• Hybride Olympus E-M1 au début on fait Whaouuu… oui mais…

    Olympus E-M1 de face


    Il est beau, il est doté d’un excellent capteur CMOS Sony micro 4/3 de 16 millions de pixels sans filtre passe-bas, d’un superbe viseur, d’accès directs à la mise au point et l’exposition, de deux touches personnalisables supplémentaires sur la face avant et il est tropicalisé.

    Olympus dit avoir amélioré l’autofocus : des détecteurs de phase intégrés au capteur permettent de fonctionner bien plus fluidement qu’auparavant. La rafale atteint 6,5 im/s avec autofocus continu (mais ce dernier n’est pas aussi précis qu’avec un reflex dans ce mode).

    La stabilisation sur 5 axes de l’OM-D E-M5 est reprise.

    Le barillet des modes reçoit un verrouillage.

    Pas de flash intégré mais avec les montées en sensibilités possibles avec les appareils de dernière génération celui-ci devient de moins en moins utile à part pour déboucher parfois les ombres des premiers plans, néanmoins comme pour les Sony Nex, un petit flash FL-LM2 est fourni avec l’E-M1.

    L’E-M1 permet des réglages de la sensibilité de 100 à 25 600 iso. L’E-M1 est en amélioration sur la gestion du bruit par rapport à l’O-MD E-M5.

    L’écran tactile de 3 pouces et 1 037 000 de points s’incline de 80 ° vers le haut et de 50 ° vers le bas.
    Le viseur électronique est encore mieux défini avec  2 360 000 millions de points et un grossissement x 0,74.


    E-M1_dos

    Les menus n’ont malheureusement pas été améliorés bien au contraire ! On a pas fini de se prendre la tête avec maintenant onze onglets et presque 80 options !!!


    E-M1-noir_sous_la_pluie

    Caractéristiques

    Boitier tropicalisé (étanche à la poussière et à la pluie) en alliage de magnésium.

    Format d’image : carré, 4:3, 3:2, 16:9
    Format de fichier : Jpeg, Raw et MPO

    Vitesse d’obturation : 1/8000 s à 60 secondes et 1/320 sec en synchro x au flash (avec un flash externe). Vitesse réglable par pas de 1/3, 1/2 ou 1 IL.
    Un mode Bulb est disponible, et défaut pour une exposition jusqu’à huit minutes, mais qui peut être augmenté jusqu’à 30 minutes.

    Modes d’exposition :

    • iAuto
    • Programme AE
    • Priorité à l’ouverture
    • Priorité vitesse
    • Manuel
    • Sélection de scène
    • Art Filter

    + de nombreux modes scènes (Portrait, e-Portrait, Paysage, Paysage + Portrait, Sport, Nuit, Nuit + Portrait, Enfants, High Key, Low Key, mode DIS, Macro, Nature Macro, Bougie, Coucher de soleil, Documents, Panorama, Feux d’artifice, plage et neige, Fish eye, etc.)


    Mode de mesure :

    • Multi
    • Pondérée centrale
    • Spot


    Correction d’exposition : ± 5 (à 1/3 IL, 1/2 IL, 1 IL)

    Balance des blancs 7 présélections et possibilité de la personnaliser.

    Réglages possibles sur : netteté, contraste et saturation.

    Autofocus :

    • Détection de contraste (capteur)
    • Détection de phase
    • Multi-zone
    • Central
    • Sélectif à point unique
    • Localisation
    • Simple
    • Continu
    • Touché
    • Détection des visages
    • Live View


    Mise au point manuelle : oui


    VIDEO :

    Format :

    • H.264
    • Motion JPEG

    1920 x 1080 (30 fps), 1280 x 720 (30 fps), 640 x 480 (30 fps) avec enregistrement stéréo. La vidéo n’est toujours pas le point fort du boitier. On note tout de même une prise pour brancher un microphone externe.

    Intervallomètre qui permet 999 images en une seule séance time-lapse. Le plus long intervalle de temps est de 24 heures avec une source d’alimentation externe.


    WI-FI

    L’E-M1 hérite du Wi-Fi pour les prises de vues à distance et le transfert d’image sur smartphone ou tablette mais il est dommage qu’Olympus n’ait pas opté pour le NFC ce qui facilite énormément les connections entre l’appareil et le smartphone ou la tablette.

    Un grip supplémentaire peut être ajouté sous le boitier pour les prises de vues à la verticale, avec report des principaux boutons sur le grip.
    L’appareil avec le grip :


    EM1 en main


    A noter : Au niveau de la dynamique il faut saluer Olympus et ce boitier qui offre la meilleure dynamique de tous les micro 4/3 et est en nette progression par rapport à l’OM-D E-M5 sorti précédemment. Il bat même à ce niveau le Sony Nex 6 et le Fujifilm X-M1 pourtant dotés de capteurs APS-C.

    Cartes mémoire : SD / SDHC / SDXC. L’E-M1 a sa propre porte pour la carte mémoire (comme pour les reflex), plutôt que d’être logé avec la batterie, il est donc facile d’accéder à la carte même lorsque l’appareil est monté sur un trépied.
    Energie : Batterie BLN-1 lithium-ion permettant environ 350 photos par charge.
    Connection : USB 2.0 (franchement ils auraient pu faire l’effort de l’USB 3.0) et micro HDMI.
    Dimensions : 13 x 9.4 x 6.3 cm (ce n’est donc pas un boitier compact, c’est même d’ailleurs le plus gros des micro 4/3).
    Poids : 497 grammes (boitier nu)
    Construction : Alliage de magnésium.


    E-M1-dessus

    Sur le dessus du boitier il va falloir prendre vos marques ;-)
    Notez le bouton central au milieu du sélecteur de mode donnant la possibilité de verrouiller le sélecteur de mode ou de le laisser libre de rotation.

    bouton_HDR


    Un bouton surélevé en haut à gauche de l’appareil comprend deux touches, dont chacune présente deux paramètres dans le viseur lorsque vous appuyez dessus.

    Rafale, retardateur et HDR d’une part, AF et mode de mesure d’autre part.

    Par exemple appuyer sur le boutonAF et de mesure présente des options de mode autofocus au bas de l’écran et les modes de mesure en haut de l’écran, le réglage se fait en tournant la molette.



    Il existe deux modes HDR :

    Le mode HDR 1 prend trois expositions et essaie de donner une image d’une manière subtile et réaliste.

    Le mode HDR 2 prend quatre expositions et les résultats sont beaucoup plus extrêmes.

    Ces deux modes font une tentative de l’auto-alignement et tente de corriger les mouvements du sujet mais il vaut mieux éviter de bouger pendant la prise de vue. Un mode bracketing existe si vous préférez combiner les images vous même plus tard, sur votre ordinateur – cette option se traduira par une meilleure qualité globale.

    Le mode bracketing n’est pas seulement limité à l’exposition, vous pouvez travailler en bracketing sur la sensibilité ISO, balance des blancs, le flash et les filtres artistiques.

    Le mode Starlight est similaire au mode Crépuscule à main levée de Sony, huit images sont prises en rafale, puis empilées. Le résultat est une image en hautes sensibilité et faible éclairage avec des niveaux de bruit inférieurs à ce que cela serait avec une prise de vue unique, mais la technique est à utiliser pour des sujets statiques.


    boutons_objectif


    L’E-M1 comprend aussi deux boutons personnalisables discrets sur l’avant du boitier à droite de l’objectif. leurs formes différentes permet de les distinguer par le toucher.

    Par défaut le bouton du haut sert à régler la balance des blancs et celui du bas à tester la profondeur de champ.




    La fonction PhotoStory permet de capturer plusieurs images en séquence, puis elles sont combinées à huis clos pour en faire une image unique.

    Des filtres artistiques sont proposés avec l’E-M1 ils comprennent un filtre Diorama mis à jour, qui peut désormais opter pour brouiller la gauche / droite de l’image, ou haut / bas, si par exemple vous prenez un portrait avec une mise au point sur les yeux du sujet, le filtre permet de souligner les yeux encore plus en adoucissant le reste de leur visage et le fond qui seront plus flous. D’autres filtres artistiques comprennent Pop Art, Soft Focus, Pale & Couleur Lumière, Ton léger, Film granuleux, Pin Hole, Traitement croisé, sépia doux, tons dramatiques, des lignes, et l’aquarelle. Des Effets d’art peuvent être jumelés avec ceux-ci et incluent Soft Focus, Pin-Hole, Bords blanc, Cadre, Etoiles, défocalisation, Noir et blanc (filtres jaune, orange, rouge ou vert), et la tonalité de l’image (sépia, bleu, violet ou vert .) Notez que tous les effets ne peuvent pas être jumelés avec tous les filtres.

    Si j’ai bien compris vous pouvez également régler le système de mesure de l’appareil en réglage boitier de 1 à  -1 IL, et cet ajustement sera appliqué à toutes les expositions, même si aucune compensation d’exposition est réglée. (et si vous réglez la correction d’exposition, le réglage boitier sera ajouté ou soustrait de la valeur réglée.) C’est une fonctionnalité utile si vous trouvez que l’appareil montre constamment une sous-ou sur-exposition.

    Il y a énormément de possibilités de personnalisation de divers boutons, ce boitier est un peu une usine à gaz mais si vous vous en servez souvent (pour vous rappeler comment vous l’avez personnalisé) ce seront autant de boutons de raccourcis, parce que le fouillis des menus…

    Le moiré et les capteurs sans filtre passe bas :

    Exemple :


    Le moiré apparaît la plupart du temps lorsque la photo comporte des sujets répétitifs. L’E-M1 comme tous les boitiers sans filtre passe bas ne fait pas exception à la règle. On voit sur l’image des artefacts chroma (colorés) dans le coin inférieur gauche et beaucoup de moiré en luminance sur le reste de la photo dans ce qui devrait être des persiennes en diagonale sur le devant de l’immeuble. Il n’y a vraiment rien à faire en post-traitement sur le moiré en luminance, la photo est bonne pour la poubelle. Vous risquez de rencontrer ce problème sur les textures de tissus dont la trame est répétitive, les écailles de serpents ou de lézards, l’architecture, et parfois dans les feuilles des arbres, etc. Cela ne tient pas spécialement à l’E-M1, tous les boitiers sans filtre passe-bas sont sujets au moiré. Il est certain que si vous êtes photographe de mode par exemple il vaudra mieux choisir un appareil photo avec un capteur doté d’un filtre passe bas.

    C’est la nouvelle mode de sortir des appareils sans filtre passe-bas. Cela permet un gain de netteté sur l’ensemble des images mais cela a comme ici tendance à produire du moiré dès que l’image comporte des détails répétitifs. Vous choisirez donc votre appareil photo, en connaissance de cause.

    Ce qui change par rapport à l’OM-D E-M5 :

    Le filtre passe-bas qui a été oté sur l’E-M1
    L’ajout pour l’autofocus de la mise au point automatique à détection de phase sur le capteur.
    Un viseur nettement mieux défini.
    Une meilleure gestion des hautes sensibilités.
    L’encombrement.

    Un appareil dont j’ai apprécié la tenue en main très agréable, c’est un boitier quand même assez gros pour un hybride mais ça reste raisonnable. Les images sont d’excellente qualité, son gros moins concerne les menus toujours aussi fouillis et mal traduits.

    Bien des qualités pour ce boitier qui vous donnera de très belles images mais là où surtout le bât blesse… c’est le prix ! 1200 euros nu (certains parlent même de de 1499 euros nu !) et en kit accompagné d’un 12-40 mm f/2,8 (équivalent 24-80 mm) il atteint 2300 €.

    23 septembre 2013 : C’est confirmé c’est 1499 euros boitier nu !!!!

    Disponibilité : octobre 2013


    Mise à jour 20 novembre 2013

    Il est dans mon top 10 pour l’année 2013 parmi les 5 hybrides que j’ai classés.

    il obtient 4 étoiles et demie


    Son prix trop élevé lui coûte une demie étoile au sein des hybrides.



    Un nouvel objectif zoom un zoom 40-150mm f/2.8 constant est prévu dans pour le second semestre 2014.


    Quand on voit les prix chez les concurrents :

    Panasonic GX7 (capteur micro 4/3) avec 14-42mm (équivalent 28-84mm) sous les 1 100 euros, du Fuji X-E1 (avec capteur de reflex APS-C) à 1089 euros avec objectif 18-55mm f/2.8-4 (équivalent 27-82.5mm) et sous les 800 euros boitier nu (ok avec un autofocus bien plus lent) et le Sony Nex 6 (avec capteur de reflex APS-C) autour de 700 euros avec le 18-55mm (équivalent 27-82.5mm) ça donne quand même à réfléchir sur le prix pratiqué par Olympus !!!


    Olympus M.Zuiko 12-40mm f/2.8 constant

    olympus-zuiko-12-40mm-f/2-8_constant

    Olympus a annoncé également le lancement du zoom 12-40mm f/2.8 PRO (équivalent à un 24-80mm). L’objectif est étanche à la poussière, au gel et résistant aux éclaboussures, comme l’Olympus OM-D E-M1 qu’il accompagne.  C’est un objectif zoom à ouverture f/2.8 constant.  L’objectif offre la possibilité de prendre des photos macro au télé à une distance minimale de 20 cm. Il dispose d’un revêtement ZERO aidant à minimiser les images fantômes et les reflets.

    14 éléments en 9 groupes dont 1 lentille asphérique, 1 lentille asphérique double face, 2 éléments en verre ED, 2 éléments en verre HR, 1 élément en verre EDA et 1 élément en verre HD.
    Taille de filtre : 62 mm
    Mise au point minimum : 20 cm
    Stabilisation : non


    Vu le prix du kit avec l’E-M1 il faudra aussi compter plus de 1 000 euros pour le zoom seul.


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    Voir aussi en hybrides micro 4/3 (cliquez sur le lien) :

    Panasonic GX7

    Objectifs fixes et zooms pour micro 4/3


    Hybrides à capteur de reflex APS-C :

    Sony Nex 6

    Hybride Sony Nex 5T

    Fuji X-E1 un X-Pro One II



    21 responses to “Hybride Olympus E-M1 au début on fait Whaouuu… oui mais…”


    • pepite

      C’est un appareil que je trouve une peu trop gros et à ce prix là on trouve d’excellents reflex experts comme le Pentax K5 II tropicalisé à 850 euros pas plus imposant que l’Olympus E-M1.

      Dommage car la qualité des images est irréprochable en tenant compte de la taille du capteur et le piqué semble excellent sur les fins détails.

      Voilà un boitier très alléchant pour les experts mais dont le prix est exagéré. Je regrette qu’Olympus n’ait pas fait un effort au niveau de la structure des menus qui sont les plus mal organisés que j’ai pu voir. Un boitier qui aurait pu être presque parfait. Heureusement que la qualité d’image de haut vol est là.

      La principale qualité des hybrides était un encombrement moins important que les reflex mais ceux qui ont de grandes mains préfèreront peut être cet appareil si l’encombrement et la visée optique ne sont pas leurs premiers critères de choix. Mais à l’heure ou l’on trouve des reflex entre 400 et 500 euros en boitier nu chez les grandes marques (Canon ou Nikon) et des reflex ou hybrides experts autour des 1000 euros je ne sais pas si Olympus arrivera à vendre correctement son E-M1.

      Il a tout de même de grandes qualités : son stabilisateur 5 axes, son châssis magnésium et sa tropicalisation. La principale étant un autofocus rapide comme l’éclair. La qualité d’image pour un micro 4/3.

      Principaux défauts : des menus qui sont un fouillis indescriptible, et des traductions de ceux-ci pas toujours compréhensibles. Le capteur micro 4/3 pour ceux qui aiment travailler sur des fonds bien flous pour faire ressortir leur sujet bien net. Le Raw de seulement 12 bit. L’encombrement et le Prix.

      Je ne comprends pas trop pourquoi avoir reporter la gestion des modes de prises de vues (rafales, zones AF, mesure de la lumière) sur le haut du boitier alors qu’il était possible de les mettre classiquement sur le pad arrière, plus facilement accessible sans avoir à quitter l’oeil du viseur.

      Malgré tout les hybrides sont tout de même des boitiers de rêve pour la plupart, encombrement réduit (hormis l’Olympus E-M1 et le Panasonic GH3), très belle qualités d’image équivalente à des reflex de moyenne gamme, live view en temps réel sur l’écran, écrans basculables ou orientables sur la plupart des hybrides mais il faut que l’on reste dans des prix corrects.

      Quand on voit le prix du Sony Nex 6 (avec capteur de reflex) autour de 700 euros avec le 18-55mm (trois fois moins cher) ça donne quand même à réfléchir !!! … de quoi s’offrir de belles optiques pour accompagner le boitier.


    • pepite

      Article complété aujourd’hui.

      …15h49 mise à jour de l’article terminé, je vous ai aussi ajouté les caractéristiques du nouveau zoom 12-40mm f/2.8 constant qui fera partie du kit.

    • hello pepite,
      je suis allé voir sur focus numérique ce qu’ils en pensent…
      voici quelques réponses: Avec de tels arguments, nul doute que l’E-M1 saura se faire une place dans le cœur des photographes professionnels et amateurs, exigeants à la fois solidité et réactivité en toutes circonstances.
      et: Le RAW n’est quant à lui que sur 12 bits, un peu léger pour un appareil professionnel. anéfé…
      mais zaussi: Le nouvel OM-D E-M1 sera disponible dès le mois d’octobre au prix de 1499 euros nu. Et là ça calme!
      Bonne journée pépite!


    • pepite

      Bonjour Jean-Yves,

      Oui ça correspond à ce que je disais.

      Une qualité d’image de haut vol mais avec encore un peu de manque de dynamique, dommage.
      Pour les retours tout le monde semble d’accord pour dire que la qualité d’image est vraiment superbe.

      Pour le prix oui comme tu dis ça calme. Surtout si c’est confirmé que ce soit dans le haut de la fourchette soit pratiquement 1500 euros… boitier nu !

      Il faudra voir ce que Sony va annoncer d’ici la fin de l’année comme hybride expert.

      Cela dit il faut avouer qu’il est vraiment très beau cet appareil.

      auto


    • pepite

    • Corbes

      Bon, je vais garder mon bon « vieux » E-M5….qui continue à m’épater tous les jours : pour m’amuser et tester les limites de la stabilisation 5 axes, j’ai fait une série de photos dans une église assez sombre, en gardant la sensibilité minimale de 200 ISO.

      La règle que je déduis de ces essais est que, à main levée, on peut diviser par 3 la focale des objectifs 4/3 (donc par 6 l’équivalent 24×36) pour obtenir la vitesse à laquelle, avec un peu de précaution, on obtient à coup sûr une image nette ! Soit : 1/6 sec pour l’objectif 20 mm (40 mm), 1/3 de secondes pour la focale 14 mm (28 mm) et 1/15 sec pour le 45 mm (90 mm).

      Alignez vous avec un reflex…


    • pepite

      Je ne pense pas qu’il y ait une différence si énorme entre l’E-M1 et ton E-M5, mais il y a quand même une amélioration au niveau du viseur, au niveau de l’autofocus, avec un piqué semble-t-il en progrès. Pour le wifi le gros regret est qu’il ne soit pas NFC !
      Mais de là à vouloir le vendre ce prix là ! Tout le monde est bien d’accord, trop cher, surtout quand on pense que dans un an il sera remplacé et qu’on aura bientôt les capteurs organiques je ne pense pas effectivement que ça vaille le coup que tu changes ton OMD pour l’E-M1.

    • Bonjour,
      j’ai 2 questions :
      1) Comment le piqué est-il amélioré?
      2) Pas de filtre passe-bas => moiré. Pourtant je croyais que des softs étaient capables de les faire disparaître, certains boîtiers l’ont même intégré. Si Olympus ne l’a pas fait, peut-on espérer une mise à jour du firmeware?


    • pepite

      1) Le piqué est amélioré par l’absence de filtre passe-bas.
      2) Mais revers de la médaille cette absence entraîne du moiré sur certaines images à dessins répétitifs. Olympus a intégré une correction légère et l’E-M1 ne produit pas plus de moiré qu’un autre boitier (de n’importe quelle marque) sans filtre passe-bas mais il est impossible de supprimer entièrement le moiré. On s’en rend bien compte sur l’image postée dans l’article, il faudrait que le logiciel soit capable de re-créer la réalité à partir de l’image abîmée.

      Cela dit le pourcentage de moiré est très faible sur l’ensemble des images.
      Malgré tout certains testeurs préfèreraient que cette suppression du filtre passe bas ne se généralise pas trop.

      Pentax a eu la bonne idée de proposer deux versions de son boitier K5 II, une avec filtre passe bas (K5 II) et une sans filtre passe bas (K5 IIs), laissant le choix au photographe de choisir l’option qu’il préfère. Je trouve que c’est une bonne idée.

      Un autre exemple de moiré sur le tissu du sac:

      auto

      Sur cet exemple apparaissent des bandes et des formes successives rouges/bleues alors qu’en réalité le sac est de couleur uniforme.
      Le moiré apparaît quand une fine trame (comme par exemple la texture d’un tissu, ou les lignes parallèles dans l’architecture) se superpose à la trame du capteur numérique.

      Il existe quelques techniques pour aider à réduire l’effet de moiré :

      - Changer d’angle de prise de vue
      Certains angles de l’appareil et du sujet peuvent provoquer du moiré. Changer légèrement l’angle de prise de vue peut éliminer ou atténuer l’effet de moiré s’il est présent.
      - Changer la position de l’appareil photo
      - De même, changer la position et l’angle de l’appareil en le déportant plus vers gauche ou vers la droite, ou haut ou bas peut réduire l’effet de moiré.
      - Changer l’endroit de mise au point.
      Le moiré est causé par des mises au point faites sur des sujets très détaillés comportant de fines trames ; changer légèrement l’endroit de mise au point peut aider à éliminer le moiré.
      - Changer de focale
      Différents objectifs ou différents paramètres de focale peuvent être utilisés pour atténuer ou éliminer le moiré.

      Le moiré apparait quand on cherche à enregistrer des détails plus fins que ce que peut fournir le capteur de par l’écartement des pixels.
      De plus le moiré se produit quand le pouvoir séparateur de l’optique est supérieur à celui du capteur, d’où le filtrage (avec un filtre passe-bas) qui « casse » les qualités de finesse de l’optique pour les aligner avec celles du capteur.

      Autre exemple sur ce mur avec altération des couleurs, le mur supérieur étant en ardoises :

      auto

      On remarque aussi même si c’est moindre une altération des couleurs sur le mur du bas.

      L’altération des couleurs se produit lorsque la lumière provenant d’un objet ne s’enregistre pas sur tous les capteurs couleur RVB, ce qui modifie la couleur enregistrée. Le moiré et l’altération des couleurs se produisent généralement ensemble dans les images numériques.

      (si plus tard vous voulez retrouver la définition du moiré, vous pouvez la retrouver dans la liste des mots barbares, onglet au-dessus des articles).

      LE FILTRE ANTI-ALIASING (A-A) ou FILTRE PASSE-BAS

      Le principe de ce filtre est d’étaler la lumière qui arrive sur un sous-pixel pour qu’elle recouvre un pixel entier.
      Son fonctionnement est basé sur des principes de polarisation de lumière. Le résultat est qu’un faisceau lumineux est divisé en deux faisceaux formant un très léger angle :

      auto

      Si un motif (un trait) présente une épaisseur inférieure à la taille d’un pixel, la position exacte du centre de cette ligne sera indéterminée à l’échelle microscopique (sub-pixel) et le dispositif ne pourra pas l’afficher à son emplacement exact. Le capteur va donc enregistrer cette ligne inclinée mais de manière bien particulière : il va activer alternativement le pixel d’une colonne puis va sauter en quinconce sur le pixel d’une autre colonne située sur une autre ligne, et ainsi de suite. Le résultat ne sera pas une ligne régulière mais un escalier, le phénomène bien connu de la pixelisation.
      La meilleure solution pour lisser cet aspect irrégulier consiste à rendre les détails les plus fins aussi larges que les pixels pour éviter ce saut intempestif entre lignes et colonnes. On peut également ajouter des pixels gris pour accentuer subjectivement l’effet dégradé ce qui donnera l’impression visuelle de lisser la ligne oblique tout en la replaçant approximativement à sa position réelle à l’échelle microscopique. C’est la fonction du filtre anti-aliasing, qu’il soit hardware ou software. A présent, la ligne inclinée donnera le même effet sur le capteur qu’un trait corrigé pour l’effet d’aliasing sur un écran.

      Quand se manifeste l’effet d’aliasing ?
      Cet effet se produit au cours de l’échantillonnage numérique c’est-à-dire, dans le cas d’un APN, au cours de la transformation du signal analogique en signal numérique, donc avant son enregistrement par le capteur et sa transposition sous forme de pixels.

      De manière générale, dans un système digital, qu’il s’agisse d’un APN, une caméra vidéo ou une carte vidéo d’ordinateur, le crénelage apparaît lorsque la fréquence spatiale d’échantillonnage est inférieure aux plus petits détails présents dans le signal. Autrement dit, dans un APN le but de l’anti-aliasing est d’éviter que le capteur n’enregistre des détails inférieurs à ce qu’il peut résoudre.
      Un filtre anti-aliasing ne sert donc pas à corriger un crénelage existant mais c’est au contraire une mesure préventive qui évite l’apparition de cet effet.

      Comment fonctionne un filtre anti-aliasing ?
      Sur le plan théorique c’est un filtre passe-bas, un filtre qui atténue ou coupe les hautes fréquences spatiales. Quelle que soit la méthode de correction, hardware ou software, le filtre anti-aliasing doit être appliqué avant l’étape d’échantillonnage qui convertit le signal analogique en signal numérique. En effet, si l’opération est effectuée après l’échantillonnage numérique, il sera impossible d’isoler les défauts d’aliasing des véritables pixels composant l’image.

      Le filtre est dit passe-bas car il laisse passer les basses fréquences du domaine spatial mais bloque les fréquences spatiales élevées. Les hautes fréquences spatiales représentent tous les petits détails présents dans l’image, par exemple les feuilles d’un arbre, les cils des yeux, les grains de sable, les reflets dans l’eau, un motif complexe, un champ lointain contenant des milliers de plants, une surface rugueuse, etc, tandis que les basses fréquences spatiales représentant à l’inverse toutes les grandes zones uniformes présentant peu de détails ou épaisses, des détails clairement visibles comme par exemple le tronc d’un arbre lisse, une route, le ciel bleu, etc, qui ne sera donc pas affecté par le filtre.

      Le principe du filtre anti-aliasing est donc de discriminer dans l’image certaines zones présentant une fréquence supérieure à un seuil déterminé et les corriger avant que l’image ne soit enregistrée par le capteur photosensible. Si cette correction n’est pas effectuée, le traitement numérique va générer des artefacts lors de la construction de l’image RGB. Grâce à ce filtre, le résultat donnera une image dans laquelle les hautes fréquences seront lissées et paraîtront légèrement floues et, si la méthode est au point, sans générer d’artefacts.
      D’un point de vue digital, une image analogique non corrigée contient de fausses hautes fréquences (des fréquences « crénelées ») qui ne devraient pas apparaître étant donné la bande passante (résolution) limitée de l’appareil (capteur ou écran). Ces défauts vont notamment générer des effets de moiré coloré sur les photographies.

      Ce filtrage est nécessaire car l’APN comme l’ordinateur ne peuvent traiter que les données correspondant à la bande passante du périphérique, c’est-à-dire de la taille des photodiodes du capteur dans le cas de l’APN.

      Il faut donc faire un choix entre piqué superlatif mais avec des risques de moiré, et image un peu moins piquée mais que l’on peut accentuer en post-traitement sans risque de moiré.

      A noter que suivant les boitiers le filtre passe-bas peut-être de faible ou de fort intensité.


    • MOTO78

      Merci Pépite pour ton blog toujours passionnant.
      J’ai un EM5 après plusieurs G Panasonic et réflex Olympus. La conception des menus et la navigation de l’EM1 sont une vraie jungle, comme si Olympus ajoutait des lignes d’options à la sortie de chaque nouveau boîtier.
      Avec en plus la validation d’options sans confirmation au bout de quelques secondes, l’impossibilité de revenir dans le menu à la dernière modification, bref un appareil que l’on n’achète QUE pour ses qualités photographiques.
      Je conserve pour les images au quotidien un GF5 et un J One Nikon, acquis un peu par hasard, qui fournit de bonnes images et dont la simplicité est à l’opposé de l’EM5. Je ne sais pas si l’EM1 se vendra bien surtout au prix où il proposé. Depuis l’abandon des réflex par Olympus une partie de leurs clients est allé voir ailleurs et l’argument d’un AF performant avec les belles optiques 4/3 arrive bien tard. Il est probable qu’il améliore la QI de l’EM1 mais je pense que les prochaines générations de capteurs issus des alliances Sony/Olympus et Fuji/Panasonic apportera un vrai progrès en matière de dynamique, plus importante pour mon usage que des isos à 12.800


    • pepite

      Et attention car pour les optiques 4/3 il faudra toujours une bague d’adaptation pour les monter sur l’Olympus E-M1 qui conserve une monture micro 4/3.


    • pepite

      C’est confirmé c’est 1499 euros boitier nu sans objectif et plus de 2200 avec le 12-40mm.

      Dpreview confirme qu’ils ont eu du mal à le régler en disant que c’est l’appareil le plus complexe à mettre en place qu’ils aient essayé. Ca ne m’étonne pas vu que les menus étaient déjà une sacrée jungle alors avec les options supplémentaires sans en avoir fait le ménage j’imagine ce que ça doit être !!! Cela dit il trouve la qualité générale de haut vol pour un micro 4/3.

      Les premiers tests sont vraiment positifs. Pour ce qui est de l’ergonomie des menus on s’y attendait malheureusement.


    • Corbes

      Dpreview ayant eu l’excellente idée de mettre en service une nouvelle mire de test, j’en ai profité pour comparer dans le détail le tout nouveau M1 avec son « ancêtre » le M5.

      Bien sûr, j’ai comparé les fichiers RAW, la seule comparaison qui rende bien compte des performances du capteur, puisque les fichiers JPEG sont passés par la moulinette du traitement interne au boîtier.

      A près m’être bien esquinté les yeux et avoir promené la zône de crop sur toute la mire, j’en déduis :

      - que, bizarrement, les images du M5 sont un poil plus détaillées que celles de du M1 (ou alors les testeurs ont légèrement loupé la mise au point pour le M1, ce qui m’étonnerait d’eux).

      - qu’il faut atteindre 12800 ISO pour commencer à voir une légère différence de bruit à l’avantage du M1, compensée par le fait que le bruit semble plus homogène sur le M5.

      Bref, si l’on se limite aux performances du capteur, la différence n’est pas significative.

      Le processeur de traitement d’image étant plus évolué que celui du M5, il est probable qu’on hérite de fichiers JPEG ou la différence dans les hauts ISO est plus flagrante qu’en RAW.

      Aller payer 500 € de plus (au moins) pour le reste des améliorations (viseur plus défini, 1/8000ème de sec., Wi-fi, focus peaking, etc…) chacun voit en fonction de ses besoins si ça en vaut la peine.

      Pour moi, c’est tout vu ! Mon fidèle M5 fera encore un bon bout de route avec moi !


    • pepite

      De toute façon pour moi un boitier à ce prix là doit avoir une ergonomie au grand minimum correcte. Olympus n’a même pas fait l’effort de revoir l’organisation et la traduction de ses menus.

      A ce prix on a un choix très large de boitiers, d’autant plus qu’il a pris de l’embonpoint. Tout cela pour qu’il soit remplacé dans moins d’un an et demi, ça fait très cher… et franchement à part en très hauts isos je trouve que le Panasonic GX7 se débrouille bien avec également une obturation jusqu’à 1/8 000ème de seconde, focus peaking, intervalomètre, panorama automatique, le Wi-fi couplé au NFC et si le viseur de l’E-M1 est de 2 360 000 points, le nouveau viseur du panasonic GX7 est de 2 764 800 points et à moins de 1000 euros le boitier nu. C’est déjà 500 euros de moins que l’Olympus.


    • pepite

      Quand on regarde cette photo en affichage 100%, prise avec le 75mm Olympus, c’est tout de même du haut vol :

      olympus_E-M1_portrait

      et sur celle-ci aussi (même objectif) :

      olympus_E-M1_portrait2

      La restitution des fins détails est parfaite.


    • TOLEDANO Jacques

      Merci beaucoup pour votre point de vue qui me semble très objectif.
      Je regrette aussi le prix élevé et je suis un peu déçu que la qualité d’image ne soit que faiblement améliorée par rapport à l’EM5; mais il est vrai que ce premier OMD était déjà très performant et avait été mon coup de foudre lors de sa sortie!
      Je pense tout de même acheter l’EM1 pour bénéficier de l’autofocus performant (pour la photo) avec mes anciennes optiques 4/3.
      A noter que si l’EM1 s’avère cher par rapport à la plupart des reflex, l’EM5 devient parallèlement très abordable: autour de 600€ boitier nu dans une grande enseigne bien connue en France (que je ne cite pas pour éviter la publicité)
      Bonne continuation pour votre blog, JT


    • pepite

      Merci Jacques et ne manquez pas de venir nous dire si vous en êtes content et si vous remarquez une grande différence avec l’OMD-EM5 :-)


    • pepite

      Alors que l’Olympus E-M1 commence tout juste à être livré on parle déjà d’un nouveau boitier OM-D pour les mois de janvier/février 2014 !

      Le boitier serait une mise à jour de l’OM-D E-M5 mais avec le même capteur que l’E-M1 sans filtre AA. Et également le même viseur.

      Les appareils seraient-ils déjà obsolètes à peine livrés ? !


    • pepite

      Ca se confirme, moins de 6 mois après l’OM-D E-M1 on parle déjà d’une annonce d’un OM-D E-M10 qui devrait être annoncé en janvier ou février !


    • pepite

      Olympus a mis à jour le firmware de son appareil photo OM-D E-M1, en ajoutant un mode qui est conçu pour éliminer le flou dû au déclenchement de l’obturateur en utilisant un premier rideau électronique à des vitesses inférieures 1/320sec.

      La mise à jour ajoute également plus d’options pour le contrôle audio pendant l’enregistrement vidéo. La plage dynamique a été élargi lors de l’utilisation du micro externe. Le réglage du niveau sonore peut ainsi désormais être réalisé sur 21 niveaux. Une fonction pour activer le limiteur de volume sonore a été ajouté.

      Le fonctionnement de l’appareil a été amélioré en LiveView.

      Ce firmware 1.3 pour l’E-M1 peut être appliqué en utilisant simplement l’utilitaire « Digital Camera Updater » après avoir connecté l’appareil à un ordinateur en USB, retiré la carte mémoire et chargé la batterie.

      La mise à jour est disponible à cette adresse (page en français) :

      —–> Olympus page de mise à jour pour l’E-M1


    • pepite

      Une nouvelle mise à jour (version 3.0) devrait être disponible ce mois-ci pour l’Olympus E-M1. La mise à jour du firmware dispose d’un algorithme amélioré du mode autofocus en détection de phase, celle-ci permettra d’utiliser le mode rafale avec mise au point en continu à 9 images par seconde (contre 6.5 auparavant en mise au point continue) avec des objectifs pour micro 4/3.
      Le maximum de 10 images par seconde reste pour la mise au point fixe (sur la première image).

      Voilà qui va commencer à être intéressant pour la prise de vue de sujets en déplacements rapides.


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