• Bridge Panasonic FZ1000 sur les traces de Sony

    pana_fz1000


    J’ai hésité à lui dédier un article car ce bridge ultra-zoom est un vrai pavé plus gros que certains reflex, vraiment dommage car à part cela il est assez tentant.

    On connait la concurrence que se font Sony et Panasonic. Panasonic vient d’opter de façon étonnante pour un capteur CMOS 1′ Sony qui équipe le superbe compact RX100 décliné depuis en plusieurs versions et son bridge RX10. Comme ces derniers le capteur est un 20 millions de pixels.

    Il est certain que Sony ne va pas manquer de répondre à Panasonic et qu’il va sortir un successeur à son RX10 ;-)

    Les bridges ne présentent que peu d’avantages par rapport aux hybrides (capteurs généralement plus petits et qualité d’image moindre). Seulement voilà Panasonic a choisi d’équiper son gros bridge du même capteur que le RX10 ce qui est un avantage par rapport aux capteurs de bridges qui sont en général dotés de capteurs de compacts classiques 4 fois moins grands, autre avantage le Pana est équipé d’un ultra zoom signé Leica couvrant la plage focale du grand angle au large télé en un seul objectif équivalent 25-400mm f/2.8-4. Le zoom est composé de 15 éléments en 11 groupes, dont 4 ED et 5 lentilles asphériques. Le filetage pour filtres est de  62mm. Sur ce plan côté télé le Panasonic bat le RX10 de Sony équipé lui d’un zoom 24-200mm mais ouvrant à f/2.8 constant.

    Autre avantage du Panasonic FZ1000 son écran de 3 pouces et de 921 000 pixels malheureusement non tactile mais articulé en tous sens  :


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  • Douceur

    a7_cosmos


    Elle a plein de défauts cette photo de cosmos mais je l’aime bien quand même, je retrouve le Sony A7 avec plaisir, malheureusement je n’ai pas d’objectif macro qui puisse aller dessus. La photo est prise avec le 55mm Zeiss en réglant l’ouverture sur f/1.8. Comme l’optique n’est pas macro et que l’on est obligé de garder une certaine distance j’ai dû recadrer ce que je n’aime pas faire.

    Une autre du même cosmos :


    a7_cosmos plus de face


    Vivement que Sony nous sorte son objectif macro, ça devrait être assez magique avec le capteur plein format.

    Je n’avais pas trop le moral aujourd’hui et ces photos m’ont donné le sourire.

    Je vous ajoute deux autres photos, sur la seconde c’est pratiquement un crop proche des 100% mais au moins on voit la qualité des fichiers qui sortent de cet appareil.

    Le rendu des couleurs est très différent pour les suivantes vu que la lumière est diamétralement opposée pour ces prises de vues, les premières étant « dans la bonne lumière » même si elle commencent à être un peu à l’ombre en fin de journée, tandis que j’ai pris celles qui arrivent à contre jour (sans flash).


    bouton_de_fleur_agapanthe


    Photo recadrée.

    Sur la photo suivante j’avais pratiquement le même cadrage que sur celle ci-dessus qui est déjà recadrée, juste la lumière qui avait changée entre les deux, celle qui vient est donc pratiquement un crop 100% :


    boutons_agapanthe



    Les fondus d’arrière plan sont superbes, crémeux à souhait. Et les transitions du flou au net se font en douceur. Dommage que mes sujets n’étaient pas plus éloignés du fond, on aurait eu encore plus de douceur et de fondu sur l’arrière plan.

    Tous ces boutons vont former une seule et unique fleur, quand ils seront ouvert j’essaierai de vous la reprendre en photos.

    Toujours à une ouverture de f/1.8 avec le 55mm Zeiss et l’hybride Sony A7 à 100 iso.

    J’aime vraiment beaucoup jouer avec le flou, ça donne des photos plus douces tout en préservant une netteté impeccable sur les points stratégiques.

    Ma préférence va à la photo du haut, la position des pétales et le flou sur certains donnent presque vie à la fleur, et une certaine souplesse, comme si une douce brise avait fait bouger les pétales les plus proches, ceci étant renforcé par la courbe de la tige qui donne une idée de mouvement. Alors que la fleur était immobile lors de la prise de vue. C’est souvent intéressant de flouter aussi légèrement l’avant plan comme sur cette photo où j’ai bien évidemment choisi de faire la netteté sur le coeur de la fleur.

    Pour la fleur d’agapanthe par contre j’ai choisi de décentrer la netteté plutôt que de la mettre au milieu de la fleur pour que la photo soit moins banale. D’autre part comme il n’y a pas encore de pétale il était intéressant que le flou soit progressif des boutons jusqu’à l’arrière plan pour ne pas créer de zones dures entre les boutons et le fond là où la zone floue avait le plus de place sur l’image. A la prise de vue de la fleur d’agapanthe en boutons je savais déjà comment j’allais la recadrer, je voulais donc aussi que le point de netteté se retrouve sur un des points de force des lignes des tiers que ce soit en cadrage vertical ou horizontal, c’est donc aussi pour ça que j’ai décentré le point de netteté par rapport au sujet principal.

    De plus pour cette dernière fleur, ce sont des plantes difficiles à prendre car elles sont assez rigides, si on les prend droites comme un i et sans flou ça donne des photos inintéressantes. Le flou lui donne une douceur qu’elle n’aurait pas eu si je l’avais cadrée verticale, droite comme un i, et sans zones floues. le fait que le fond soit flou m’a permis de la prendre légèrement penchée vers la droite pour lui oter de la rigidité même si elle n’a pas l’envol et la grâce de la fleur de cosmos ça passe.


  • L’horloge dans l’église de Saint-Mervent en Vendée

    vue d'ensemble de la pendule et des cordes



    C’est une des rares pendules reliée aux cloches que l’on voit lorsque l’on accède à une église. Si l’église en elle même n’avait pas un intérêt particulier son horloge m’a attirée. Il faisait vraiment très sombre dans l’église et j’ai dû prendre la photo à 3200 iso avec l’hybride Sony a6000 et caler la focale sur 16mm (équivalent 24mm en 24×36) pour pouvoir faire entrer l’ensemble dans le cadre.

    Je m’approche pour pouvoir discerner le haut des cordages, ça ne s’améliore pas pour la luminosité et je suis au 1/15ème de seconde (toujours à 3200 iso) à main levée pour cette photo que j’ai post-traitée pour qu’elle soit plus lisible :


    eglise_plafond_pendule


    C’est en voyant les poulies que j’ai vu ensuite le poids plus bas, celui-là il doit être d’époque ;-) :


    contrepoids


    Je suis toujours en hautes sensibilité à 3200 iso, malheureusement il y a un petit flou de bougé au 1/20ème de seconde cette fois-ci. Passons donc à l’horloge elle même, elle est derrière une vitre donc je ne peux pas en tirer une bonne image, j’en suis vraiment désolée et évidemment je n’ai pas de filtre polarisant au diamètre du 16-50mm (et un polarisant mange de la lumière et aurait donc fait baisser encore la vitesse), j’ai donc fait comme j’ai pu, il est intéressant de voir à quoi elle ressemble, et les mécanismes.
    Au niveau de la vitesse de prise de vue ça empire : 1/13ème de seconde mais l’a6000 et son 16-50mm sont remarquablement stabilisés :


    pendule


    Le mécanisme de l’horloge est conçu en partant d’un bâti en fonte acier moulé à deux corps de rouage, les deux roues étant taillées dans du bronze massif. Tous les engrenages intermédiaires sont disposés sur des platines à nervure qui ressortent en « couleur dorée ». Les barillets se trouvent fixés dans des coussinets en bronze phosphoreux.

    Le remontage se fait manuellement et quotidiennement pour une autonomie concernant les sonneries des cloches et le mouvement doté d’un balancier. Le tambour sert à l’enroulement des filins auxquels sont suspendus les poids créant ainsi l’inertie.

    Le mécanisme est d’origine et a été conçu dans un secteur horloger traditionnel de marque Terraillon (ça alors ! On trouve actuellement des balances Terraillon et je ne pensais pas que la marque était aussi ancienne).

    Les pieds sont moulurés et décorés de filets dorés voire de perles.

    Le type de balancier est en bois avec une lentille décorée d’un bouquet de fleurs. L’échappement est à chevilles et suspension à double ressorts.

    Les sonneries se font au niveau des heures, répétitions et demies par une cloche cultuelle en bronze sur laquelle vient frapper une masse (dans le sens marteau) mécanique par un système de comptage dit « indéréglable » par crémaillère. L’horloge comprend cependant un dispositif de réglage par vis afin de tenir compte des variations soit en avance, soit en retard.

    La cage du mécanisme composée en fer et de cornières assemblées par de forts boulons à des traverses en fonte aciérée, le tout étant verni noir avec des filets dorés. Les roues sont en cuivre et bronze. Les tambours pour enroulement des filins sont en cuivre poli de forte épaisseur.


    Un peu d’histoire si ça vous intéresse :

    L’horlogerie monumentale après son essor au XIIème siècle, va atteindre son grand progrès technique jusqu’au XVIIème sicèle. En effet la découverte du pendule par Galiléé en 1640 permet d’en introduire l’application à l’horlogerie dès 1657.

    Désormais le Foliot (régulateur médiocre) va disparaître au profit du balancier qui apportera l’isochronisme et ouvrira par là la porte à la notion de précision.


    Je suis désolée pour la qualité de l’image de l’affichette mais en plus elle était sous plastique et le papier en lui même a bien vieilli :

    affichette


    Vous constaterez quand même que pour du 3200 iso (ouverture f/7.1 pour gagner un peu de vitesse, vitesse 1/50ème de seconde) le texte reste totalement lisible, merci Sony et ses capteurs APS-C et full frame exceptionnels.

    J’aime bien sur l’affichette le numéro de téléphone à 4 chiffres, ça ne doit pas dater d’hier ça !


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  • L’hybride Sony a6000 en Vendée en conditions difficiles

    entree_vouvant


    Je suis partie pour un petit voyage en Vendée. Côté photo je veux partir léger, je n’emporte donc que le full frame Sony A7 avec le 55mm et le Sony a6000 avec le 16-50mm, deux hybrides très peu encombrants. Je connais bien l’excellente qualité du A7 mais je suis encore en phase de test pour l’a6000 qui est sensé être nettement meilleur que ses prédécesseurs au niveau de la qualité d’image.

    Avant de partir je me disais que c’était aussi un bon test pour voir si la plage focale équivalente 24-70mm du 16-50mm me suffit avant d’acheter le 24-70mm pour le full frame qui vaut quand même un certain prix. Je vous préviens tout de suite il n’y a pas beaucoup de bonnes images mais c’est dû au temps et non à l’appareil.

    Comme je suis partie dans l’après-midi j’arrive le soir sur « Les Herbiers » où je compte passer la nuit car j’ai pas mal de choses à voir dans le coin avant de descendre sur Vouvant et Mervent. Ce jour là je suis poursuivie par les aléas, grrr. Lorsque j’arrive au camping quelle n’est pas ma surprise de voir que l’accueil de celui-ci ferme à 17 h 30, vu qu’il est déjà 19 h 15 c’est loupé. Je décide donc de continuer à descendre, la campagne est vraiment magnifique mais je ne m’arrête pas pour photographier, il faut que je trouve d’abord un camping. J’arrive à Vouvant vers 19h45, là l’accueil du camping fermait à 19 h 30, je maugréé ! Et tant pis direction encore un peu plus bas vers Mervent mais ça fait pas mal de sites que je voulais voir en descendant que je vais louper ! 
    J’arrive à Mervent à 20 h 15 et là… le camping fermait à 20 heures ! Décidément si ils ferment de plus en plus tard leurs accueils j’arrive chaque fois trop tard, j’ai la poisse aujourd’hui ! Vu l’heure je décide donc d’aller me garer quelque part dans les bois pour passer la nuit, j’entame donc un demi-tour sur le parking du camping, et je ne vois pas les vélos garés derrière et bing je tape dedans !!! Heureusement je reculais très doucement. En fait j’ai poussé le premier vélo et comme il y en avait toute une rangée ils s’écroulent les uns après les autres dans un bruit de ferraille épouvantable  au milieu du silence de la campagne ! (non ne riez pas, pfuuuu. Sur le coup je maudissais cette journée ! … Mais avec le recul maintenant ça me fait rire aussi) Là je me demande si le moment était bien choisi pour partir aujourd’hui ! Le vacarme a évidemment attiré quelqu’un. Le temps que je ravance un chouïa et que je m’arrête pour voir les dégâts il y a quelqu’un qui s’est précipité et qui me lance « Qu’est-ce que vous faites ! »

    Je me répands en excuses tout en constatant que les vélos n’ont rien, ouf parce que ça commençait vraiment mal.

    Finalement le jeune homme me propose de m’ouvrir la barrière et que je m’installe, par contre il faudra attendre entre 8 et 9 heures 30 du matin pour pouvoir repartir. Je râle un peu intérieurement car j’aurai voulu profiter des lumières du matin mais je n’ai pas le choix, je suis énervée, et fatiguée, donc je saute sur l’opportunité. J’avais acheté un nouveau matelas pour ma voiture transformée en petit camping car comme pour tous mes voyages et je dors comme un loir.

    Le lendemain matin je suis réveillée à 6 h avec le chant des oiseaux mais  je suis bloquée au camping pendant plus de 3 heures avant de pouvoir repartir. J’ai décidé de remonter quand même sur Vouvant que je voulais voir absolument. La campagne dans la région est vraiment superbe, c’est vert, vallonné, très divers, je suis séduite par le coin. Qui a dit que la Vendée c’était tout plat ?! Ceux qui n’ont jamais vu autre chose que le littoral !

    Allez on démarre pour les photos et ça vous intéresse plus que mon papotage ;-)


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