• Rencontre avec les Bernaches à tête barrée

    bernache tête barree

    Le nom de ces oiseaux n’est pas très sympatique au départ, je vous l’accorde, mais avouez qu’elle est bien jolie cette bernache.

    J’ai suivi cette oie bernache à tête barrée  pour voir où elle allait, son regard indiquait qu’elle était très concentrée sur un sujet bien précis…

    En fait elle se dirigeait vers une copine qui, avouez-le, semble quand même bien large.
    Je vous promets que ce n’est pas un effet de post-traitement ou d’erreur de redimensionnement :

    bernache tete barrée couchée

    Si vous regardez bien la photo suivante, on devine maintenant quelque chose à travers les plumes de l’aile un peu plus repliée que tout à l’heure :

    bernache tete barree suspens

    Vous avez deviné, on discerne même l’oeil d’un des poussins :-)

    Comme je suis intriguée et patiente, je reste là à les observer longtemps, quelle scène attendrissante ! Je voudrai bien aussi savoir combien de petits oisons se cachent sous leur mère.
    Bientôt la maman se lève et la copine bernache qui arrivait, qui doit, je suppose, être le papa ou une super nounou regarde de plus près les petits enfants dont deux ont la tête plongée dans l’eau, prête à intervenir :

    bernache tete barree regard

    Sont-ils bien tous là ? Pourvu qu’il ne leur arrive rien, en tout cas elle observe de près ce qui se passe.

    Je suis assez loin pour ne pas les déranger. Mais une fois réveillée, la mère comme tous les animaux de la nature, ne peut s’empêcher d’être inquiète et de surveiller les alentours :

    bernaches tete barree

    Comme je suis curieuse, je voulais vraiment savoir combien de bébés se cachaient tout à l’heure sous son aile. Ils sont donc trois bébés. Je ne peux pas m’empêcher d’être attendrie quand je vois cette scène.

    bernache tete barree surveillance

    Et comment ne pas finir cette série sans vous mettre une photo d’un des petits :

    bébé bernache tete barree

    Craquant non ?

    Si vous voulez réussir ce style de photo, il vous faut un gros téléobjectif, il est d’ailleurs interdit d’approcher de près des nids des oiseaux, le téléobjectif est donc la seule solution pour respecter la loi et la nature. Je trouve ça tout à fait naturel, il faut préserver la nature et éviter tout abandon du nid ou des petits en faisant peur au parents.
    Il ne faut pas hésiter à vous allonger au sol et à ramper en approche souple et discète, peu à peu. La réussite de photos d’animaux tient en grande partie d’être placé à leur hauteur.

    Les photos ont été prises avec le réflex Canon 40D et le 100-400 L IS USM

    Ces photos comme celles de tout le site et le blog ne sont pas libres de droits, vous ne pouvez donc pas les utiliser sans autorisation écrite de l’auteur.

    Vous remarquerez que j’ai joué sur l’ouverture pour flouter le fond afin de donner plus de douceur à ces scènes attendrissantes. Il est toujours bon de rendre le fond flou, cela permet de mettre en évidence le sujet principal de la photo. De plus si le fond est omogène la photo est encore plus jolie. Si j’avais pris ces photos à F/11 on aurait pas du tout eu le même résultat.

    Si un sujet est en mouvement, pensez aussi à laisser de l’espace devant le regard, si vous lui mettez le regard trop près du cadre dune part ça coupe la notion d’espace à parcourir et d’autre part on a un peu l’impression que le sujet butte contre un mur (le bord du cadre). Dans le cas d’un sujet de profil par exemple on va donc décentrer le sujet et le cadrer plus à gauche ou plus à droite et non en plein milieu de la photo.
    Cette notion n’est pas valable que pour les êtres vivants, elle sera tout aussi valable pour une voiture ou un bateau qui se déplace. Si vous le mettez en plein milieu on aura l’impression que le bateau est à l’arrêt. Si vous laissez plus d’espace en avant du bateau qu’à l’arrière de celui-ci on aura la notion qu’il se déplace.
    Pour les êtres vivants, pensez à intégrer un mouvement dans l’image qui indiquera à celui qui regardera la photo que c’était un moment d’action de votre sujet.

    Le mouvement : difficile sur une photo figée de rendre parfois le mouvement, pourtant sur la première photo, vous n’aviez pas besoin que je vous dise que la bernache était en train de marcher. Le simple fait d’avoir saisi l’attitude au moment où l’une des pattes est en l’air transmet au cerveau le fait que l’animal bouge. Il faut donc faire attention à ces détails lorque vous prenez vos photos, prenez le temps, réfléchissez à ce que vous voulez transmettre.
    Ici ce sont des oiseaux mais cela serait la même chose pour tout autre reportage lorsque vous voulez montrer plusieurs photos sur le même sujet, il faut essayer de ne pas tout dévoiler tout de suite, créer un petit suspens et essayer d’intégrer dans vos photos une suite logique.
    La première photo doit être une « accroche », elle doit vous donner envie de voir la suite. Au milieu vous procédez un peu comme une histoire que l’on raconte et vous faites connaissance avec les évènements.
    En principe on essaie de mettre en fin une jolie photo qui soit plus marquante que les autres.


    2 responses to “Rencontre avec les Bernaches à tête barrée”

    • géniale cette série ! et très attendrissante avec ces « jeunes ». Un gros coup de coeur pour la 4 :)


    • pepite

      Merci Olivier :-)

      Moi ce sont toujours les bébés qui me font craquer donc c’est la dernière que je préfère, mais tu as raison j’aime bien la 4 aussi, elle est très parlante .


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