• Sony et le capteur 50 millions de pixels, juste pour info

    sony_phase_one_iq250


    On avait entendu parlé de ce capteur 50 millions de pixels mais on ne le voyait pas vraiment sortir aussi vite. En fait il n’est finalement pas pour le moment inclu dans un boitier mais l’est dans un dos numérique.

    Phase One a annoncé un dos moyen format équipé du premier capteur CMOS au monde doté de 50 millions de pixels, fabriqué par Sony, appelé le IQ250.

    Le nouvel IQ250 est le premier à avoir un capteur CMOS.

    Il a un facteur 1,3 X et une taille physique de 4.4 x 3.3cm.


    Phase One-IQ250-CMOS-based-medium-format-camera


    La gamme dynamique est de 16 bits, limitée uniquement par le boiter qui y sera attaché.
    Les temps d’exposition peuvent aller jusqu’à un 60 minutes. C’est une caractéristique importante pour certains, en particulier ceux qui sont spécialisés dans les œuvres architecturales.

    Avec un réel Live View il est possible d’avoir une vue en direct sur la haute résolution de ​​l’écran LCD arrière tactile.

    Dans le passé, avec les dos numériques CCD il était à peu près impossible d’utiliser du 400 ISO et avoir une qualité d’image correcte à cette sensibilité. Le Phase One peut être utilisé à 6400iso, et les résultats sont très impressionnants par rapport à ce qui a été vu avec des dos plus âgés.

    Evidemment cet objet est hors de portée pour le commun des mortels au niveau du prix puisqu’il coûte…
    24 990 €. Néanmoins si cela vous intéresse il sera disponible début février.

    (source : luminous-landscape).


    Ce ne sera pas le seul :

    Le 21 Janvier, quelques jours avant que le phase One soit annoncé, Hasselblad a annoncé également son propre dos CMOS, le H5D-50C avec le même capteur Sony. Il semblerait que le H5D-50C d’Hasselblad ne permettra pas la vue en direct sur ​​l’écran arrière LCD et soit beaucoup plus cher.


    Pour en savoir plus et voir des échantillons d’images rendez-vous sur le site de luminous landscape (cliquez sur le lien)  :

    —–> luminous-landscape_iq250

    C’est juste pour info car bien sûr peu d’entre nous aurait l’utilité (et les moyens) de ce dos numérique.


    7 responses to “Sony et le capteur 50 millions de pixels, juste pour info”


    • Corbes

      Je vais m’en commander une caisse de 10…tu as l’adresse ? ;-:


    • pepite

      Quel humour ;-)

      Non je n’ai pas l’adresse mais je crois qu’il vont le recevoir chez B&H, par contre si tu en as un de trop je peux te donner mon adresse ;-)


    • Corbes

      Bon, blague à part, c’est vrai que ça paraît cher, mais il faut bien se rendre compte du coût de fabrication d’un tel capteur.

      Ce coût n’est pas proportionnel à la surface, mais croît bien plus vite car il faut obtenir une telle surface sans défauts (pixels morts, ou chauds, etc…) ! Il y a donc un déchet fantastique. Le rebut est bien moins élevé dans des petites surfaces comme l’APS-C ou le 4/3, à fortiori pour les compacts.

      Donc, ils doivent faire leur beurre, mais peut-être pas tant que cela ;-)


    • pepite

      Tout à fait exact, tu as raison de le souligner :-)

      La raison étant que sur un Wafer (tranche de silicium) le taux d’impuretés est important, il est donc plus difficile de trouver de grandes surfaces sans défauts que des petites surfaces qui n’en ont pas.
      Plus de surface ==> beaucoup plus de déchets ==> coût de fabrication plus élevé, c’est logique ;-)

      Plus l’élément est grand, plus grande est la probabilité d’avoir un défaut, dont un plus grand pourcentage de déchets, par conséquent un prix majoré.

      Il est certain qu’il est plus difficle de trouver une surface sans défaut pour ces capteurs de 1452 mm2 que pour un capteur de compact dont le capteur est un 1/2.7 mesure 5.30 x 4 mm (non, non il n’y a pas d’erreur ce sont bien des capteurs minuscules qui sont dans les boitiers compacts) soit 21.2 mm2 et même que pour un 24X36 full frame : 24 x 36 mm soit 864 mm2.

      Pour se rendre compte de la différence de surface rien qu’en prenant deux capteurs de réflex, un capteur CMOS FF coûte quand même beaucoup plus cher à fabriquer qu’un CMOS APS-C ( 23,4 x 15,7 mm = 367.38 mm2), 2.6X plus petit. ( 1.6 au carré, puisque c’est une surface (dimension 2) et non une longueur (dimension 1).). C’est largement plus de 2.56x plus cher à fabriquer (probabilité de défaut, etc…). Le taux de défauts étant par unité de surface constant, comme on a une plus grande surface on a plus de déchets donc plus de silicium de perdu donc plus cher. De plus la fabrication en elle même demande plus de contraintes de planéarité (vous n’aimeriez pas avoir 1 µm de distance de différence) donc surcoût.

      Cela dit je pense que Sony sera largement bénéficiaire et qu’il a aussi calculé sur le nombre d’exemplaires de son capteur 50 millions de pixels qu’il peut vendre, nombre qui n’a évidemment rien à voir avec les millions de capteurs de téléphones portables, de compacts ou de reflex qu’il peut vendre à toutes les marques, d’où encore surcoût pour son énorme capteur.

      Les petits capteurs ont été privilégiés pour des questions de faisabilité technique dans un modèle économique acceptable (pas trop de déchets) mais les technologies de production évoluent et si on commence à voir de plus en plus de capteurs FF à des prix qui commencent à être attractifs c’est que l’industrie de leur fabrication s’est améliorée.

      Quand on pense qu’en 2003, le Canon EOS 300D équipé d’un capteur de 6,3 mégapixels est le premier reflex numérique destiné au grand public et que l’on hurlait aux loups quand on parlait de 8 millions de pixels « c’était bien trop pour la taille du capteur » disait-on), si on avait parlé de capteurs 50 millions de pixels en numérique à l’époque, tout le monde aurait dit « Impossible » ! On se rend compte des progrès technologiques faits en 10 ans !

      Mon Canon 10D (né en mars 2003) valait à l’époque 2 200 euros en neuf (sans objectif) et ce n’était pas un full frame (APS-C) mais le top de chez Canon à ce moment là, il était doté également d’un capteur de 6 millions de pixels et on osait pas trop monter au-dessus de 400 iso mais les images à 800 iso nous paraissaient très propres par rapport aux boitiers précédents ;-)

      Quant au Canon 1D le premier APS-H (taille de capteur entre le full frame et l’APS-C) numérique, le plus évolué à l’époque (sorti à l’automne 2001) il était doté d’un capteur de… 4 millions de pixels ! Ca fait sourire maintenant.

      Le Canon 1DS avait révolutionné le marché un peu plus d’un an plus tard (décembre 2002) avec son capteur full frame de 11 millions de pixels.

      Sachant que les full frame affichent maintenant de 24 à 36 millions de pixels ça laisse présager de ce que seront les appareils photos dans 10 ans ;-) … Plus de 100 millions de pixels ? Et il faudra les ordinateurs qui vont avec pour traiter les données ! ;-)

      Ceci fait aussi bien prendre conscience que l’achat d’un appareil photo est destiné à être assez rapidement obsolète, qui se contenterait aujourd’hui d’un appareil photo de 4 ou 6 millions de pixels ? Si les optiques d’il y a 10 voire plus se montent toujours sur le boitiers actuels, l’appareil en lui même est presque devenu un boitier jetable.


    • Corbes

      Les images en seront-elles pour autant meilleures ? sans doute un peu en dynamique et en haute sensibilité, mais pour la photo en conditions normales, soit plus de 90% de ce qui est pris par un amateur, pas sûr…

      :-)


    • pepite

      Je suis d’accord avec toi, il y a encore des progrès à faire en dynamique et en hautes sensibilités mais je ne vois aucunement l’intérêt de fichiers de 100 millions de pixels, encombrants et dont 99,9% des gens ne feront jamais de tirages au-dessus du A3.
      Le seul intérêt sera pour les gens qui négligent le cadrage et pourront alors extraire la seule mouche sur le dos d’un cheval avec un recadrage à grands coups de serpe pour en faire une soit-disant macro. Mais la photographie ne sera alors plus du tout un art sauf pour quelques uns.

      A moins d’être un (une) grande passionné(e) de la photo il n’y a à l’heure actuelle plus aucun intérêt d’acheter des appareils photos chers si on veut suivre les évolutions, surtout si c’est juste pour afficher sur un écran d’ordinateur ou de télévision, même si la télévision évolue à terme en 4K. Le 4K UHD adopte une définition de 3840 pixels par lignes pour 2160 lignes. Soit un total de 8,3 Megapixels pour un ratio 16:9. Soit à peu près la même résolution utile que pour un tirage en A4 (21.00 x 29.7 cm) où il faut un fichier de 3508 x 2480 pixels en 300 dpi pour un tirage d’art en A4. Il faut donc un appareil photo qui soit capable de produire des photos de 8.7 millions de pixels (3508×2480). Tous les appareils actuels proposent des résolutions largement plus élevées dès maintenant. Donc à moins de vouloir faire de très grands tirages en qualité tirage d’art, des résolutions supérieures sont superflues.

      Et pour ceux qui ne font que des tirages 10 x 15 cm il faut savoir que 2 millions de pixels suffisent : 1181 x 1772 pixels en 300 dpi soit 2.092 millions de pixels.

      Quand Sony a annoncé son Sony A7R aux images fabuleuses, j’ai tout de suite tiqué sur les 36 millions de pixels, je me suis dit pourquoi pas 24 millions, c’était suffisant. Et je suis ravie du A7 (24 millions de pixels) même si les photos issues du A7R sont encore plus piquées. Je suis pratiquement persuadée qu’on ne verra la différence de piqué entre les deux boitiers sur des tirages supérieurs au A2.

      Tu as bien fait de lancer la discussion là-dessus car les personnes qui ne sont pas des expertes ont tendance à penser que plus il y a de pixels mieux c’est, ce qui n’est pas justifié à moins d’avoir des besoins spécifiques.

      Quand on voit ce que sort un compact comme le Sony RX100 II ou le petit hybride GM1 de Panasonic ou encore un petit hybride Sony A5000, ils suffisent amplement pour 90% des besoins et 90% des gens sans y mettre une fortune avec en plus l’avantage de pouvoir rentrer dans une grande poche de veste ou dans un sac à main, et cela sans avoir besoin d’apprendre à gérer la profondeur de champ comme avec un full frame où la précision des réglages devient obligatoire de la part du photographe pour obtenir de belles images.


    • Corbes

      Oui, je crois que les gens ont du mal à comprendre qu’il vaut mieux avoir moins de pixels mais de plus grands photosites que l’inverse. Il faut dire que les constructeurs ne font rien pour cela !

      Pour en revenir à ce qu tu disais sur la dimension possibles des tirages, je pense qu’il faut aussi intégrer le fait qu’on ne regarde pas un tirage A2 à la même distance qu’un A4 (à moins de vouloir vérifier s’il n’y a pas un grain de poussière !). Donc, un tirage A2 a besoin de moins de définition en ppp qu’un A4.

      Moi qui ait un E-M5 de 16 Mpix, je fais faire des tirages en A3+ qui sont parfaitements nets, même le nez dessus. J’ai fait un essai de tire en A4 une portion d’image au format A2. J’en avais avant optimisé la netteté dans Lightroom en recherchant le meilleur compromis définition/naturel. Eh bien, je peux te dire que le résultat est parfait.

      En passant, notons que l’optique est bien souvent l’élément limiteur de la définition. Pour exploiter pleinement un capteur de 16 Mpix, il faut déjà une sacrémment bonne optique !

      En passant, j’utilise toujours le petit zoom du kit initial du Panasonic G1, le 14-45 mm f/3,5-5,6. Ce petit zoom a une qualité optique fantastique et pourtant, bien qu’encore fabriqué, il est tombé dans l’oubli. On n’en entend plus parler nulle part alors que son piqué est remarquable dès la pleine ouverture. Bon, sur l’E-M5, dans les ituations extrêmes, il y a un peu de CA car elle n’est pas corrigée par le boîtier mai, un coup de Lightroom et tout rentre dans l’ordre.

      De plus, avec l’atout majeur de l’E-M5 qui est sa fabuleuse stabilisation 5 axes, je peux, malgrè sa relative faible ouverture, photographier à 200 ISO même en faible lumière, pour les sujets statiques du moins.

      Bon, je me rends compte que je finis par être complètement hors sujet, aussi j’arrête là ! ;-)


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