• Les splendides photos de Mircea Bezergheanu avec son Olympus E-M1

    olympus_e-m1_II


    L’ancien ambassadeur Nikon a mis fin à sa collaboration avec Nikon, il cherche alors un hybride et cinq jours plus tard il se retrouve avec un Olympus E-M1 II et un équipement complet. A ce moment là il dit : « Pour être honnête, je ne donnais pas trop de chances au nouveau système. Ma pensée conservatrice ne me permettait pas de concevoir qu’un petit capteur puisse être meilleur qu’un grand capteur. »

    Il nous dit aussi ce que l’on entend encore parfois de la part de possesseurs de reflex : « Juste plusieurs mois avant cela, j’étais plein d’ignorance en me moquant et en riant chaque fois que j’entendais parler de systèmes sans miroir. »

    Après avoir testé l’Olympus E-M1 II il à changé d’avis : « Dans l’ensemble, je suis content, maintenant j’ai une solution professionnelle qui me va permette de faire ce que je fais le mieux : des photos ; Aussi bien et le mieux que je peux le faire. L’appareil photo n’est qu’un outil; La seule chose qui compte à la fin est ce qui se cache entre le viseur et l’arrière de votre tête ».

    Pour son test il a utilisé les objectifs suivants :

    • Olympus 8 mm fisheye
    • Olympus 7-14mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 12-40mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 40-150mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 25mm f / 1.2 PRO
    • Olympus 75mm F / 1.8
    • Olympus 12-100mm f / 4 PRO
    • Olympus 300mm f / 4 PRO
    • Olympus 30mm f / 3.5 macro
    • Macro Olympus 60mm f / 2.8


    Je vous ai traduit une partie de son article (en anglais) : « Mes méthodes de test consistent à remettre en question le système pour capturer des photos dans différentes conditions météorologiques, Du gel et de la neige dans les montagnes aux déserts ou aux environnements poussiéreux chauds qui se trouvent dans les volcans des Canaries.En essayant de ne pas comparer ce système avec le précédent, j’étais vraiment curieux de voir quel était l’inconvénient de passer à un système de capteurs plus petit. J’ai été très surpris de constater que, en fait, je gagnais plus et ne perdais rien. Permettez-moi de vous montrer ce que j’ai gagné jusqu’ici … »

    Il insiste sur le système d’empilement d’images à mises au point variables ce qui n’est aucunement possible avec un reflex : »

    Les objectifs suivants supportent l’empilement Focus directement dans le boîtier :

    • Olympus 12-40mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 40-150mm f / 2.8 PRO
    • Olympus 300mm f / 4 PRO
    • Macro  Olympus 30mm f / 3.5
    • Macro  Olympus 60mm f / 2.8

    Je vous conseille de lire son article et de regarder les photos qu’il a prises, whaouuuu en voilà un qui sait tirer le maximum de son boitier et les images sont carrément splendides, rien que pour le plaisir de l’oeil, je vous donne le lien :

    ► MIRCEA BEZERGHEANU

    L’article est vraiment très intéressant à lire comme à voir et il donne beaucoup d’explications sur les principales qualités du boitier.

    Je ne suis pas sûr que Nikon apprécie son article mais en tout cas il prouve bien que nos hybrides sont largement à la hauteur des reflex. surtout que l’on a le choix de taille des capteurs pour les hybrides entre Panasonic et Olympus en micro 4/3, entre Sony, Fuji et Canon en APS-C et Sony en full frame. Nul doute que son article va faire passer quelques photographes chez Olympus ou vers les autres hybrides.

    Attention, on a là un photographe de génie mais qui est surement sponsorisé par Olympus et la beauté des images est due avant tout au photographe. Ayant moi-même un Olympus j’en connais aussi les défauts et en dehors des menus très fouillis (mais auxquels on fini par d’habituer), il y a sur certaines images quelque chose qui me gêne énormément et peut gâcher une très belle photo : les lisérés blancs sur certains contours. Je pensais que cela aurait été corrigé sur le haut gamme d’Olympus mais en scrutant les image de Mircea Bezergheanu je m’aperçois qu’il n’en est rien, exemple :


    liseres_blancs_0431_600


    En petit ça passe encore mais voilà un crop :


    liseres_blancs_0431_crop


    Pour moi ça c’est insupportable ! Les liserés blancs le long du visage et principalement de la gorge et des bras (sans parler des jambes), c’est pour moi une photo qui partirait direct à la poubelle. Et on retrouve aussi parfois ces liserés blancs sur les paysages par exemple avec la ligne de l’horizon à la limite ciel terre. Ou sur le contour des falaises comme sur cette autre photo de Mircea Bezergheanu :


    e-m1_II  liserés blancs


    Voilà une photo qui aurait pu être superbe et qui est gâchée par ces liserés sur le côté gauche de la photo, grrrrr

    Le crop :

    e-m1_II_crop liserés blancs


    Alors malgré les énormes qualité des boîtiers Olympus je continue de préférer nettement mes hybrides Sony mais c’est juste un avis personnel. Et cela dit il n’y a pas ce genre de souci sur toutes les photos heureusement, mais si je veux vraiment assurer sur une photo que je ne pourrai pas reprendre, je me servirai d’un de mes Sony.



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    Voir aussi (cliquez sur le lien) :

    Olympus OM-D E-M1 II

    Objectifs fixes et zooms pour micro 4/3


    8 responses to “Les splendides photos de Mircea Bezergheanu avec son Olympus E-M1”


    • pepite

      Voilà de quoi convertir les derniers photographes qui restaient crédules face aux hybrides ;-)


    • Corbes

      Ce liseré blanc résulte sans doute d’un post-traitement exagéré. Personnellement, je n’ai jamais constaté un tel défaut sur mes images, du moins en filmant en RAW (ce que je suppose que fait ce photographe). En JPEG, on peut avoir cela si l’on ne règle pas correctement l’option « netteté ».

      En RAW dans Lightroom, même en accentuant un peu la netteté, je n’ai jamais constaté un tel rendu, même en cop à 100%.


    • pepite

      Il a pris ses photos en Raw comme il le dit dans l’article, et moi je l’ai constaté sur des photos sortant directement du boîtier (Olympus E-M5 II pour ma part), sans aucun post-traitement. Heureusement c’est rare mais assez pour ne pas faire une confiance totale au boîtier.

      Je pense qu’il y a effectivement à l’intérieur du boîtier une « accentuation des contours » en interne qui provoque ce genre de chose dans certains cas.

      Cela n’empêche pas cet appareil d’être un excellent boitier et les photos qu’il montre de certaines paysages et en macro et sur l’animalier sont extraordinaires.


    • pepite

      Regardez quand même bien toutes ses photos jusqu’au bout, c’est très rare de voir un photographe qui réussi aussi bien sur tous les sujets. Rien que pour le plaisir des yeux ça vaut vraiment le coup !
      Nikon a perdu un sacré photographe et pour Olympus c’est une sacrée pub ;-)


    • Corbes

      Désolé, Pépite, mais à ce point, c’est tellement caricatural que ça ne peut venir que du post-traitement ! Aucun fabricant d’appareil ne laisserait un tel défaut sur une de ses productions !

      L’apparition d’un tel liseré est quasi inévitable quand on veut pousser à fond une augmentation de contraste et/ou de « netteté » (contraste local) en post-traitement dans une image. Certes, ça donne des images spectaculaires avec un super « peps », mais il y a toujours un prix à payer !!!

      Quand au talent quasi universel du photographe, d’accord avec toi, chapeau bas !!!!

    • j’suis assez d’accord avec Corbes , ça ressemble à traitement poussé de la netteté de l’image en JPEG.


    • Espresso

      Je suis entièrement d’accord avec Corbes pour obtenir des images comme ça, il a du pousser les curseurs…
      Aujourd’hui ce que beaucoup demandent comme moi d’ailleurs, ce sont des boitiers sans d’énormes post-traitements, si c’est pour passer un temps fou derrière le pc à corriger et jongler avec plusieurs logiciels pour avoir un tel résultat, non merci.

    • Bonjour !

      Parmi d’autres je possède un E-M5 depuis quelques années et je n’ai JAMAIS eu de tels liserés sur mes images prises en raw. C’est impossible !

      Les réglages de base du logiciel de traitement d’image utilisé par les uns ou les autres sont peut-être trop… flatteurs. (Je rappelle qu’on ne peut pas afficher une image brute sur un écran, celle qu’on voit est a donc déjà été traitée !) Pour ceux qui photographient en jpeg on peut limiter ce défaut dû à l’accentuation en diminuant la netteté dans l’appareil, quitte à la rajuster en post-traitement.

      J’utilise à présent exclusivement Darktable pour sa qualité de traitement. Et j’ai fini par trouver un réglage de base satisfaisant pour chacun de mes boîtiers, tant en jpeg qu’en raw, ce qui fait que le plus gros de mon travail c’est le tri et le catalogage… ;-)

      Cela dit, et selon l’usage auquel est destiné l’image, ces liserés ne seront pas forcément gênants. Je rejoint la personne qui a fait remarquer la qualité des images présentées. C’est en effet ça qui compte : l’émotion et le plaisir de regarder l’image. Et puis avec les appareils récents la technique passe de plus en plus au second plan. Sur un tirage en A3, personne ne peut voir le matériel utilisé, ni si ça vient d’un bon vieux Nikon F90 ou du dernier boîtier à 50 Mpx… et si la photo est belle, on se foutra magistralement d’un peu de liseré !

      Autrefois – que le temps passe ! – on ne parlait pas d’accentuation mais d’accutance (c’est en fait caïman pareil) et on en glosait bien sûr à qui mieux mieux. Rien n’a changé, au fond.

      Mais voilà qui devrait mettre tout le monde d’accord : certaines des plus belles images de Cartier-Bresson ne sont pas spécialement nettes…


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