• Un tout petit tour en Bretagne

    landavran_bretagne


    Une petite photo souvenir prise au réveil alors que la brume matinale bien épaisse au départ commence à se lever.

    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur f/8 au 1/800ème de seconde à 800 iso, (j’avais oublié de redescendre en sensibilité, pas bien réveillée encore ! ) avec le 9-18mm Olympus à la focale de 9mm (équivalent 18mm). Ça manque forcément de netteté avec la brume.


    Allez une petite photo de ma fidèle Lady, pas top mais je la trouve drôle ;-)

    Comment s’asseoir sur des marches quand on est un grand chien :


    lady_assise


    Vivement que ma maîtresse revienne, je me mouille les fesses moi !

    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur F/5.6 au 1/40ème de seconde à 200 iso.

    Ah ? Te voilà, c’était bien ? On y va ?


    Lady_marrante


    Je l’avais attachée à une rambarde le temps de visiter l’Église de Rochefort en Terre.

    Bon d’accord elle a l’air d’un sac à patates mais elle m’a fait rire quand je l’ai vue assise comme ça, comme pourrait le faire un humain.  Pas vraiment élégante là mais trop drôle.

    Comme on parlait de l’Église de Rochefort en Terre, voilà quand même un joli vitrail :


    vitrail_rochefort_en_terre


    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur F/5.6 au 1/200ème de seconde à 200 iso. Focale 45mm avec l’objectif 14-150mm Olympus.

    Les maisons typique de Rochefort en Terre :


    maison_rochefort


    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur F/8 au 1/1000ème de seconde à 200 iso, focale 14mm avec le 9-18mm.

    Le village élu « Village préféré des Français » en 2016 reste très agréable malgré toutes les boutiques de souvenirs et antiquaires à la pelle dans la rue principale. Ce n’est pas cependant pas mon lieu préféré, je préfère les villages moins « usines à touristes ».

    Si vous vous garez en centre ville sur la place, vous y verrez une curiosité, devant une maison trônent deux pompes à carburant d’un autre âge :


    pompes


    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur F/8 au 1/80ème de seconde à 200 iso, focale 17mm avec le 9-18mm Olympus.


    Pas grand chose à se mettre sous la dent au niveau des photos mais quand même une image sympa du château de Vitré :


    chateau_Vitre


    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur F/7.1 au 1/1600ème de seconde à 400 iso. J’apprécie vraiment d’avoir acheté le 9-18mm Olympus pour des prises de vues d’une telle largeur, ici focale 9mm (équivalent 18mm). Et encore, avec un 7mm j’aurai eu la tour de droite en entier.


    Pour terminer une jolie maison de Vitré :


    maison_vitré


    Olympus E-M5 II en mode priorité ouverture réglée sur F/7.1 au 1/500ème de seconde à 400 iso (focale 9mm).

    Comme à Angers (dans le Maine-et-Loire) ou à Honfleur (normandie) que j’avais visité précédemment on y voit beaucoup de toitures en ardoises ainsi que des parties de façades aussi protégés par de l’ardoise, la région étant assez pluvieuse les murs sont ainsi mieux protégés.

    Il s’agit de créer une façade en fixant des ardoises (similaires à celle des toitures) aux murs. L’esthétique est très classique et traditionnelle et fait immédiatement penser à des écailles. Cette solution façade est cependant à réserver aux plus fortunés.

    Cette utilisation est principalement traditionnelle peut être imposée pour certaines demeures classées monuments historiques.

    On le sait peu mais l’ardoise est un matériau qui se travaille très facilement, et qui, par conséquent, peut se graver avec beaucoup d’aisance. On trouve aussi de nombreuses plaques commémoratives ou professionnelles en ardoise.

    Une très jolie ville que je retournerai certainement voir par plus beau temps.

    Comme j’étais invitée à un anniversaire je n’ai pas eu le temps de beaucoup visiter mais j’ai passé 4 jours très agréables malgré le temps nuageux.


    4 responses to “Un tout petit tour en Bretagne”


    • pepite

      J’ai bien aimé mon petit voyage, malheureusement le temps était pourri. J’ai revu Rochefort en Terre que je connaissais déjà mais sans la foule de touristes en ce mois d’octobre. Au retour je me suis arrêtée à Rennes que je ne connaissais pas mais je ne suis pas restée longtemps. Trop grande ville, trop de monde et temps bien gris, pas top. Puis Vitré… Ahhhh ça c’est une ville à visiter si vous passez par là. Pleine de charme, j’ai beaucoup aimé.


    • pepite

      A propos de l’ardoise, en 2014 :


      Clap de fin pour les Ardoisières d’Angers après six siècles d’exploitation


      auto

      La fine ardoise angevine, c’est fini. A Trélazé (Maine-et-Loire), la fermeture de la dernière mine, celle des Ardoisières d’Angers (groupe Imerys), marquera fin mars 2014 l’épilogue de six siècles d’extraction de cette pierre schisteuse, un produit haut de gamme vanté pour son gris bleuté.

      Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a confirmé que l’exploitation de la mine n’était plus viable en raison de l’épuisement du gisement. Cet avis confirme celui d’Imerys, qui avait annoncé, le 25 novembre dernier, le projet de fermer ce site.

      La mine emploie 153 salariés. Ils étaient encore 2.000 au début des années 1980.

      Au-delà du manque de réserves, la direction mentionne une baisse de la qualité de la pierre bleue restante. Au cours des dix dernières années, 3.000 mètres de galeries ont été creusées et près de 10.500 sondages effectués près des gisements actuels, mais sans résultat.

      En dépit de ces investissements, la production est passée de 6.300 tonnes en 2012 à 3.500 tonnes l’année dernière. Depuis 2008, le rendement s’est réduit de moitié, à 2,8 %, tandis que le coût de production d’une tonne passait de 860 euros en 2005 à 2.000 euros. « La situation financière de l’entreprise s’est détériorée », expose Imerys. La perte d’exploitation approchait les 5 millions d’euros en 2013, sur un chiffre d’affaires de 12 millions. Sur les exercices 2011 et 2012, la perte nette cumulée atteignait 7,5 millions d’euros.

      Les toitures du château de Fontainebleau et celles des Invalides eussent été refaites avec de l’ardoise canadienne.

      Selon Imerys, 90 % de l’ardoise vendue en France provient maintenant de mines ouvertes en Espagne.

      La fin de la mine a cependant provoqué un certain émoi à Trélazé, faubourg populaire d’Angers. Dans certaines familles, on était mineur d’ardoise de père en fils, depuis des générations. La mine laisse en outre une vaste emprise de 130 hectares.

      Extrait d’un article paru en 2014 dans « Les Echos ».


      Extraction de l’ardoise :

      auto


      Que deviennent les ardoisières d’Angers ?


      Petite histoire de l’ardoise angevine Bien qu’exploitée depuis le Moyen Age, c’est au XIXe siècle que l’extraction des ardoises a pris son essor, d’abord à ciel ouvert puis en chambre souterraine. En 1891, le regroupement des plus gros producteurs d’ardoise marque la naissance de la Société des Ardoisières d’Angers.

      A l’origine utilisée comme matériau de construction comme c’est le cas pour les murailles du château d’Angers, l’ardoise d’Angers, plus raffinée que la tuile est reconvertie en matériau de couverture. Elle recouvre ainsi les toits du Château de Versailles.

      Du fait notamment d’un appauvrissement des gisements, la production d’ardoise angevine a été largement réduite alors que les coûts de production explosaient au début du XXI siècle. Aujourd’hui, près de 90% des ardoises vendues en France proviennent d’Espagne où elles sont encore extraites à moindre coût dans des mines à ciel ouvert.

      La dernière mine d’ardoise en activité en France, les Ardoisières d’Angers-Trélazé, a fermé en mars 2014 après 6 siècles d’exploitation des gisements réputés pour leur qualité et leur couleur gris bleuté.

      En partie réhabilité, l’ancien site ardoisier de Trélazé accueille désormais un grand parc de près de 100 hectares classé au patrimoine remarquable de l’Anjou.
      Source : angers-pratique.fr/

      C’était à Trélazé, aux portes d’Angers, qu’avait ouvert en 1406 à Tirepoche (ou Tire-Poche) la première carrière à ciel ouvert d’extraction de l’ardoise.


      L’ardoise est une roche métamorphique qui s’est formée dans de fortes conditions de pression et de température. Elle appartient à la famille des schistes à l’intérieur de laquelle elle se distingue par la qualité de son grain, très fin, et sa fissilité. Ces propriétés font qu’on peut l’utiliser comme matériau de couverture.

      L’ardoise est résistante et sa couleur peut varier du blanc au noir, en passant par toutes sortes de gris, de rouges sombres et de verts.

      Exemple de travail de décoration de toit avec des ardoises de plusieurs couleurs :

      auto


      L’ardoise de couverture peut être droite (rectangulaire) ou en forme d’écaille.

      Exemple de pose sur une toiture, en mode rectangulaire et en forme d’écaille :

      auto

      auto

      Son épaisseur varie de 3 à 9 mm. Entre 20 et 40 mm, il s’agit de lauze, autre schiste plus massif et moins cisaillé. La pose à l’ancienne est la pose au clou, fin XIXe siècle apparaît la pose sur crochet.

      Composition chimique moyenne de l’ardoise angevine :
      silice 50 %
      alumine 30,1 %
      oxyde de fer 8 %
      magnésie 2,3 %
      potasse 3 %
      soude 1,3 %
      eau 3,3 %
      divers 2 %

      L’ardoise angevine s’est formée il y a 460 millions d’années, à l’ordovicien et est issue de la transformation d’argiles océaniques compactées, peu à peu métamorphisées en schiste très pur.

      auto

      La durée de vie d’une ardoise est de 70 ans à 300 ans. La qualité du gisement, le type d’extraction (machine ou main) et bien sûr l’épaisseur, le type de pose (sur crochet ou cloutée), le pureau, ont une incidence sur cette durée. Il n’y a pratiquement pas d’entretien (démoussage) sur les ardoises.

      Dans le domaine de la construction, l’ardoise ne se contente plus de couvrir les toits mais sert aussi en parement protecteur et en dallage.

      L’ardoise fut largement utilisée sous forme de plaque mince en tant que support d’écriture effaçable : Les tableaux en ardoise dans les anciennes écoles et les petites ardoises sur lesquelles ont écrivait à la craie.

      auto

      Elle s’utilise également en aménagement intérieur comme dallage ou comme plan de travail en cuisine ou salle de bains.

      Dans la fabrication des billards, la table comprend une (ou plusieurs) plaque en ardoise assemblée sur un châssis métallique. Cette ardoise est rectifiée, opération de précision qui ajuste le plan au 20e de millimètre (gage de qualité du billard). Aucun autre matériau n’a pu remplacer à ce jour l’ardoise pour la qualité du roulement. La densité et l’effet de masse évitent les déformations de la table dans le temps.

      À Saint-Marc-du-Lac-Long, au Québec, se trouve la plus importante ardoisière exploitée en Amérique du Nord, à ciel ouvert, comparable aux exploitations françaises.


    • Dom

      Merci pour la balade…
      Dom


    • pepite

      Coucou Dom :-)

      Dommage ce temps je serai bien restée plus longtemps et si j’avais pu j’aurai visité un peu plus le coin, j’aurai bien revu Questembert, le chateau de Suscinio et la côte de Saint Gildas de Rhuys à Damgan puis j’aurai poussé jusqu’au Finistère te dire un petit bonjour. Ce sera pour une autre fois, peut-être au printemps. Il y a tant de choses à voir et à revoir dans toute la Bretagne, il faudrait y rester deux mois ! J’aimerai bien.


     Leave a reply