• Robert Doisneau, le tableau

    robert-doisneau-un-flic-devant-la-vitrine


    On connaît tous Doisneau pour son sens de l’humour en plus d’être un peintre de son temps, oui je dis peintre comme photographie qui signifie « Peindre avec la lumière ». Doisneau est un photographe irremplaçable tant il a su dépeindre son époque. Joueur aussi : là il s’est caché dans une galerie de peinture pour prendre les expressions des passants et on se régale !

    Allez c’est parti ou plutôt on continue ;-)


    robert_doisneau_ravi


    Hé hé content le monsieur ;-)


    robert_doisneau_fumeur


    Quels coquins ;-)

    Ohhhhh :


    robert_doisneau_ohhh


    Je la trouve excellente celle là !


    Restons caché :


    doisneau_je_me_cache

    On dira que les fleurs sont pour sa mère hein ;-)

    Et lui il en pense quoi ?

    galerie-romi_femme_nue


    C’est pas bien de faire ça :


    doisneau_c_pas_bien


    Vous regardez quoi ? :


    Robert-Doisneau-Tableau-de-Wagner-dans-la-vitrine-de-la-Galerie-Romi


    Et la dernière de la série :


    robert_doisneau_le_tableau_romi


    S’entrainerait-elle à prendre la pose ?


    Allez encore une petite dernière, qui n’a rien à voir avec le tableau de Wagner, mais puisque c’est l’été, et que les quais de Paris vont être transformés comme chaque année en « Paris-Plages * » une petite photo du temps ou cela n’existait pas encore mais où les parisiens en profitaient tout de même :


    paris-plage_1946


    Je la trouve géniale cette photo, à notre époque on imagine immédiatement la même scène avec un téléphone portable ou une tablette, rien n’a changé sauf le progrès.


    Ahhh « la photo de rue » comme on l’appelle, pas facile à réaliser mais Doisneau avait un don incroyable pour saisir les expressions et les scènes de vie et pourtant il n’avait pas à son époque les moyens technologiques que nous avons. Il faisait partie du mouvement « Photographie humaniste » que l’on appelle maintenant « Photo de rue ».

    Robert Doisneau est né le 14 avril 1912 à Gentilly (92) et est mort le 1er avril 1994 à Montrouge (92).

    Il étudie les Arts graphiques à l’École Estienne et obtient son diplôme de graveur et lithographe en 1929.

    Un an plus tard, il intègre l’Atelier Ullmann en tant que photographe publicitaire. En 1931, Robert Doisneau rencontre Pierrette Chaumaison avec qui il se marie trois ans plus tard ; il devient cette même année l’opérateur d’André Vigneau avec lequel il découvre la « Nouvelle Objectivité » photographique.

    En 1932, il vend son premier reportage photographique, qui est diffusé dans l’ Excelsior.

    En 1934, le constructeur automobile Renault de Boulogne Billancourt (92), l’embauche comme photographe industriel, mais, du fait de ses retards successifs, il se fait renvoyer cinq ans plus tard, en 1939.

    Désormais sans emploi, Robert Doisneau tente de devenir photographe illustrateur indépendant. Il rencontre, peu avant le début de la seconde guerre mondiale, Charles Rado, fondateur de l’agence Rapho. Son premier reportage, sur le canoë en Dordogne, est interrompu par la déclaration de guerre et la mobilisation générale.

    Après la Seconde Guerre mondiale, Robert Doisneau devient photographe indépendant en intégrant officiellement, dès 1946, l’agence de photographie Rapho.

    Il se met alors à produire et à réaliser de nombreux reportages photographiques sur des sujets très divers : l’actualité parisienne, le Paris populaire, des sujets sur la province ou l’étranger.

    Certains de ses reportages paraîtront dans des magazines comme Life, Paris Match, Réalités, Point de vue, Regards, etc.

    Il travaillera un temps pour « Vogue », de 1948 à 1953 en qualité de collaborateur permanent.

    Doisneau est « un passant patient » qui conserve toujours une certaine distance vis-à-vis de ses sujets. Il guette l’anecdote, la petite histoire. Ses photos sont souvent empreintes d’humour mais également de nostalgie, d’ironie et de tendresse.

    Robert Doisneau travaillait sur Paris, ses faubourgs et ses habitants en saisissant chaque instant de leur vie : artisans, bistrots, clochards, gamins des rues, amoureux, bateleurs, etc. Il enregistra pendant près d’un demi-siècle des milliers de portraits du petit peuple de Paris.


    Rappelons qu’une bonne photo est d’abord, un bon sujet, un bon cadrage, une bonne lumière, qu’importe le pinceau du peintre, c’est avant tout l’oeil du photographe qui fera une photo qui parle et nous interpelle.

    __________________________________________________________________

    Voir aussi d’autres photos de Doisneau (cliquez sur le lien) :

    ► Doisneau

    __________________________________________________________________

    * Note à propos de Paris Plages :

    Paris Plages (créé en 2002) fait peau neuve pour sa 16e édition et revient avec un nouveau concept : des plages qui ne compteront pas un seul grain de sable.

    «Paris Plages demeure mais Paris Plages change», a prévenu Bruno Julliard, 1er adjoint à la Mairie de Paris chargé de la culture et du patrimoine, ce mercredi matin. Et c’est en effet sous un autre jour que l’événement estival emblématique de la capitale débutera, le 8 juillet prochain.

    Si les bords de Seine seront habillés, comme les années précédentes, de différentes plages, de centaines transats et d’une cinquantaine de palmiers, il n’y aura en revanche pas un seul grain de sable à l’horizon du fleuve parisien. Paris Plages fait ainsi peau neuve pour sa 16e édition et revient avec un nouveau concept : celui des plages sans sable.

    Fini donc les 3 500 tonnes de sable acheminées sur les bords de Seine, chaque été. Cette année, les rives droite et gauche du fleuve parisien seront jonchées de plages d’herbe, de bois et de pavés

    La durée de Paris Plages augmente, elle aussi : l’événement ne durera plus 6 semaines mais 8 semaines, et se terminera ainsi le 3 septembre.

    De quoi prendre des photos sympa et peut-être originales si vous habitez Paris (attention quand même aux vols sur Paris, les pickpockets guettent !).


    4 responses to “Robert Doisneau, le tableau”


    • pepite

      J’adore les quatre premières et la dernière de mon article ;-)

      Je vous referai encore un autre article sur Doisneau un peu plus tard mais vous pouvez vous régaler avec ces deux premiers articles. Pour moi ce photographe reste un génie.

      Personnellement j’ai toujours du mal avec la photo de rue, pourtant j’adore mais le fait de viser quelqu’un dans la rue avec mon boîtier me met mal à l’aise.


    • pepite

      Et celle-là ça ne vous rappelle rien (même si c’est d’une autre époque) ?

      auto

      Ohhhh Ce n’est pas bien ça !

      J’ai grandi en ville et ils nous est arrivé quand nous étions petits de le faire, sonner à la porte d’une maison et partir en courant !

      Pas bien du tout ça !!!!!
      ____________________________

      C’est l’époque du tourisme donc soyez attentifs surtout sur Paris

      Je reviens sur Paris Plages et Paris en général surtout sur les lieux touristiques à propos des pickpockets :

      Jusqu’à 26 000 policiers sont déployés cet été sur les lieux touristiques de Paris dans le but de combattre le fléau de pickpockets mais prudence tout de même.

      « En général, ce sont des délinquants d’habitude qui vivent de cette activité, explique Muriel Sobry, commissaire du 8e arrondissement de Paris. Ils se spécialisent, ils s’adaptent [...] à leur environnement. Ils s’adaptent aussi à l’activité et à la détection policière ». « Ce sont des voleurs chevronnés », généralise-t-elle.

      Plusieurs membres de la brigade anticriminalité travaillent incognito pour ne pas être repérés par les pickpockets. « Le but, c’est d’être vraiment comme les usagers [du métro] et de ne pas ressembler à un policier en civil. Leur but [aux pickpockets], c’est de se fondre dans la masse. Nous aussi. Ce sera à celui qui le repérera le premier », résume le lieutenant Joffrey Le Bon.

      Un des trucs les plus fréquemment utilisés par les voleurs est celui de faire signer une fausse pétition aux touristes peu méfiants. Alors que l’attention de la victime est détournée par un des pickpockets, les complices en profitent pour mettre la main dans ses poches et tout prendre. Comme c’est souvent le cas, la victime ne s’aperçoit de rien.

      Les policiers saisissent régulièrement ces fausses pétitions, mais les voleurs sont souvent relâchés, puisqu’ils sont généralement des mineurs et qu’ils sont rarement accusés.

      Gare aux voleurs dans le métro

      Le métro est le terrain privilégié des pickpockets. Ils utilisent souvent les escaliers roulants pour faire les poches de leurs victimes. Quelques complices provoquent une bousculade qui permet de distraire leur victime, révèle le policier Sébastien Cueille.

      La patrouille du métro est confiée à une équipe spécialisée, la Brigade des réseaux ferrés (BRF).

      Des agents du centre de contrôle repèrent sur les caméras surveillance les personnes avec un comportement suspect. Les policiers de la BRF sont dépêchés sur place pour prendre le voleur sur le fait et procéder à son arrestation. Les agents de la BRF suivent de loin leur suspect, opèrent sans radio et communiquent avec le centre de coordination par téléphone, pour éviter de se faire repérer.

      « On ne croise jamais les yeux d’un voleur. On regarde vraiment ses mains parce que ce sont ses mains qui travaillent », précise Ismïla Sarr, un gardien de la paix.

      Si l’extrême discrétion et un oeil exercé permettent aux milliers d’agents de la BRF de freiner le fléau du vol à la tire en France, la vigilance des usagers demeure probablement leur meilleure protection contre la subtilisation de leur porte-monnaie.

      Je me suis fait voler à Paris il y a quelques années un appareil photo dans la poche de ma veste qui pourtant fermait avec une fermeture éclair ! J’étais dans le quartier Saint-Michel/Notre Dame, lieux privilégiés des voleurs. Pourtant je me méfiais mais je n’ai rien senti ! Heureusement je n’emporte jamais un boîtier de valeur dans les lieux à risque.
      On est jamais trop prudent dans les grandes villes.

      _______________________________

      36 degrés dans mon jardin en pleine campagne je n’ose pas imaginer la température pour ceux qui habitent en ville et/ou ceux qui sont dans le sud !


    • Jojo

      Sympa cet article sur Doisneau ! Un sacré coup d’oeil ! Je reste fan de la fameuse photo du baiser de l’hôtel de ville, même si il y a eu polémique par la suite.


    • pepite

      Oui moi aussi c’est d’ailleurs pour ça que je l’avais mise en premier dans l’article précédent, j’aime bien aussi la seconde de l’article précédent et la photo des statues. Il y en a tellement que j’aime chez Doisneau !


     Leave a reply