• Petite sortie macro

    Je reprends avec plaisir mon 40D et mon objectif 100 macro pour photographier ces demoiselles rencontrées par hasard au cours de ma promenade.


    Demoiselle Canon 40D


    Rien de mieux que le réflex pour obtenir de jolis fonds flous qui mettent en valeur ces petites bêtes originales aux très gros yeux composés en fait de milliers d’yeux. J’aurai préféré les fonds encore plus fondus mais ce n’était pas possible car la végétation était quand même assez dense, si j’avais ouvert plus le diaph, les demoiselles n’auraient pas été nettes.

    Elles étaient beaucoup à fêter le beau temps de cette fin d’après midi et j’en ai profité.


    Demoiselle Canon 100 macro


    Je regrette la seconde brindille mais je n’avais pas trop le choix, on ne peut pas demander à ces insectes de se poser où on le voudrait, j’ai fait mon possible pour choisir la bonne lumière et le fond le plus éloigné et le plus uniforme possible afin qu’il soit flou.

    Et un petit accouplement :

    Les photos ont été prises à une ouverture de F/7.1 ou F/8 à 200 iso.



    Demoiselles


    Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la femelle est en dessous.

    Les demoiselles partagent des points communs avec les libellules, qu’on confond souvent. Elles se distinguent cependant énormémént par la taille, les demoiselles ont une apparence plus fragile et sont beaucoup plus petites que les libellules. L’agrion est une espèce du groupe des demoiselles.
    Les demoiselles restent toujours au bord de l’eau, quand elles s’envolent elles reviennent souvent se poser au même endroit ou à quelques mètres et ne s’éloignent pas trop lors de leur vol.

    Elles font parties du groupe des odonates qui regroupe les libellules, demoiselles, agrions, et les lestes. Les yeux énormes des libellules sont en fait composés de milliers d’yeux simples (jusqu’à 30 000).

    Parfois leur vie amoureuse est un peu acrobatique un peu acrobatique, la femelle est en dessous et doit ensuite replier son abdomen pour venir cueillir la semence sous le male :


    Demoiselles acrobates


    Les demoiselles :
    On trouve dans cette branche :
    Les Caloptéryx qui présentent des couleurs souvent métalliques.
    Les Platycnemis : Les tibias des pattes médianes et postérieures sont élargis chez les mâles
    Les Coenagrions : On différencie les différentes espèces en partie par le dessin qui existe sur le deuxième élément de l’abdomen.
    Les Lestes : ce sont les seules parmi les demoiselles à garder les ailes étalées au repos.

    Voilà c’est fini pour aujourd’hui.

    Ah si allez, une petite dernière de l’étang où je suis allée, prise cette fois sur le chemin du retour avec le petit Panasonic TZ7 que j’ai toujours dans une de mes poches

    Ce petit compact à l’avantage pour les paysages d’avoir toujours une grande profondeur de champ (ce qui serait un inconvénient en macro) et les fichiers même si c’est un compact sont excellents, la photo est prise à 80 iso avec une compensation d’exposition de moins 1/3 IL, au grand angle soit 25mm en équivalent argentique.

     

     etang lormaye


     

    J’ai passé une très agréable fin d’après-midi.


    8 responses to “Petite sortie macro”

    • Bonjour,
      je reviens sur le sujet des odonates ! J’ai une question concernant leur approche. Sur tes photos à quelle distance étais-tu ? Il me semble que tu étais proche pour qu’elles occupent cet espace sur tes clichés ! J’ai un Tamron 18-270 mm f/3.5-6.3, crois-tu que je puisse obtenir ce même effet d’arrière-plan que sur tes clichés? Utilisais-tu un trépied ou un monopode ?
      Merci par avance pour tes réponses.
      Gérard


    • pepite

      Je suis en général effectivement très proche, pour ce couple là je ne me souviens plus de la distance exacte mais je dirai environ 50 cm d’elles, peut-être moins. Avec ton télé tu ne pourras pas être aussi proche. J’utilise toujours un 100 macro que ce soit avec mes Canon ou mon Pentax, c’est vraiment l’optique idéale pour les insectes.

      Je n’utilise jamais de trépied ou de monopode pour les insectes, le temps de poser le trépied tout le monde se serait envolé et puis j’aime bien tourner autour de mes sujets pour essayer d’avoir le meilleur cadrage possible et la meilleure lumière, ce qui est impossible avec un trépied ou un monopode sans les faire fuir.

      En général je m’approche tout doucement, sans essayer de les photographier au départ et surtout sans jamais couper la lumière du soleil… Le temps que les insectes s’habituent à ma présence. Ensuite je me détourne d’eux et très lentement je porte l’appareil à mon oeil puis tout doucement je commence à les viser. Il faut essayer de les prendre le matin ou le soir, ils sont moins nerveux. Si jamais ils s’envolent je me recule d’environ 1 mètre (ou deux) et j’attends, il est rare qu’ils ne reviennent pas à la même place à quelques cm près. Avec les papillons il faut parfois attendre 10 minutes pour qu’ils reviennent, avec les odonates en général c’est beaucoup plus rapide. C’est vraiment une histoire de patience.

      Quand je photographie des bourdons, ils s’habituent très vite à ma présence, parfois il m’arrive même sans le faire exprès de les toucher avec le bord de l’objectif ! Tous les mouvements doivent être extrêmement lents, et il faut éviter les mouvements vers le haut, quelques soit les insectes à photographier, je me place donc directement à leur hauteur avant de m’approcher.

      Pour le flou d’arrière plan il n’y a pas mieux qu’une optique macro, par contre plus on est proche plus le flou arrive vite, parfois on est obligé de fermer un peu le diaphragme pour avoir une zone suffisamment nette si on est vraiment très proche, surtout quand je rajoute encore un bonnette macro sur l’objectif 100 macro. Ma focale préférée en macro est définitivement le 100 macro f/2.8, le 60 macro à mon avis a encore trop de profondeur de champ la plupart du temps. J’aime bien le 100 macro parce qu’il isole bien l’insecte du fond même si le fond est relativement proche. Il faut tout de même faire attention à ne pas avoir un fond trop proche, c’est une question d’habitude.

      Pour le paysage pris avec le compact j’ai également compensé l’exposition mais cette fois pour les nuages, pour essayer de garder le maximum de nuances dans ceux-ci. Ce n’était qu’un compact donc il y a tout de même des zones qui ont crâmé sur la gauche de la photo, si j’avais pris la photo avec le reflex la dynamique aurait été meilleure mais j’avais eu la flemme de changer d’objectif ;-)

    • J’apprends beaucoup avec ton mode opératoire pour l’approche des odonates : merci beaucoup ! 50cm d’elles, parfois cela est impossible, le zoom 18-270 ne peut-il dans ce cas pallier cette proximité car plus la focale est longue plus le fond parait flou non ? Je suis d’accord avec toi, souvent à f/2.8 notre libellule n’est pas en totalité nette donc on est obligé de fermer le diaphragme.
      J’ai imprimé ta réponse pour bien la relire tranquillement, merci encore, ce blog me plait beaucoup :-)


    • pepite

      « Plus la focale est longue plus le fond parait flou », exact mais tout dépend de l’ouverture de diaphragme, et de ta distance par rapport au sujet, plus tu seras proche de ton sujet plus le flou d’arrière plan arrive rapidement. Plus le sujet est proche, plus la profondeur de champ sera faible (surtout avec un téléobjectif). Plus le sujet est loin de toi, plus la profondeur de champ sera grande. Avec ton 90mm macro tu peux t’approcher plus près donc avoir un fond bien flou derrière ton sujet lui bien net.

      Avec mon 100-400mm f/4.5-6.3 L IS Canon j’avais pris cette photo d’un émeu :

      auto

      Le fond était flou mais vraiment très loin de l’animal tandis que j’étais le plus proche possible de mon sujet.

      Avec ton Tamron tu vas être à f/6.3 à 270mm ça me parait trop juste comme focale pour avoir un fond vraiment onctueux à cette ouverture :-( Il faudrait que l’arrière plan soit vraiment très très éloigné mais tu peux toujours essayer, parfois on a de bonnes surprises ;-)

      Pour les odonates tu peux aussi essayer de monter des bagues allonges entre l’objectif et le boitier, ça te permettrait d’être plus proche de ton sujet et donc d’avoir un flou d’arrière plan plus moelleux, le problème avec les bagues allonges c’est que ça bouffe beaucoup de lumière et du coup la vitesse d’obturation baisse ce qui est assez crucial avec des animaux qui bougent beaucoup comme certains insectes.

      Évite de les prendre en photo en plein après midi, quand il fait beau les insectes sont trop vifs et n’arrêtent pas de gigoter.

      Si tu aimes les demoiselles (odonates), dans ma vieille galerie j’avais raconté une petite histoire en photos de ces charmants insectes (un peu plus de 20 photos) avec un vieux Canon et le 100 macro f/2.8 Canon :

      —–> petite histoire de libellules

    • Bonjour pepite,
      hier en fin d’après-midi j’ai suivi tes conseils d’approche des odonates. Malgré quelques (de nombreuses) photos floues certaines ont été nettes. Je les ai mises sur mon flickr. Seulement je n’avais pas emmené mon 90mm macro mais mon 18-270mm. Comme c’est la première fois que je photographiais des libellules sur sites j’avais peur de ne pas pouvoir m’approcher d’elles. Mais en suivant tes conseils j’ai pu vérifier que cela était relativement facile. Promis la prochaine fois j’irai avec mon 90 macro :-) .
      Merci donc pour tes conseils et je te souhaite un agréable week-end !
      Gérard


    • pepite

      Bravo, elles sont très jolies tes photos de libellules :-)

    • Merci pepite pour ton appréciation ! hier 32°c, aujourd’hui 13°c avec du vent et de la pluie :-( Bon dimanche quand même !


    • pepite

      Hier 25° et temps superbe mais aujourd’hui 14.5°, pas de vent mais de la pluie sans une minute d’arrêt :-(
      Il semblerait que l’eau se fasse bien présente du sud au nord de la Loire ;-)

      Bonne journée à toi aussi malgré de ce temps qu’il faut bien qualifier de « pourri ».


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