• Et si on parlait des trépieds

    trépied Manfrotto 190X avec rotule


    Pourquoi un trépied ?

    Déjà lorsque vous allez devoir utiliser des temps de pose trop longs pour éviter le flou de bougé à main levée. Par exemple pour des scènes de nuit ou photographier la Lune. Également lorsque vous désirez photographier un concert. Ou encore pour des photographier des scènes animalières où il faut parfois attendre de long moments avant de pouvoir photographier l’animal. Ça évite de porter l’appareil et le gros télé pendant si longtemps que vous finirez par avoir des crampes.
    Également en plein jour lorsque vous utilisez un filtre neutre ou des poses longues pour un effet de filé d’eau par exemple. En vidéo pour filmer avec des images parfaitement horizontales tout le temps du suivi, pour un paysage large par exemple, dans ce cas il vous faudra une tête vidéo mais j’en parlerai un peu plus loin dans le choix du trépied.
    Pour des auto-portraits aussi et ce sera plus pratique qu’un téléphone surtout si vous souhaitez vous prendre en entier ou dans un décor.
    Autres utilisations : Photographier ou filmer les feux d’artifice, on a alors pas à porter tout le matériel pendant toute la durée du feu d’artifice. Utile aussi lorsque vous pratiquez le lightpainting. Pour prendre en photo des gouttes d’eau où il faut un certain temps et un nombre d’essais certains pour arriver à avoir une belle goutte d’eau avec une jolie forme, on règle le trépied à la bonne hauteur et position et on prend le nombre de clichés voulus, attention, même au goutte à goutte pas facile de choper le moment exact voulu (pensez à vider votre carte mémoire avant car il faut un certains nombre d’essais avant d’avoir les photos désirées, l’idéal est d’avoir en plus une télécommande pour déclencher très rapidement, mais c’est un autre sujet).


    goutte d'eau


    Je l’avais prise il y a quelques années, il faudrait que je reprenne l’originale de meilleure qualité mais elle est loin dans mes archives. J’avais du prendre au moins 60 photos avant d’avoir celle-ci !

    Et puis aussi… si vous vous promenez dans des lieux pas trop sûrs, on ne sait jamais un bon coup de trépied ça peut servir (je blague bien sûr).
    Des petits trépieds de table ou qui s’accrochent dans les arbres sont aussi parfois intéressants mais aujourd’hui je vous parle des « vrais » trépieds.


    Comment choisir parmi les centaines de modèles disponibles ?

    Le choix est immense, les prix déroutants de 10 à plus de 2 000 euros !

    Le plus important : La stabilité et la solidité. Il ne faut pas qu’il risque de se renverser à la moindre brise, il doit supporter votre appareil même en cas de vent. Oui je sais nous rêvons tous d’un pied de moins d’1 kg mais… malheureusement il ne sera pas assez solide pour supporter un hybride avec un bon objectif et encore moins un reflex.
    L’idéal est d’avoir deux trépieds un trépied de voyage et un trépied bien lourd pour les photos importantes que vous devez à tout prix réussir. Mais dans mon analyse je vais vous parler en priorité des trépieds polyvalents et pas trop chers.
    Prenez le poids de votre boitier avec le plus gros objectif que vous avez, ensuite multipliez le par 1,5 ou 2. Votre trépieds doit pouvoir supporter ce poids c’est très important. Vérifiez donc toujours que le trépied qui vous plaît puisse supporter ce poids. La charge supportée est toujours indiqué dans le descriptif du pied.

    Le poids : Plus le trépied sera lourd, plus il sera stable. Inconvénient la charge à porter. Il faut donc trouver un bon compromis.

    La matière : évitez à tout prix les trépieds en plastique. Il vous reste le choix de l’aluminium ou des trépieds en fibre de carbone mais sachez que ceux en carbone valent le double. La fibre de carbone est clairement un cran au-dessus : elle sera plus stable à poids égal (ou plus légère à stabilité égale), plus résistante aux vibrations, et d’une manière générale un peu plus durable (elle résistera notamment mieux au sel). Personnellement j’ai toujours eu des trépieds en alu même si je rêve d’un pied en fibre de carbone, j’en trouve le prix exagéré et je préfère acheter un bon objectif mais tout dépend des moyens que l’on veut accorder à sa passion.

    La hauteur du trépied : il y en a de toutes les tailles mais faîtes-y attention, un pied d’1,20 ou 1,30m de hauteur maximale est trop petit à moins de vouloir vous casser le dos en restant penché. En principe, déplié, il doit pouvoir vous arriver à l’épaule. Pensez aussi que plus il peut monter haut, plus il sera pratique, ce serait bête de vouloir prendre une photo par dessus un mur et de se dire « Flûte il me manque 20 cm ! ».

    La hauteur minimale : plus il y a de sections plus il pourra être bas, mais plus il y a de sections moins le trépied est stable. De plus il faudra plus de temps pour le mettre en place si vous l’utilisez à hauteur maximale. Le mieux est un trépied à trois sections avec des angles de jambes réglables qui, pour certains, permettent des prises de vues au ras du sol comme celui-ci qui peut s’aplatir complètement :

    Trépied permettant des prises de vues au ras du sol


    Autre chose importante : le système de blocage des pieds

    Deux choix :

    À vis :

    réglage des pieds à vis

    Vous dévissez pour débloquer, vous vissez pour bloquer. A faire sur chaque section du pied, je trouve ça un long et fastidieux quand on doit s’y reprendre à plusieurs fois pour avoir la hauteur désirée et encore plus quand le terrain est en pente. Il faut bien penser à serrer les vis fortement pour ne pas avoir des surprises d’une des vis du pied pas assez vissée et une jambe qui s’affaisse une fois le boitier fixé sur le trépied.


    À clapets :

    réglage des pieds à clapets


    Vous débloquez, vous tirez, vous rappuyez, vous bloquez. C’est très simple et rapide à faire. Il y a quelques années le système à clapets laissait parfois à désirer maintenant le système est très fiable et solide. C’est le choix que je privilégie quand il est disponible.


    réglages de la hauteur des pieds à clapets


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