte

    Un an plus tôt, le 13 janvier 2013, la libjpeg 9 avait apporté une option de compression sans perte (lossless). Celle-ci repose sur les mêmes tables de codage de Huffman utilisées habituellement, ce qui présente l’intérêt, par rapport au JPEG-LS ou au JPEG 2000, de permettre le décodage des images compressées sans perte avec la même méthode et donc avec le même décodeur qu’avec les autres JPEG, à la seule condition qu’il prenne en charge l’encodage en RGB en plus du Y’CrCb historique.

    Ce qui permet à nos appareils photos de donner des jpg natifs de plus en plus qualitatifs. Cela étant ce n’est toujours pas une raison de travailler sur ces fichiers en post-traitement, certains logiciels de retouches travaillent toujours sur du jpeg 8 bits et pas forcément sans perte. De toute façon les compressions successives finiront par abîmer le fichier. Donc je le dis et je le répète, on travaille sur un fichier tif.

    Pour les débutants c’est facile, vous ouvrez votre fichier dans votre logiciel de retouches, vous allez dans le menu fichier, choisissez enregistrer sous… là vous choisissez l’extension .tif et vous cliquez sur enregistrer. Un nouveau fichier sera créé sur votre disque dur. Vous aurez donc un fichier 1234. jpg et un fichier 1234.tif sur le disque dur. Votre jpg est donc votre négatif et vous pouvez maintenant travailler sur le fichier tif.