• Vidéo comprendre les termes SD, full HD, UHD, QHD, 4 K, 8K, codec et écrans 4K

    6K_filmart_red

    Caméra Red Epic Dragon, 6K (6144 x 3160) avec un capteur Dragon de 19 Mpx.

     

    taille-video


    Dans le jargon photographique et vidéaste pas toujours facile de comprendre. Les formats vidéo n’échappent pas à la règle des jargons incompréhensibles pour le néophyte.

    Voici à quoi ils correspondent :

    SD : définition standard : 720 x 576 pixels, on ne l’utilise plus ou très rarement sur les appareils photos sauf pour des envois directs sur le web. C’était la définition de nos vieilles télévisions à tubes cathodiques. A l’époque c’était déjà bien, mais aujourd’hui on fait beaucoup mieux. 414 720 pixels par image, moins d’un demi million de pixels. La qualité des vidéos n’est pas excellente, c’est le moins que l’on puisse dire.


    720p, HD : un format intermédiaire faisant partie intégrante de la HD (Haute Définition), avec ses 1280 x 720 pixels (921 600 pixels) elle est encore beaucoup utilisée par les services de VOD (vidéo à la demande)  de part ses besoins en bandes passantes moins importants que le Full HD. La HD arrive sur nos écrans de télévision en 2 000. Et oui, ça date ! L’image fait plus que doubler la défintion SD : 921 600 pixels par image.


    Full HD : 1920 x 1080 pixels, 2 073 600 pixels, c’est l’autre définition de la HD. « La vraie », la pleine, la totale, celle que propose tous les téléviseurs actuels. C’est aussi la définition utilisée par le Blu-ray, successeur du DVD. On dispose de cette définition de fichiers vidéo sur la plupart des boîtiers actuels offrant l’option vidéo. La norme télévisuelle en ce moment est la Full HD. Pour l’instant, aucun intérêt à acheter une télé 4K alors que les chaines diffusent en HD (et encore, pas toutes !).


    8K


    Quad HD (QHD) – Ultra HD (UHD) : 3840 x 2160 pixels, souvent faussement appelé 4K car ce dernier est un format cinéma proposant du 4096 x 2160 pixels. Le terme Quad HD est le plus juste car cette définition propose exactement quatre fois plus de pixels que le Full HD. Mais aujourd’hui il faut utiliser le terme Ultra HD ou UHD. La CEA (Consumer Electronic Association) l’a en effet désigné comme nom officiel pour cette norme d’affichage.
    Certains constructeurs de boitier dénomme 4K ce qui en fait est du UHD. L’UHD est le format 4K qui sera utilisé pour la télévision.


    4K : 4096 x 2160 pixels, c’est le format de la « vraie » 4K, format cinéma. Peu utile pour les amateurs puisqu’à l’heure actuelle. La norme 4K pour les téléviseurs reste encore très chère et à moins de posséder un téléviseur 4K on ne profitera pas du gain de netteté apporté par ce format. Très peu de boîtiers photographiques proposent à l’heure actuelle de la « vraie 4K ».


    6K : 6144 x 3160, on trouve ce format intermédiaire sur des caméras professionnelles mais pas encore sur les appareils photos.


    8K ou SHV : 7680 x 4320 pixels. (Chaque image fera 33 177 600 pixels soit 796 262 400 pixels à débiter… par seconde !) ! L’UHD en télévision n’est pas encore là que l’on parle déjà de son successeur, cette définition propose en tout cas 16  fois plus de points que le Full HD, et quatre fois plus que l’UHD. Aucun appareil photo ne propose actuellement du 8K. Sony travaille déjà dessus depuis plusieurs mois.

    Selon Digitimes Research, la 8K devrait pointer le nez en 2018. La Coupe du monde de football en Russie devrait lui servir à la fois de rampe de lancement et de vitrine technologique. La NHK, l’entreprise publique de télédiffusion au Japon, prévoit de lancer en 2018 plusieurs chaines en 8K par satellite et par internet à fibre optique. Une première étape en préparation des jeux olympiques de Tokyo en 2020.

    Sharp s’apprête à mettre en vente le premier téléviseur du marché équipé d’un écran 8K. Son prix ne le met pas à portée de toutes les bourses, puisqu’il est fixé à 133 000 dollars.

    On parle d’une démocratisation de cette technologie pour 2020.


    Le téléviseur LV-85001 de Sharp est le premier téléviseur 8K à arriver sur le marché dès le mois d’octobre 2015. Avec un tarif affiché de 133 000 dollars (118 000 euros), cet écran de 85 pouces de diagonale (2.16 m) n’est pas à la portée du premier budget familial venu, et l’entreprise nippone espère surtout séduire les entreprises qui veulent faire usage du 8K avec des contenus maison. Car même si cette télé intègre un tuner TV, le contenu 8K est aujourd’hui inexistant, à moins de le produire soi-même. L’écran dispose de 4 entrées HDMI 2.0, qu’il faut utiliser toutes les 4 pour diffuser du contenu 8K sur l’écran. Les clients intéressés devront passer commande et attendre 3 mois avant de recevoir le téléviseur, dont la production devrait être réalisée au compte-goutte.


    L’UHD propose deux fois plus de lignes horizontales et verticales que la Full HD, soit quatre fois plus de pixels au total. Le 8K, deux fois plus de lignes (toujours en verticale et horizontale) que l’Ultra HD, et donc quatre fois plus de lignes que le Full HD. Soit au total quatre fois plus de pixels que l’Ultra HD, et 16 fois plus que le Full HD.



    Le poids des images en HD

    Vous l’aurez compris, plus nous avons de pixels pour composer notre image, plus elle sera définie (précise) dans les détails. Bon, mais alors pourquoi se limiter en pixels ? Chacun de ces petits carrés doit être enregistré, il a un poids informatique comme n’importe quel fichier sur votre ordinateur. Il faut multiplier son poids par le nombre de pixels présents sur une image, puis multiplier par le nombre d’images par seconde (la norme standard est de 24 au cinéma) puis par le nombre de secondes que dure le film/la vidéo. On atteint des valeurs phénoménales !

    En HD et avec compression, c’est environ 1 Giga par minute de vidéo. Les cartes se remplissent vite ! Alors imaginez en 4 ou 8K !

    Au cinéma, ils vont voir encore plus loin. Il existe trois formats : le 2K (Le 2K étant très proche de la Full HD), le 4K cités plus haut et le 8K, encore peu utilisé. Attention, on parle ici des formats utilisés au tournage, la majorité des salles sont aujourd’hui équipées pour des projections en 2K.

    … des définitions supérieures comme le 16K (voir le 32K !) sont dans les cartons. Il va falloir des ordinateurs très très puissants et ne parlons pas de la place prise sur les disques durs !

    Notez aussi que les écrans informatiques sont actuellement incapables d’afficher de la 8K mais… Japan Display annonce avoir réussi à bâtir un écran de 17 pouces affichant une telle définition. Le fabricant annonce avoir réussi à construire un prototype d’écran de 17,3 pouces affichant une définition 8K, soit du 7680 x 4320. Cela donne une résolution de 510 ppi sur cette diagonale. L’utilisation d’une dalle IPS-NEO permet en sus d’obtenir des angles de vision de 176°. Dernière caractéristique : un confortable taux de rafraîchissement de 120 Hz. Bien évidemment, la marque promet des images de grande qualité, parfaitement définies… mais avant de pouvoir jouer en 8K dans des conditions décentes, nos cartes graphiques devront encore gagner en performances.


    Le poids des images en 4K

    Dans le cas de la caméra pour prosumer Sony PMW-Z100, le débit du XAVC peut même grimper jusqu’à 600 Mbits/s, soit l’équivalent de 270 Go l’heure de rushes ! Oui 270 Go l’heure, il n’y a pas d’erreur de frappe). Sans aller jusqu’à ces extrêmes, un fichier 4K pèse lourd au montage si on le convertit. Le temps de rendu s’allonge aussi en proportions.

    Si en plus vous comptez traiter votre vidéo ensuite imaginez la place qu’il vous faut pour un simple film !

    Ca donne tout de même à réflechir.


    Quel écran d’ordinateur pour afficher en 4K

    Dans tous les cas, la 4K se décline essentiellement dans des diagonales assez grandes, rarement sous les 28 pouces.

    L’écran 4K affiche 8,3 mégapixels quand le Full HD fait avec 2,07 mégapixels. Le résultat est une finesse largement accrue, suffisamment pour qu’une vue normale (10/10e) ne soit plus capable de distinguer deux pixels contigus, une fois installé en face de son moniteur du PC, à une distance moyenne d’une soixantaine de centimètres. Sur un écran de 27 pouces en Full HD, en revanche, il faut plus d’un mètre de recul pour dépasser les limites d’un œil normal.

    Avantages d’un écran 4K:

    En photo : Avec des résolutions d’appareil photo entre 12 et 20 mégapixels, utiliser un écran 4K permet d’afficher une portion plus grande de l’image à zoom équivalent. C’est très appréciable quand on se met en taille réelle pour effectuer ses retouches ou contrôler des détails. La finesse du point sert davantage le rendu global, bref, c’est assurément mieux.

    Vidéo : Regarder des vidéos en 4K sur un écran 4K, c’est beau ! En même temps, quand on regarde un film, on prend souvent du recul : au-delà d’un petit mètre, on ne fait plus la différence entre du 4K ou du Full HD en 24 pouces. Cela dit on regarde rarement son écran d’ordinateur à plus d’un mètre ;-)

    Prérequis :

    Connectique :

    Pour sortir à 60 images par seconde en 3 840 x 2 160 pixels (UHD) sur un écran 60 Hz, il faut du DisplayPort 1.2 au minimum ou du HDMI 2.0. Cette dernière connectivité, encore peu répandue, n’est compatible pour l’heure qu’avec les GeForce GTX 970/980 (et bientôt sur la prochaine génération du haut de gamme AMD) et guère implantée sur les moniteurs 4K. Le HDMI 1.4, celui qu’on trouve majoritairement encore aujourd’hui, plafonne à 30 images par seconde en Ultra HD. Il vous faut donc une carte graphique avec DisplayPort 1.2.


    Carte graphique :

    La carte graphique doit être assez puissante pour supporter les flux conséquents (quatre fois plus de pixels). Ce n’est pas vraiment un problème pour l’affichage statique, en revanche, pour le calcul des rendus en jeu vidéo, ou dans des films… Déjà, il faut au bas mot une Radeon HD 7700 ou une GeForce GTX 650 pour bénéficier du support de la définition 4K sur la connectique DisplayPort 1.2 mentionnée plus haut. D’autres cartes moins ambitieuses disposent de DisplayPort 1.2 mais ne prennent en charge que 2 560 x 1 600 pixels au maximum. Si le DisplayPort 1.2 est nécessaire à la transmission de la 4K, il n’en est pas pour autant garant.

    Le processeur : ce dernier devra être suffisamment puissant pour assurer l’encodage/décodage du HEVC. Mais pour l’instant, seule la GTX 960 assure cette fonction chez Nvidia ; et rien chez AMD.

    Un ordinateur Intel Core i7 minimum sera le bienvenu ainsi qu’au moins 16 Go de DDR4 de mémoire.


    Ecrans 4K

    Pour les écrans vous pouvez opter pour un Acer 28 pouces : Acer XB280HK (environ 600 euros tout de même !). La technologie G-Sync va adapter le rafraîchissement de l’écran sur le débit du rendu d’image tenu par le GPU : le déchirement disparaît, les saccades et retards sont réduits au minimum. C’est très efficace sur l’écran Acer XB280HK. Par contre on aura pas la qualité d’une dalle IPS nettement meilleure pour traiter les photos. On est en présence d’une dalle TN Ultra HD (3840×2160 px). De plus la fréquence de rafraîchissement est ainsi limitée à 60 Hz. Une carte Nvidia avec sortie DisplayPort est nécessaire (GTX 650 Ti Boost au minimum).


    Enfin des dalles IPS ! :-)  :

    La technologie IPS (pour In-Plane Switching) est réputée pour préserver la richesse des couleurs.

    Pour le moment il y a encore peu d’offre en écrans d’ordinateur de qualité pour l’affichage en 4K et ça reste cher comme ce bel Asus :


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    Asus PA328Q

    Un écran qui vient de sortir avec une dalle IPS ! De quoi ravir les photographes, les vidéastes et les graphistes !

    • Diagonale : 32″ (81 cm)
    • Technologie de dalle : IPS
    • Format : Large (16:9)
    • Définition : 3840 x 2160 (4K UHD)
    • Temps de réponse (gris-à-gris) : 6 ms
    • Fréquence de rafraîchissement maximale : 60 Hz


    Rien que pour la photo il sera capable d’afficher une image de 8 millions de pixels en pleine résolution. Pré-calibré en usine, qui annonce un ΔE inférieur à 2, pour ceux qui ne connaissent pas le ΔE cela défini une image où les couleurs sont parfaitement rendues si le delta est très faible ce qui est le cas ici. Etalonné avec une sonde Xrite i1 Display Pro on aura encore mieux : le delta E tombe à 1,6.

    Pour préserver la richesse des couleurs, le PA328Q est équipé de trois ports HDMI (dont un MHL), mais aussi d’un DisplayPort version DP 1.2 et d’un mini-DisplayPort. Cela permet (entre autres) de brancher des écrans en chaîne via le DisplayPort.

    A côté de ce cela, le moniteur est équipé d’un hub USB de 4 ports en USB 3.0 afin de connecter vos périphériques et d’une sortie son Jack 3,5 mm.

    Pied ergonomique et de plus l’écran est inclinable et rotatif (intéressant pour les photos en mode portrait).

    asus_4K_PA328Q_rotation

    Si le rendu ne vous plaît pas il est possible de jouer sur contraste, luminosité, gamma, il est également possible de jouer sur le gain et la saturation des couleurs sur 6 axes.

    La consommation électrique est dérisoire : 45 W en mode sRGB (180 cd/m²), soit 121 W/m².

    Par contre le prix est en conséquence :-( : 1 300 € TTC (novembre 2015). Il vient juste d’être annoncé donc son prix devrait baisser.



    Moins beau mais qualitatif :

    BenQ_BL3201PT


    L’écran BenQ BL3201PT

    • Diagonale : 32″ (81 cm)
    • Technologie de dalle : IPS
    • Définition : 3840 x 2160 (4K UHD)
    • Temps de réponse (gris-à-gris) : 15 ms, ce n’est donc pas un écran de jeu.


    La dalle est également ajustable en hauteur, en inclinaison, elle dispose d’un mode pivot comme l’Asus et d’une base rotative.

    Deux prises HDMI, mais ce sont des versions 1.4 et on est coincé à 30Hz, c’est nettement moins bien que l’Asus. Idem en DVI. Il faut en passer obligatoirement par le display Port version DP 1.2 (ou sa version miniature) pour profiter du 60Hz.

    Le moniteur est équipé d’un hub USB de 5 ports en USB 3.0.

    Côté consommation il fait encore mieux que l’Asus : 36W

    Le moniteur BenQ BL3201PT est très bien réglé par défaut. Sa dalle mate est un avantage. Avantage par rapport à l’Asus : l’espace colorimétrique Adobe sRGB à 100%.

    Un moniteur qui conviendra mieux à la photo qu’à la vidéo mais il est moins cher que l’Asus.

    Le prix est déjà plus sage que celui de l’Asus : 999.90 €, ahhh ces constructeurs, 10 centimes de moins pour que l’on dise qu’il est sous la barre des 1 000 € ;-)


    Vous êtes toujours là ?

    CODEC

    Alors on continue, et les « codec » ça sert à quoi ?

    Un codec est un dispositif capable de compresser et/ou de décompresser un signal numérique. Le mot CODEC vient de « codage-décodage » (- COde-DECode en anglais).

    Une vidéo numérique est un fichier qui contient des images, du son et du texte (méta données) placés dans un conteneur. Dans ce conteneur, images, son et texte sont compressés, car l’infrastructure des réseaux de diffusion ne peut supporter la charge des flux audiovisuels natifs. On peut dire que les fichiers des vidéos numériques sont les zip de l’audiovisuel. Les compression et décompression de ces fichiers sont réalisées par des codecs.

    Les différents algorithmes de compression et de décompression peuvent correspondre à différents besoins en qualité de restitution, de temps de compression ou de décompression, de limitation en termes de ressource processeur ou mémoire, de débit du flux après compression ou de taille du fichier résultant.

    Par exemple, MPEG-4 AVC/H.264 est une norme vidéo, et x264 est un codec capable de produire un flux vidéo respectant cette norme. Il existe d’autres codecs pour cette norme.

    Un format conteneur contient des flux audio et vidéo respectant une quelconque norme. Ce format permet d’entrelacer les données audio et vidéo, et contient les informations permettant de les synchroniser au moment de la restitution.

    Il faut retenir que plus un fichier est compressé moins sa qualité sera bonne.


    Conteneur et format vidéo

    Le format d’un fichier vidéo est indiqué par le nom de son conteneur (MP4, MOV, AVI, FLV, MKV, ASF, etc.). Il existe une vingtaine de conteneurs dont les principaux sont cités ci-dessous.


    Quand on parle de fichiers de type vidéo, on parle souvent en jargon, et oui encore !

    Dans le monde vidéo, les containers les plus courants sont .AVI, .MOV, .MXF, et dans le cas de la norme on retrouve le .MP4 dans le cas du Mpeg-4. Le container .mp4 est généralement destiné au grand public (le streaming sur le web, les petits camescopes, l’échange de fichiers…), alors que le container .MXF est généralement destiné au monde de la production audiovisuelle, comme l’ont adopté Sony, Panasonic et Avid notamment.

    En règle générale, plus le codec est évolué et récent, plus il offre une complexité importante lors de l’encodage et lors du décodage.

    Complexe implique que vous allez avoir besoin d’un ordinateur puissant et cher !

    Le coté positif est le poids du fichier qui est réduit fortement sur les supports mémoires, notamment pour le grand public. Je ne vais pas tout vous expliquer en détails sur les codec sinon vous n’allez rien y comprendre.

    Il est difficile de parler « du » MPEG4, car il existe de nombreuses déclinaisons de la norme:

    - Définition en SD, HD, 4K…

    • - sous-échantillonnage luma/chroma en 4:2:0, 4:2:2, ou 4:4:4
    • - Quantification en 8 bits, 10 bits, 12 bits…
    • - Compression INTRA ou INTER
    • - Débit cible de quelques Kbps jusqu’à plusieurs Gbps…

    Oui je sais on a encore l’impression que je parle chinois :-(

    Avec l’arrivée de la HD et du 4K, c’est le même schéma:
    tous les constructeurs font de l’AVCHD (AVC = Mpeg4 H264) limité à 24 Mbps.

    - Panasonic a conservé l’essence du H264, mais a décliné une gamme semi-pro appelée AVCCAM, ainsi qu’une gamme professionnelle appelée P2HD pour la télévision et Varicam pour le cinéma utilisant les codecs AVC Intra et AVC Ultra avec des débits plus importants.

    - De son coté, Sony a conservé l’essence du H264, mais a décliné une gamme semi-pro appelée NXCAM, ainsi qu’une gamme professionnelle appelée XDCAM pour la vidéo et CineAlta pour le cinéma utilisant les codecs XAVC et XAVC S avec des débits plus importants.

    Dans le domaine de la vidéo grand public HD, on retrouve donc le Mpeg4 et le codec H264 en version INTRA+INTER IMAGES sur des cartes mémoires grand public (par exemple SD card) sous ces appelations:

    • - AVCHD (Advanced Video Codec High Definition, gamme grand public)
    • - AVCCAM (Panasonic gamme semi-pro)
    • - NXCAM (Sony gamme semi-pro)


    Dans le monde de la production professionnelle, la norme Mpeg-4 est adaptée aux besoins du workflow:

    • - Utilisation du container .MXF à la place du .MP4
    • - Utilisation du codec H264 (AVC) en mode INTRA seulement pour optimiser la post-production et la résistance aux multiples générations d’encodage (workflow parfois complexe sur différents sites)
    • - Enregistrement de multiples pistes audio non compressées
    • - Ajout de métadatas, etc…

    Du coup, les constructeurs utilisent, dans la sphère professionnelle, l’acronyme AVC suivit parfois du mot INTRA dans un cas (productions orientées qualité), et Long GOP dans d’autres cas quand la compression INTER est aussi utilisée pour gagner de l’espace disque (pour les news par exemple).


    XAVC / XAVC-S, Pour la 4K télé et Ciné

    Le ‘X’ du XAVC de Sony évoque sa capacité à potentiellement travailler sur 10 bits par pixel.
    AVC :,Advanced Video Codec)

    Le XAVC-S peut être considéré comme l’évolution du AVCHD, à destination de la sphère UHD (4K télé).
    Le XAVC peut être considéré comme l’évolution du XDCAM HD 4:2:2 50 Mbps (Mpeg2), à destination de la sphère 4K et UHD.


    D’un coté AVCHD et XAVC-S pour des fichiers de petites tailles qui n’auront pas forcément vocation à traverser un workflow professionnel, et qui doivent tenir sur des cartes mémoires (SD/SDHC/SDXC…), et de l’autre MPEG2 50 Mbps 4:2:2 en HD et XAVC en HD et en 4K stockés sur des cartes mémoires professionnelles (SxS, XQD…), pour affronter la post-production en 10 bits pour l’étalonnage.

    Vraiment pas facile d’employer des termes simples et clairs pour expliquer cela, si vous n’avez rien compris je ne vous en voudrais pas.

    Le codec AVC H.264/MPEG-4 Part 10 est principalement utilisé dans les systèmes de distribution HDTV, comme le Blu-ray, la diffusion de programmes télévisés (TNT, câble et satellite) et les navigateurs Internet.

    Sony faisait partie des membres actifs de l’équipe JVT (Joint Video Team) qui a mis au point cette norme, et a redoublé d’efforts pour établir le format AVCHD destiné à élargir les niveaux et les profils du codec H.264.

    Se souvenir qu’un film enregistré en XAVC S aura des  couleurs plus vives que le format AVCHD, avec plus d’informations. Le format AVCHD présente un niveau de compatibilité élevé avec les dispositifs de stockage autres que les ordinateurs.


    Quel est le meilleur format vidéo pour le web ?

    mp4, mov, mkv, avi, mpeg… Formats, conteneurs et codecs comment choisir ?

    Le fichier numérique d’une vidéo est identifiable par le nom de l’extension du fichier (.mp4, .mov, .avi, .flv, .mkv, .3gp, etc.). L’extension et le conteneur ont souvent un nom identique.

    On l’a vu plus haut, le rôle d’un codec est de compresser/décompresser les données audiovisuelles. Par exemple, le signal d’une vidéo HD non compressé (de résolution 1920 x 1080 à 25 images/secondes) contient un flux de données de 1,5 Gbit/s. Un CDRom pourrait contenir 0,5 seconde de cette vidéo !

    Les codecs sont donc indispensables pour réduire la taille des flux vidéo. Un codec est un dispositif électronique ou un logiciel permettant de compresser et/ou de décompresser un signal numérique : il encode pour transmettre, stocker ou crypter des flux audiovisuels et les décodent pour l’édition ou la lecture.

    Avant sa mise en ligne sur le web, une vidéo réalisée par un professionnel est encodée 3 fois :

    1) au moment de la prise de vues par les caméras,
    2) après le montage du film et enfin
    3) à la mise en ligne sur le web.


    Les codecs vidéo les plus courants pour le web :

    • DivX
    • FFmpeg MPEG-4
    • MPEG-4 ou H.264
    • Theora VP9
    • x.264
    • Xvid

    Remarque : DivX et Xvid sont deux codecs populaires, particulièrement utilisés pour encoder des DVD.


    Quel est le meilleur format vidéo pour le web ?

    Le choix du format se pose au moment où l’on veut publier une vidéo sur le web. Cette question s’adresse à ceux qui veulent diffuser eux même leurs vidéos, ou bien utiliser les plateformes vidéo (Dailymotion, Youtube, Vimeo, etc.). Si l’on regarde le nombre de conteneurs, multiplié le nombre de codecs, cela fait beaucoup de combinaisons possibles.

    Toutefois, pour une diffusion internet, voici les formats à utiliser  (acceptés par les plateformes vidéo) :

    • .MOV
    • .MP4
    • .AVI
    • .WMV
    • .FLV
    • .3GP
    • .WebM

    Aujourd’hui, les navigateurs convergent vers l’adoption du HTML 5 qui permet de s’affranchir de plugin de lecture. Pour créer, ou commander, le format d’une vidéo “Master” à destination du web, le mieux est d’utiliser le MP4/h.264, AAC qui est actuellement le meilleur couple format/codec vidéo, codec audio. Avec ce format il vous sera possible d’uploader vos vidéos sur n’importe quelle plateforme.

    Pour ceux qui veulent diffuser eux-même leurs vidéos, il faut ajouter le format WebM/VP8, Vorbis.


    14 responses to “Vidéo comprendre les termes SD, full HD, UHD, QHD, 4 K, 8K, codec et écrans 4K”


    • pepite

      Le film Ghost Towns (« Villes fantômes ») de Luc et Marika Neumann est la première vidéo publique téléchargée et visionnée en 8K sur YouTube.

      YouTube peut supporter le 8K depuis 2010, mais son étiquetage dans le lecteur n’a été ajouté qu’au début de l’année.

      Ghost Towns devient ainsi le premier contenu diffusé en 4320p, soit une image de 33 millions de pixels. Les Neumann n’ont toutefois pas tourné en 8K natif, mais avec une caméra Red Epic Dragon 6K en 24 i/s. Ils ont pour cela assemblé des plans verticaux et horizontaux en post-production avec Adobe After Effects, et quelques plans horizontaux ont également été élargis de 125 % pour passer du 6.1K au 7.6K.

      __________

      Lire une vidéo 8K

      Ce baptême du format 8K sur YouTube appelle plusieurs remarques. Le format 8K, appelé aussi Super Hi-Vision (SHV), correspond à une image de 7680 x 4320 px, contenant donc 16 fois plus d’info qu’en HDTV, ce qui pose des contraintes de diffusion sur Internet.

      En streaming, la vitesse de votre bande passante limite la fluidité de la vidéo et occasionne des saccades notamment en mode « plein écran ». La solution est donc de télécharger le film sur son ordinateur avec un plug-in comme DVDVideoSoft, pour profiter ensuite de la qualité 8K.

      Mais encore faut-il posséder un écran 8K, ce qui n’est pas le cas des moniteurs informatiques et des téléviseurs actuels. Cependant, même sans écran 8K, on peut déjà observer un écart de qualité par rapport à la 4K et la HD sur un simple moniteur Full HD.

      Voir la vidéo (cliquez sur l’image) :
      8k
      ___________
      Y a-t-il une taille minimale de téléviseur à considérer pour l’image 4K?

      Si vous prévoyez acheter un téléviseur de 60’’ ou plus, vous pouvez opter pour un téléviseur 4K. Sur un plus petit téléviseur, vous risquez de ne pas nécessairement voir la différence, à moins d’être assis TRÈS près du téléviseur en question ou d’avoir de très bons yeux.

      ___________
      Le 4K et le Blu-Ray

      Faites attention aux disques Blu-Ray qui font la mention « Mastered in 4K » (ou « Masterisé en 4K »), puisque l’affirmation ne concerne que la source utilisée pour créer le disque Blu-Ray qui, lui, ne vous donnera qu’une image 1080p normale. Ils sont forts, ces gens du marketing…

      ___________
      Y a-t-il d’autres avantages à un téléviseur 4K?

      Absolument! Si on fait abstraction des films, n’oubliez pas que vous pouvez aussi visionner des photos dans une meilleure résolution. Après tout, un téléviseur 1080p n’offre qu’une résolution d’environ 2 mégapixels, alors qu’un téléviseur 4K, lui, offre une résolution dépassant les 8 mégapixels.

      ____________
      Vous aurez besoin d’une connexion Internet plus rapide

      Qui dit 4 fois la qualité d’image dit aussi jusqu’à 4 fois la taille (ou le « poids ») des fichiers téléchargés. Le jour où vous voudrez regarder du contenu 4K sur votre ordinateur ou votre téléviseur via Netflix ou autre service, vous devrez prendre ce facteur en considération afin de ne pas attendre des heures pour le moindre téléchargement ou, pire, dépasser votre limite mensuelle.

      En chiffres concrets, dans le cas de Netflix, on parle de 15,6 Mb/s pour du contenu 4K versus 5,8 Mb/s pour du contenu 1080p.


    • pepite

      Je vous ai complété l’article et ajouté quelques écrans capables d’afficher du 4K UHD. Le dernier écran Asus est une valeur sûre, mais il faudra y mettre le prix :-(

      Pour résumer ne vous jetez pas sur le 4K, cela demande un investissement très conséquent en ordinateur, disques durs, carte graphique et écran, surtout si en plus vous n’avez pas encore de télévision 4K pour regarder vos films.

      Par contre un écran d’ordinateur 4K de 32 pouces pour visualiser vos photos si vous possédez un appareil photo de plus de 12 millions de pixels est un bon investissement qui permet de travailler plus à l’aise et avec une meilleure définition que les écrans d’ordinateurs actuels, mais ça reste quand même un investissement important.

      A prendre en compte aussi que pour la vidéo en 4K il vous faudra au minimum investir dans des cartes mémoire haut de gamme en UHS II classe 3, à titre d’exemple une carte de marque Lexar de 64 Go SDXC, Vitesse : 2000x (300 Mo/s) vaut à elle seule 129 €
      Une Sandisk (la marque de référence en cartes mémoire) une carte SDXC exrême pro UHS-II 64GB (280MB/S) vaut quand à elle 163 €.

      Avec un Sony A7S ou A7S II il vous faudra cette sandisk en UHS II pour pouvoir enregistrer en XAVC et la formater en exFAT.

      Avec un Panasonic GH4 une carte de 64 Go permet d’enregistrer environ 1h30min de vidéo 4K. Si vous souhaitez prendre beaucoup de films en vacances il faudra peut-être opter pour plusieurs cartes.


    • pepite

      J’ai évité de vous parler des fréquences d’échantillonnage parce que je pense que vous avez déjà eu du mal à aller jusqu’au bout.

      Pour info et pour faire court le 4.2.0. est un signal 4.2.2. ayant deux fois moins d’informations couleurs dans le sens vertical. Plus de vingt ans après sa naissance, la norme 4.2.2. reste toujours la référence en matière de télévision numérique professionnelle.

    • Très intéressant, on oublie parfois un peu ce qu’il se cache derrière le 720p ou le 1080p, c’est une très bonne piqure de rappel :) et toujours bien expliqué :)


    • cristol

      encore une nouvelle compétence…;-)
      (la mécanique auto, vous connaissez :-) )


    • pepite

      Merci Olivier et Cristol :-)

      Heuuuu non Cristol, pour la mécanique auto je suis nulle, archi nulle même, et je dois avouer que ça ne m’intéresse pas trop, à part changer une roue je crois que je ne sais rien faire d’autre ;-)

      Et pour la plomberie pareil, à part démonter un syphon d’évier je n’y connais rien non plus. (je ris).
      Tu vois je n’ai pas toutes les compétences ;-)


    • Emmanuel

      Eh bien Pépite, tu nous scotches une fois de plus.
      Mais où trouves-tu le temps ???? Entre tes photos, ton blog (riche et intéressant) ton pigeonnier (se sont ils bien adaptés ?), ton jardin et … la liste serait trop longue.
      Alors je me pose une question : « Ne serais-tu pas la réincarnation de la déesse Durga ? » :-)


    • pepite

      Et bien ! Que de compliments ! Toute rouge ;-)

      Comment voulez-vous que je ne trouve pas du temps pour le blog quand je reçois d’aussi jolis compliments, c’est presque comme si vous m’offriez des bouquets de roses. Forcément ça me touche et ça m’encourage à partager ce que je connais.

      Pour la déesse Durga, je dois avouer que d’avoir 10 bras me serait bien utile parfois quand je bricole ;-)

      Il est vrai que les journées sont toujours trop courtes, surtout que maintenant la nuit tombe très tôt.

      Pour le jardin j’ai du retard, je n’ai pas encore planté mes bulbes de tulipes, les nouveaux crocus, fritillaires, et les Muscaris. J’ai également des boutures de rosiers, qui ont bien grandies, à planter en pleine terre mais ce matin ça va être ramassage des feuilles mortes, les arbres sont pratiquement nus snif.

      Je n’aurai pas eu le temps de prendre de vraiment jolies photos de l’automne :-(

      Les pigeons se portent à merveille et se sont bien adaptés, pour preuve, sans le faire exprès, samedi je les ai dérangés en train de faire crac-crac au-dessus du nichoir, du coup, de surprise le mâle s’est cassé la figure le pauvre ! Je m’en suis voulue de les avoir dérangés, je me suis excusée mais je ne crois pas qu’ils m’aient compris (je ris).
      Ce qui m’amuse c’est qu’ils changent de chambre régulièrement pour dormir, parfois ils prennent celle de gauche où ils ont fait leur nid avec la paille que j’avais mise à leur disposition, parfois celle de droite qu’ils ont laissé en plancher brut.

      Je vais surveiller les oeufs afin de les retirer car je n’ai pas pour vocation de faire de l’élevage de pigeon.

      Ce qui m’amuse le plus c’est de les entendre roucouler, si doucement qu’on dirait presque qu’ils chantent une chanson douce. Rien à voir avec les pigeons des villes qui n’ont pas une voix très agréable.
      Ils sont intéressants à voir vivre, pratiquement toujours l’un près de l’autre, distance maxi je dirai : 50 cm et exceptionnellement un mètre, dès que l’un bouge l’autre le suit. Et quand ils se font des bisous c’est adorable, je comprends mieux pourquoi on dit que les pigeons sont des animaux très fidèles. Ils sont d’une tendresse l’un envers l’autre qui est étonnante.

      J’ai hâte de pouvoir les lâcher, qu’ils puissent voler comme bon leur semble, mais ce sera pour Noël au plus tôt.

      Bon je vous laisse pour le moment, ce matin c’est rateau à feuilles et brouette :-(
      Et des brouettes de feuilles il va y en avoir quelques unes !


    • Corbes

      Pour les feuilles, essaye un truc : tu les prends en photo, tu mets la photo sur l’écran, puis tu la supprime…

      On ne sait jamais, ça peut marcher (complètement « zinzin », le Corbes !)

      ;-) ;-) ;-)


    • pepite

      Pliée de rire ! ;-)


    • pierre

      Coucou, franchement Pépites tu m’épates.


    • pepite

    • Cristol

      La somme de tes compétences m’intimide…


    • pepite

      ah non il ne faut pas que tu sois intimidé ;-)

      Moi je ne me rends pas compte même si on me dit ça souvent (pas que j’intimide mais que je connais plein de choses), c’est juste que je m’intéresse à beaucoup de choses.


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