• Canon 1D C 24×36 full frame et Vidéo 4K très haut de gamme

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    Canon annonce le 1D C basé sur le 1D X, il est doté d’un capteur CMOS 24 x 36 plein format de 18,1 millions de pixels optimisé pour l’acquisition vidéo de haute qualité, ce réflex est destiné au cinéma et à l’enregistrement d’images de télévision et de production de vidéo haute résolution de haute qualité. Le boîtier (tropicalisé) est compatible avec l’enregistrement vidéo 4K (4096 x 2160) à la cadence de 24p et l’échantillonnage de couleurs 4:2:2. Garant d’une qualité exceptionnelle en vidéo, il assurera un niveau de performance jamais vu pour l’enregistrement d’images en faible lumière et une dynamique similaire à celle du film cinéma.

    La société affirme que le boitier a été développé à la suite de discussions avec Hollywood et les diffuseurs de télévision, afin de s’assurer qu’il possède les caractéristiques dont ils ont besoin.

    Le succès en vidéo du Canon 5D mark II auprès des professionnels a poussé Canon à continuer dans cette voie qu’il connait bien puisqu’il produit déjà des caméras professionnelles depuis des années.

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  • Diaphotie


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    La diaphotie (usuellement diaphonie ou crosstalk en anglais mais on parle ici de lumière -φως, φωτός en grec- et pas de son -φωνή, la voix-)

    la diaphotie est l’équivalent à l’image de la diaphonie pour le son et constitue une sorte de bruit d’image dû à l’interférence de plusieurs canaux transportant les signaux vidéo. La diaphotie apparaît notamment dans la production d’images en 3D sous la forme d’images parasite.

    Un point dans l’espace réfléchit la lumière dans toutes les directions. Idéalement, ces différents rayons, ou plutôt la portion qui est captée par l’objectif, sont focalisés au même endroit sur la surface sensible. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas, notamment avec les capteurs très pixelisés.

    Donnée n°1 : le redressement opéré par les micro-lentilles n’est pas le même selon l’angle d’incidence du rayon (là, pour simplifier, je raisonne en lumière monochrome mais c’est la même chose pour chaque longueur d’onde) ; plus un rayon est incliné, plus il est dévié (= redressé), à l’inverse un rayon parfaitement orthogonal à la lentille « passe tout droit ».

    Donnée n°2 : ces micro-lentilles sont conçues pour pallier la sensibilité native réduite des petites photodiodes en concentrant le plus de rayons lumineux possible sur la photodiode. Elles sont généralement d’autant plus « agressives » (puissantes) que les photodiodes en ont plus besoin, c’est-à-dire qu’elles sont plus petites. Autrement dit, que le capteur est plus pixelisé.

    Quand :

    - un capteur est très pixelisé, c’est-à-dire dispose d’une réseau très dense de petites photodiodes généralement couplé à des micro-lentilles « puissantes »

    - et que le faisceau de rayons émanant d’un point dans l’espace et capturé par l’objectif comprend à la fois des rayons faiblement et d’autres fortement inclinés, ce qui est le cas avec les objectifs ultra-lumineux,

    on peut aboutir à ce que différents rayons correspondant au même point de la scène photographiée soient dirigés sur des photodiodes différentes, d’où un effet de floutage : un point est rendu par une petite tache. Comme de la coma, mais avec une cause différente : c’est l’environnement du capteur qui « étale » le point et pas l’objectif.

    C’est ça la diaphotie.



    Le phénomène est encore accentué :

    - par le fait que les micro-lentilles ne sont pas les seuls éléments réfringents à s’interposer entre l’objectif et la photodiode, il y a aussi le verre de protection du capteur, le filtre infrarouge, le filtre passe-bas (antimoiré) éventuellement, les filtres colorés de la matrice de Bayer, etc.

    - par les algorithmes de dématriçage et d’accentuation qui privilégient la singularité à l’uniformité (par exemple, un fil électrique sur fond de ciel sera rendu, et même « amplifié », et non pas noyé dans la teinte du ciel).


    Voir aussi (cliquez sur le lien) :

    —–> Diaphotie_3D



  • Panasonic GF5

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    Le chiffre 4 étant tabou au Japon nous passons directement du GF3 au GF5.

    Le GF5 reprend le boitier du GF2 auquel s’ajoute quelques améliorations. Il reste un boitier d’entrée de gamme.

    Le nouveau capteur reste un 12 millions de pixels qui a été revu et peut dorénavant permettre des sensibilités allant jusqu’à 12800 iso.

    On trouve maintenant un écran tactile bien mieux défini de 920 000 points et le son devient maintenant stéréo.

    GF5-dos

    D’après Panasonic l’autofocus est encore plus rapide avec un gain d’environ 10 %.

    L’interface tactile a été améliorée et on peut maintenant naviguer dans les menus sans passer par le pad.


    GF5-Top-14-42

    Les effets créatifs passent de 6 à 14.

    On retrouve les modes experts PASM (mode programme, priorité ouverture, priorité vitesse et mode manuel) en plus du mode auto intelligent qui sait choisir le mode scène adapté (portrait, paysage, macro, etc. ) tout seul. Rien n’est prévu pour fixer un viseur externe, il faudra donc se contenter de l’écran pour viser même en plein soleil.

    Vitesse d’obturation de 60 secondes à 1/4000ème de seconde.
    Compensation d’exposition  de moins 3 à plus 3 IL.

    La vidéo est en 1920 x 1080 (60, 50 fps), en AVCHD.

    Très peu de changements par rapport au GF3 et le passage au GF5 pour ceux qui ont un GF3 n’est pas intéressant.

    Cartes mémoire : SD SDHC SDXC

    Energie : Batterie permettant environ 360 photos par charge.

    Dimensions : 10.8 x 6.7 x 3.7 cm
    Poids nu sans objectif  :  267 grammes

    Le boitier nu vaut 499 € et avec le 14-42 599 € c’est bien cher comparé à un Olympus E-PL3 (530 euros) ou par rapport à un Sony Nex 5N (650 euros). Boitiers  qui ont un écran basculable et  auxquels on peut rajouter un viseur externe ! Le Nex 5N étant le plus qualitatif. Si on veut rester chez Panasonic pour 30 euros de plus on préférera  le Panasonic GX1 bien mieux construit que le GF5, avec le même objectif, pour 630 euros . A noter que le Panasonic G3 avec viseur intégré et écran orientable en tout sens est passé à 530 euros (mais je pense qu’il va être remplacé très prochainement).


  • Canon 60Da un boitier pour l’astrophotographie


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    Canon lance le 60Da, une variante de son reflex 60D mais pour l’astrophotographie. Le boitier dispose d’un filtre infra-rouge re-travaillé afin que l’appareil soit plus sensible à une fréquence d’émission spécifique (656 nm) de l’hydrogène (plus de 3 fois plus sensible par rapport au réflex classique), clé de la capture d’images telles que des nébuleuses (nuages ​​de gaz) dans l’espace. Cela produit un coefficient de transmission de 20 pour cent plus élevé de la ligne Alpha hydrogène, ou longueur d’onde Ha, permettant aux astronomes de capturer des images nettes et claires, et des nébuleuses diffuses. (Pardon pour la traduction peut-être pas au top).

    L’appareil comprend un capteur CMOS modifié, à faible bruit, de 18MP. Il sera disponible uniquement chez un nombre limité de revendeurs agréés, au prix d’environ $ 1499.00.

    Ces modifications permettent au boitier de capturer des photos de « dégagement d’hydrogène rouge » des nébuleuses et autres phénomènes cosmiques.


    « Le 60Da est un témoignage de la volonté constante de répondre aux besoins de chaque client, y compris ceux dans des domaines spécialisés », a déclaré Yuichi Ishizuka, vice-président exécutif et directeur général, Technologies de l’imagerie et des communications du Groupe, Canon USA, « Ce nouvel appareil photo permet une représentation exacte d’une partie de notre système solaire qui est difficile à réaliser avec des appareils classiques, mais doit être apprécié et célébré. »

    L’écran permettant le Live View comporte une superbe définition de 1 040 000 points, l’écran orientable permet aux photographes de régler l’écran pour une visualisation facile sans forcer, même lorsque l’appareil est monté sur un télescope par l’intermédiaire d’une bague T d’adaptation.

    La sensibilité monte jusqu’à 12 800 iso en mode étendu.

    En outre, l’EOS 60Da est fourni avec l’adaptateur de télécommande Canon RA-E3, offrant la possibilité de connecter un contrôle de minuterie à distance Canon comme le TC-80N3 (accessoire en option). Le TC-80N3 est idéal pour le contrôle des expositions de temps de plus de 30 secondes ainsi que la capture d’une série de poses consécutives qui peuvent ensuite être combinées au cours du post-traitement pour une qualité d’image améliorée. Ceci est particulièrement utile lorsque le corps de l’appareil est connecté à un télescope ou un super-téléobjectif EF.



    Disponibilité

    Comme c’est un produit spécialisé, le 60Da est disponible uniquement sur commande à partir de certains revendeurs agréés. Le prix est de 1,499.00 $ et il devrait être disponible ce mois-ci.


    C’est un produit de niche. Canon ne va pas gagner beaucoup d’argent sur ce modèle qui n’intéressera que quelques amoureux d’astrophotographie, mais il est intéressant de voir une marque s’intéresser aussi à ce type de photographie.