• Sony s’attend à un quadruplement du REX avec les ventes de capteurs, Canon en repli.


    capteur-cmos-sony

    Sony

    Sony  a dit jeudi s’attendre à ce que son résultat d’exploitation de l’exercice fiscal 2015 soit au moins multiplié par quatre grâce au dynamisme des ventes de capteurs pour appareils photo et aux réductions de coûts dans sa division smartphones, dans le rouge.

    Le groupe d’électronique japonais s’attend à un résultat d’exploitation de 320 milliards de yens (2,43 milliards d’euros) sur l’exercice qui se terminera au 31 mars 2016 contre 68,5 milliards un an auparavant. Les résultats pour l’exercice annuel clos au 31 mars dernier sont ressortis en ligne avec la dernière prévision du groupe publiée le 22 avril.

    Source : Reuters.

    A noter que Sony a cédé la moitié de sa participation dans le fabricant d’appareils photo et d’endoscopes Olympus, le géant électronique japonais voulant lever des fonds dans le cadre d’une restructuration où il alloue des fonds à des segments en croissance et se retire d’activités non rentables.

    La part de Sony dans Olympus est passée ainsi de 10% à 5%, la transaction s’est soldée par une plus-value de 46,8 milliards de yens (363 millions d’euros) ce qui aide aussi à un résultat en hausse.

    « Nous avons pris cette décision pour renforcer notre base financière et pour disposer des financements prêts à être investis pour la croissance », a dit un porte-parole de Sony, qui veut notamment se développer dans les capteurs et les jeux vidéo.

    En revenant à 5%, Sony n’est plus le premier actionnaire d’Olympus mais le second, mais les deux entreprises maintiendront leur partenariat.

    Sony était entré au capital d’Olympus en 2012, dans la foulée du scandale comptable qui avait fortement ébranlé le bilan du fabricant d’appareils photo Olympus.


    A l’heure où les ventes d’appareils photos toutes marques confondues ne cessent de baisser depuis plus de deux ans, c’est un résultat qu’il faut saluer.


    Canon

    Canon : léger avertissement sur les résultats.
    Canon avertit sur ses résultats après avoir vu ses comptes nettement reculer au premier trimestre 2015. Le groupe nippon anticipe désormais sur l’ensemble de l’exercice un bénéfice net de 255 milliards de yens pour des revenus de 3.860 MdsY, contre respectivement 260 MdsY et 3.900 MdsY précédemment.

    Sur les trois mois clos fin mars, la firme a enregistré un bénéfice net de 33,9 milliards de yens, en recul de 28,7%, pour des ventes en repli de 1,3% à 857,4 MdsY. Le résultat opérationnel baisse de 20% à 66,2 MdsY. « Comme pour les caméras, la demande a continué de diminuer à la fois pour les appareils photo numériques avec objectif interchangeable et pour les appareils photo numériques compacts. Du côté des imprimantes à jet d’encre, la demande a reculé légèrement par rapport à l’année précédente en raison de conditions de marché atones dans les économies émergentes », explique l’entreprise.


    Nikon (mise à jour mai 2015)

    Nikon a fait état jeudi après la fermeture du marché d’une régression de 60% de son bénéfice net en 2014/15, à cause d’un recul marqué de ses revenus et d’une réduction de ses marges sur fond de diminution du marché des appareils photo numériques.

    Son chiffre d’affaires s’est effondré de 12,5% à 857,8 milliards de yens (6,6 milliards d’euros) et son gain opérationnel a été amputé d’un tiers à 43 milliards de yens.

    Même si un petit rebond de 0,3% est espéré du côté des ventes (à 860 milliards de yens) et du résultat net cette année, les marges d’exploitation devraient encore se contracter de 30%, a prévenu Nikon.

    Ce grand rival de son compatriote Canon est actuellement en train de revoir ses priorités pour sortir de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve du fait de la décrue du marché des appareils photo, en essayant de redistribuer ses moyens vers les activités moins soumises à rude concurrence. (source AFP)


    Olympus

    Entre le 1er avril 2014 et le 31 mars 2015, Olympus s’attendait à dégager un résultat net de 45 milliards de yens (346 millions d’euros) grâce à ses solides ventes d’endoscopes.

    Mais il a finalement déploré une perte de 8,7 milliards, en raison d’une charge exceptionnelle de 53,9 milliards destinée à faire face à d’éventuelles pénalités dans le cadre d’une enquête des autorités américaines sur des soupçons de malversations.

    Son chiffre d’affaires annuel a cependant progressé de 7,2% sur un an à 764,7 milliards de yens, grâce à une demande soutenue d’endoscopes et autres outils médicaux dont les ventes se sont élevées de 13,4%. Celles des instruments scientifiques ont parallèlement grimpé de 5,5%.

    Le bénéfice d’exploitation a pour sa part bondi de 24% à 91 milliards de yens, grâce à ces deux mêmes activités qui ont compensé la chute de 13% des recettes issues de l’activité de l’image, qui comprend les appareils photo. Les modèles haut de gamme (séries OM-D et Pen à objectifs interchangeables) se sont certes bien vendus, mais pas les compacts durement concurrencés par les téléphones intelligents avec caméras.

    Olympus prévoit cependant que la perte de l’an passé ne sera qu’un accident de parcours temporaire.

    Le groupe escompte un fort rebond cette année. Il espère en effet dégager un bénéfice net de 56 milliards et un gain d’exploitation de 100 milliards (+9,9%) sur un chiffre d’affaires attendu en hausse de 5,9% à 810 milliards de yens. (publié par France Press le 8 mai 2015)


  • Quelques fleurs du jardin


    clematite rose mayleen



    Comme souvent avec les fleurs j’aime beaucoup jouer avec le flou, mes clématites commencent tout juste à s’ouvrir et j’en ai profité même si celles-ci sont plutôt dans l’ombre. Ce n’est pas la meilleure photo mais comme je vais vous en montrer de dos je voulais que vous voyez à quoi elles ressemblent de face. La photo suivante est bien meilleure avec un fondu du fond bien plus onctueux et moins parasite.

    Prise de vue avec le reflex Pentax K50 et l’excellent 100mm macro f/2.8 WR de la marque en mode priorité ouverture réglée sur f/5.6. Compensation d’exposition moins 1/3 IL pour ne pas crâmer les hautes lumières (tons clairs), vitesse 1/250ème de seconde à 200 iso.

    Je retrouve ce couple boitier objectif avec plaisir, le 100 macro a un piqué vraiment extraordinaire et le capteur Sony qui équipe le K50 est également excellent.

    Une autre photo d’une autre clématite de la même espèce mais exposée complètement différemment. J’ai joué avec le contre jour au début du coucher du soleil pour jouer avec la lumière autant qu’avec le flou d’arrière plan, la bonne dynamique du capteur permet de ne pas avoir d’effet silhouette malgré le contre-jour et de garder des nuances douces :



    clematite à contre jour



    J’ai eu du mal à trouver un bon cadrage car pour qui connait les clématites, elles s’amusent à s’entremêler les unes aux autres. Je voulais une photo plutôt épurée et assez originale, le fait de prendre la fleur de dos ne me gêne pas et c’est elle qui donne de l’intérêt à la photo.

    Prise de vue avec le reflex Pentax K50 et l’excellent 100mm macro f/2.8 WR de la marque en mode priorité ouverture réglée sur f/4. Compensation d’exposition moins 1/3 IL, vitesse 1/320ème de seconde à 200 iso. j’aime bien cette photo par son rendu.

    On change complètement de style avec la photo d’une grappe de fleurs de lilas, j’en ai plusieurs dans le jardin qui embaument depuis quelques jours.



    lilas_belle-de-sancy



    La photo est évidemment plus quelconque mais hummmmmmmmm si vous connaissez l’odeur du lilas c’est un vrai bonheur, dommage que l’on ne puisse pas transférer les parfums sur le web, c’est un enchantement. Je me suis toujours appliquée à avoir un jardin parfumé, clématites, lilas, roses, chèvrefeuilles, lis, etc je ne plante pratiquement que des espèces parfumées dont les odeurs se succèdent du printemps à l’automne.

    Prise de vue avec le reflex Pentax K50 et l’excellent 100mm macro f/2.8 WR de la marque en mode priorité ouverture réglée sur f/4. Compensation d’exposition moins 1/3 IL, vitesse 1/320ème de seconde à 200 iso.

    J’avais une autre photo, très jolie mais je ne peux pas la mettre aujourd’hui, cela choquerait trop au niveau couleur et luminosité avec celles-ci, je vous la mettrai plus tard.

    Allez un petite pâquerette que j’aime bien quand même, toujours en jouant avec le flou ;-)



    paquerette



    Même boitier et même objectif.
    Pentax K50 et le 100mm macro f/2.8 WR de la marque en mode priorité ouverture réglée sur f/4. Compensation d’exposition moins 1/3 IL, vitesse 1/320

    Et une de ses copines prise différemment :



    paquerette rose


    Pentax K50 et le 100mm macro f/2.8 WR de la marque en mode priorité ouverture réglée sur f/4.5. Compensation d’exposition moins 1/3 IL, vitesse 1/160ème de seconde à 200 iso.


    Pour finir une de mes tulipes qui se prend pour une rose, à noter qu’à l’origine elle aurait dû fleurir rose, alors je veux bien que ce soit du rose mais alors très très pâle ;-) :



    tulipe blanche



    Pentax K50 et le 100mm macro f/2.8 WR de la marque en mode priorité ouverture réglée sur f/2.8 à pleine ouverture. Compensation d’exposition moins 1/3 IL, vitesse 1/1000ème de seconde, pour la vitesse car elle se balançait avec le vent, j’ai donc profité de la pleine ouverture de l’objectif pour gagner en vitesse.

    C’est souvent une galère de photographier des fleurs blanches qui ont souvent tendance à se transformer en grosse tache blanche sans détail, surtout quand en plus le fond est sombre mais la bonne dynamique du capteur Sony du Pentax et une légère compensation d’exposition ont permis de garder toutes les nuances dans les pétales. Il faut aussi penser à faire la mesure de la lumière sur les tons clairs et régler la mesure de la lumière soit en centrale pondérée soit en mesure spot, la multizone aurait fait une moyenne de la lumière sur l’ensemble de la photo et aurait grillé les tons clairs. J’emploie toujours la mesure centrale pondérée sauf en cas de lumière vraiment très difficile où je me mets alors en mesure spot.

    Ma photo préférée est la seconde et la pâquerette.

    Voilà c’est tout pour ce soir, rien d’extraordinaire mais ça m’a fait plaisir d’avoir un peu de temps pour photographier mes fleurs.


  • Canon 1200mm… quand on atteint le déraisonnable

    canon_super_telephoto_1200mm_f_5_6l

    Le Canon 1 200mm f/5.6 L USM est un objectif encombrant, très très encombrant… lourd, très lourd… et très cher… très très très cher !

    Très rare également, c’est le plus long téléobjectif fixe jamais construit par Canon, il contient 13 éléments (2 fluorite) en 10 groupes. 8 lamelles de diaphragme. Distance minimale de mise au point : 14 m. Porte-filtre intégré.

    Construit à la commande par Canon de 1993 à 2005, chaque objectif a été confectionnée à la main au taux d’environ deux-par-année avec un délai de livraison d’environ 18 mois. Seulement une douzaine de cette optique a été fabriquée.


    canon_super_telephoto_1200mm_f_5_6l_usm

    Qui les a acheté ?
    Le magazine National Geographic et Sports Illustrated sont connus pour en posséder un couple et quelques passionnés de photo bien nantis.

    Cet objectif d’occasion est extrêmement propre à l’intérieur et à l’extérieur. Inclu avec cet objectif le bouchon d’objectif (heureusement vu le prix !),

    Pesant 16.500 kg et d’une longueur totale de 83.6 cm), un trépied solide et une solide rotule sont fortement recommandés (on s’en serait douté). Il est compatible avec le Canon Extender EF 1.4x si la focale de 1 200mm ne vous suffit pas.


    Canon-1200mm


    Monté ici sur un Canon 5D mark III (qui est loin d’être un petit boitier) on réalise tout de suite qu’il est impossible d’utiliser cette optique à main levée, et que le poids par rapport au point où il faudrait soutenir l’objectif est bien trop loin pour que ce soit supportable. Le 1200 L ci-dessus est monté sur une tête fluide Manfrotto 516 et un trépied Gitzo GT5540LS en fibre de carbonne .

    Prix de vente d’occasion… 180 000 dollars !!!!!!!!!!!!!!!!! (un peu plus de 165 000 euros au cours d’aujourd’hui)… sans le trépied ni le boîtier.

    Non, nous ne sommes pas le 1er avril et ce n’est pas une blague, la preuve :

    —–> Vente Canon 1200mm

    Bon si on m’en offrait un, je le revends tout de suite ;-)


    Il vaut combien déjà le petit bridge Nikon P900 avec un ultra zoom 24-2 000mm f/2.8-6.5 ? … 699 €, bon, bon d’accord il ne donne pas la qualité d’images du Canon 1 200mm et ce n’est même pas comparable, mais ouf, on respire mieux, moins lourd, moins encombrant et d’un prix bien correct… pfuuuu cette pépite qui compare un 1200 mm fixe fait main sur commande avec un vulgaire bridge ;-) . Je blague pour la comparaison bien entendu, mais au moins si par un hasard malencontreux on raye la lentille avant en forêt en voulant photographier un cerf on a moins de regret (oui je sais un objectif à ce prix là sera protéger par un filtre UV à l’avant ;-) ) et on économise la brouette pour le porter (il ne rentrera pas dans un sac à dos) ;-)

    Quand même, plus de 150 000 euros pour un objectif, ça me laisse pantoise !

    Le prix initial était ¥ 9,800,000 – 89 579 $ aux Etats-Unis (environ 82 000 euros). Il va se faire une jolie plus value le vendeur.

    Note : un Canon 600mm f/4 L IS II USM vaut 11 400 euros… neuf, vous pourriez vous en offrir 14 pour le prix du 1 200mm d’occasion et même à ce prix là je refuse de mettre une telle somme dans un objectif même si je comprends que certains la mette.

    Le Tamron 150-600mm f/5.6-6.3 offre une très belle qualité d’image pour un peu plus de 1 100 euros, ouf, on revient dans le presque raisonnable :-)


  • Zeiss Batis objectifs tropicalisés et autofocus pour full frame séries 7, 85mm f/1.8 et 25mm f/2

    zeiss_85mm_f/1.8

    Le Zeiss Batis Sonnar 85mm f/1.8 stabilisé

     

    Zeiss a annoncé deux nouveaux objectifs pour les hybrides Sony full frame. Un 85mm f/1.8 et un 25mm f/2.
    On connaissait les Zeiss « Touit » d’une superbe qualité mais dédiés aux capteurs APS-C et les « Loxia » mais ces derniers sont à mise au point manuelle. Zeiss nous présente là deux optiques haut de gamme spécialement étudiés pour la série 7 et qui sont autofocus.


    Zeiss_batis_25mm_f/2

    Le Zeiss Batis Distagon 25mm f/2


    Ils sont tous les deux dotés d’un écran Oled qui indique la distance de mise au point et le diaphragme :


    zeiss_85mm_f_1-8_oled


    Le petit écran Oled (à diodes électroluminescentes organiques) affiche l’ouverture utilisée et la distance de mise au point : utile lors de la visée avec l’écran orientable des A7. Une innovation qui est actuellement unique au monde. L’affichage électronique est facile à lire même en basse luminosité.


    Le 25 mm, construction :

    10 lentilles réparties en 8 groupes, 4 éléments asphériques, 
    Distance minimale de mise au point : 20 cm
    Tropicalisé
    Diamètre de filtre :67 mm.
    Longueur de l’objectif : 7.8 cm
    Poids : 335 grammes

    Le 25mm monté sur le boîtier :

    zeiss_batis_25mm_en_main


    Le 85mm, construction :

    11 lentilles réparties en 8 groupes, éléments asphériques,
    Distance minimale de mise au point : 80 cm.
    Stabilisation optique
    Diamètre de filtre :67 mm.
    Tropicalisé
    Longueur de l’objectif : 9.2 cm
    Poids : 475 grammes

    Les deux objectifs bénéficient de joints d’étanchéité afin de parer l’intrusion de poussières ou d’humidité.
    Une bague de mise au point permet la mise au point manuelle.

    Compatibilité : Sony A7, A7 II, A7r, A7s.

    Le prix devrait tourner autour de 1 299 € pour le 25 mm et 999 € pour le 85 mm (tarifs non définitifs).

    Disponibilité :  juillet 2015


    L’offre Sony est désormais vraiment très complète et chacun pourra y trouver l’optique qu’il souhaite.


    Mise à jour 26 octobre 2016

    Le gestionnaire Michael Pollmann de Zeiss Batis a écrit : « Les objectifs Batis tropicalisés peuvent résister à une tempête de sable ».
    il a également ajouté :


    A propos de la pénurie de production :
    Nous avons tout simplement sous-estimé la demande pour ces objectifs. Nous avons dû augmenter notre production à plusieurs reprises avant que nous soyons en mesure de répondre à la demande. Mais cela devrait désormais appartenir au passé. Récemment, notre production a été significativement plus élevée, ce qui nous permet de repondre aux commandes.
    A propos de la tropicalisation
    Pour les tests de résistance à l’eau, nous avons notre propre laboratoire de test sur le site, pour la résistance à la poussière, nous utilisons un laboratoire de test externe. Les deux tests sont effectués dans des tests très sévères. Les optiques sont directement exposées à l’eau (simulant la pluie) et à la poussière. La «poussière» utilisé dans le test est donc extrêmement fine. Un grain de sable est énorme par rapport à cette poussière. Il est plus comme une poudre fine. L’optique se trouve dans la chambre d’essai et la poudre tourbillonne autour de l’objectif pendant des heures. Après l’essai est coupé, la poudre se dépose et à la fin l’optique est totalement couverte de poudre. Je ne peux pas penser qu’une situation de vie réelle, se rapproche de ce test. Peut-être une tempête de sable, mais qui n’est probablement pas la situation typique, lorsque vous exposez un objectif à l’environnement … Néanmoins, les lentilles Batis ont passé tous les tests.

    ______________________________________________________________

    Voir aussi (cliquez sur le lien) :

    Objectifs pour les hybrides Sony Full frame 24×36 en monture FE